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Boris Vian

mercredi 8 avril 2009

Vian Boris

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Boris Vian, ingénieur de l’Ecole Centrale, écrivain, poète pataphysicien et musicien de jazz aurait 89 ans cette année. La république des lettres reconnaissante fête cette année, le cinquantième anniversaire de sa mort, une mort en l’occurrence très culturelle où s’entremêlent la littérature, la censure, le cinéma et la faute à pas de chance.

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Portrait dessiné : Darius

J’irai cracher sur vos tombes est un livre maudit de Boris Vian. Écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan et publié, en 1946, par les éditions du Scorpion, il est tombé sous le coup de la censure en 1949, pour atteinte aux bonnes mœurs. Violent, sexuel et cru, le roman raconte les aventures et la vengeance de Lee Anderson, un Noir à la peau blanche, quittant sa ville natale du sud des États-Unis, parce que son frère a été lynché pour avoir aimé une Blanche.

Le 23 juin 1959, Boris Vian doit assister à la première de J’irai cracher sur vos tombes, adapté au cinéma. L’écrivain pataphysicien avait lui-même écrit le scénario, avec Jacques Dopagne. Mais semble-t-il, les producteurs ont pris quelque liberté avec le texte et les intentions. Pour l’auteur, il s’agit là d’un film catastrophique, qu’il a déjà dénoncé par avance, souhaitant faire enlever son nom au générique. Quelques minutes après que la projection a commencé, Boris Vian s’écroule dans son fauteuil, victime d’une crise cardiaque qui l’emporte.

Près de 50 ans plus tard, la 3e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris condamne les sociétés Vega Productions et Opening à verser 50 000 euros de dommages et intérêts aux héritiers de Boris Vian pour avoir édité en DVD et sans leur accord le film J’irai cracher sur vos tombes. Le tribunal a jugé que les sociétés de production avaient « commis des actes de contrefaçon portants atteinte aux droits patrimoniaux » des ayants droit de l’écrivain, rappelant que « tout acte d’exploitation d’une œuvre de collaboration exige le consentement de tous ses coauteurs ou, après le décès de ceux-ci, de leurs ayants droit ». Depuis 1981, les héritiers n’ont accordé aucune autorisation de ce type. En 2009, on célébrera le cinquantenaire de la disparition de Boris Vian, petit génie multiforme.


Par H. Mathisle 26 février 2013 : Boris Vian

Le film de Michel Gast (pour ne pas le citer !), moins mauvais que la réputation qu’on lui a faite, a pourtant existé en vhs, chez un grand éditeur vidéo. Gardez vos cassettes !
Avec apparition de Monique Just en prime.


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