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Alexandra Laignel-Lavastine attaquée par Le Figaro

lundi 17 août 2009, par Emmanuel Lemieux

Histoire. L’éthique d’une spécialiste de la Shoah a été remise en cause par l’article de Cécilia Gabizon du Figaro. L’universitaire a rédigé un droit de réponse avec les historiens Christian Ingrao, Guillaume Ribot et Jean Solchany. En attente de publication.

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Alexandra Laignel-Lavastine (portrait Gabriel pour L’Agence IDEA)

« Dégueulasse !  » Alexandra Laignel-Lavastine ne décolère pas depuis sa lecture du Figaro du 7 août 2009. Un article signé Cécilia Gabizon a fait sursauter les historiens critiques envers la méthodologie de recherche du prêtre Patrick Desbois sur la Shoah par balles. Le père depuis le mois de juin s’est vu attribuer bien à tort la paternité d’un texte antisémite et négationniste qui circule dans les paroisses, et voilà ce qu’affirme le papier de la journaliste : « Les soutiens du père Desbois soulignent que ce document fait suite à une première contestation des travaux de l’homme d’église, en mai dernier. »

Pour Alexandra Laignel-Lavastine ( auteur de « Cartea neagra, le Livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie 1940-1944 », Denoel ), très critique envers la démarche scientifique du Père Desbois, mais aussi des historiens tels que le directeur de l’Institut du Temps présent-CNRS Christian Ingrao (« Les chasseurs noirs  », Perrin), Guillaume Ribot (« Camps en France », FMD) et Jean Solchany («  L’Allemagne au XXe siècle »), c’est une diffamation et une construction intellectuelle qui pratique l’amalgame.

« (…) Cette insinuation est infamante. En outre, la journaliste met sur le même plan des délires négationnistes et des analyses scientifiques relevant de la critique historienne telle qu’elle se pratique quotidiennement dans le monde de la recherche en France et à l’étranger. Ces deux démarches diamétralement opposées se trouvent scandaleusement amalgamées sous le titre de l’article : « Un prêtre attaqué pour ses travaux sur la Shoah ».

En substance, les auteurs veulent à la fois préciser le caractère «  abject  » de tentative de discrédit de Patrick Desbois par la diffusion d’un texte dont il n’est pas l’auteur, mais aussi le rapprochement « injurieux et inadmissible établi dans l’article entre cette lamentable offensive négationniste d’une part et, de l’autre, les fortes réserves méthodologiques que nous avons pu formuler les uns et les autres sur les méthodes d’enquête de M. Desbois en Ukraine. »

Même dans la torpeur du mois d’août, la polémique autour des travaux du Père Desbois continue.


Repères :

Lire dans notre rubrique « Veille »


Par pffffle 27 septembre 2009 : Alexandra Laignel-Lavastine attaquée par Le Figaro

Juste parce que je ne peux m’en empêcher, et ce malgré le retard.
Vous écrivez dans votre article, "mais aussi des historiens tels que le directeur de l’Institut du Temps présent-CNRS Christian Ingrao (« Les chasseurs noirs », Perrin), Guillaume Ribot (« Camps en France », FMD) et Jean Solchany (« L’Allemagne au XXe siècle »)...
Ca devient du pur délire.
Guillaume Ribot est un photographe professionnel qui a publié un seul livre dans sa vie et ce à compte d’auteur.
Ca devient n’importe quoi. Tout est bon pour dénigrer. C’en est une preuve supplémentaire...


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