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5% de la population française atteinte par la pollution

jeudi 19 avril 2012, par Guillaume Jan

Quatre ONG ont lancé une alerte au Sénat et tenté de sensibiliser les candidats à la présidentielle aux catastrophes sanitaires

« Il y a urgence à agir, on ne peut pas continuer de constater l’augmentation des cancers et des maladies chroniques sans rien faire  ». C’est la conclusion qu’a fait André Cicolella, toxicologue et président du Réseau Environnement-Santé, avant d’interpeller les candidats à la présidentielle (ou, plus exactement, leurs représentants) sur les liens entre notre modèle de développement et l’augmentation alarmante des maladies environnementales émergentes (MEE). Ce lundi 16 avril 2012, au Sénat, quatre ONG avaient listé vingt-cinq propositions visant à limiter les prochains scandales sanitaires et les confrontaient aux positions écologiques de François Bayrou, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélanchon et Nicolas Sarkozy.

« On balance la technologie, on joue la montre, on prend les gens en cobaye »

Un chiffre, avancé par André Cicolella : 5 % de la population française est concernée par les MEE, ces maladies causées par la pollution engendrée par notre modèle de développement. « Les scandales sanitaires relèvent tous de la même typologie, ce qui montre qu’ils ne sont pas dus à de malheureux concours de circonstances mais qu’ils sont la conséquence d’un système, observe quant à lui François Veillerette, porte-parole de l’association de défense de l’environnement Générations-Futures. D’abord, une innovation technologique est lancée, souvent sans étude d’impact sanitaire car les bénéfices attendus prennent le dessus sur la précaution et les agences sanitaires font preuve d’une attitude complaisante avec les industries. Les premières mises en garde ne sont pas prises en compte et sont parfois même sanctionnées. Puis lorsque les preuves scientifiques s’accumulent pour démontrer la dangerosité de son innovation, l’industrie se met à fabriquer du doute, afin de faire durer le temps où elle engrange des bénéfices ».
Pour étayer son propos, le porte-parole évoque la les crises du Mediator, de l’insecticide Gaucho, ou encore du Bisphenol A. Dans chaque cas, le scénario déroulé se retrouve de manière troublante. Scénario identique aussi lorsqu’Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits, association qui milite contre les dangers liés aux téléphones portables, prend le micro pour détailler l’exemple des champs électromagnétiques. « On balance la technologie, on joue la montre, on prend les gens en cobaye, résume-t-il avec sa gouaille. A chaque fois, les lanceurs d’alerte sont décrédibilisé. Alors que la 4G va être mise sur le marché, nous réclamons une étude en amont ! »

« Nous devons vivre plus lentement »

Les quatre ONG se sont réunies pour « passer d’une logique de lanceurs d’alerte à une logique de proposition  », a repris André Cicocella. Avec, pour objectif, de stopper les dysfonctionnements du système de sécurité sanitaire, de réduire le pouvoir acquis par les lobbies économiques et de mieux assurer le principe de précaution pour sortir de ce cercle vicieux. Et éventuellement de faire voter un texte de loi allant dans ce sens. Interpellés à six jours du premier tour des présidentielles, les candidats ont tous été très bons pour déplorer la situation, beaucoup moins pour proposer des solutions concrètes. Nicolas Sarkozy, représenté par son ancienne ministre Chantal Jouanno, a encouragé l’interdiction des portables à l’école et une formation poussée à l’écologie dans les écoles. François Hollande voit dans l’écologie un nouveau marché économique porteur de croissance. Eva Joly, totalement en phase avec le discours des ONG, propose une révolution sanitaire, en passant d’une logique de soin à une logique de santé, avec notamment un plan contre les « maladies du mode de vie » (cancer des agriculteurs, obésité, diabète…). Enfin, Jean-Luc Mélenchon a argué qu’il pourrait reprendre point par point le texte présenté. « Au Front de gauche, nous voulons tenir compte de la crise écologique dans toutes nos actions politiques, a assuré Catherine Jouaneau, sa représentante. Nous devons vivre plus lentement, réduire les énergies carbonées et mettre en place des énergies alternatives et mettre en place une agriculture respectueuse qui se passe des intrants  ».


le 13 mai 2012 : 5% de la population française atteinte par la pollution

Je suppose que chez les ados le chiffre attient 95%, mais il s’agit de pollution nocturne.


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