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Death Note, la manga qui excite les philosophes

jeudi 28 janvier 2010, par Arnaud Vojinovic

Tags : Japon , Manga

Alors que s’ouvre le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, on apprend, ce 28 janvier 2010, la mort par crise cardiaque d’un grand personnage de la manga. Celle de l’anti-héros Light Yagami qui met fin de façon tragique à une des manga les plus captivantes de la décennie.

Dès sa sortie la manga Death Note s’est faite remarquer par cette ambiance si particulière que l’auteur a su développer, à mi-chemin entre un thriller et un huis-clos très psychologique. Mais si l’intrigue bien ficelée et ses coups de théâtre (la mort du héros, le brillant « L », en est un exemple) vous donnent envie de dévorer les douze tomes, c’est la mise en perspective des notions de bien et de mal qui donne une autre dimension à ce manga.

Tout Dieu de la Mort possède un cahier dans lequel il est amené à inscrire le nom de ceux qui sont voués à mourir ; c’est le Death Note et il lui est personnel. Si rien n’est précisé auprès du nom, la victime meurt d’une crise cardiaque 40 secondes après que son nom ait été inscrit. Seules les personnes ayant touché un Death Note peuvent voir le Dieu de la Mort qui y est lié. Un humain peut renoncer au cahier, dans ce cas il perd tous souvenirs de ce qu’il a fait précédemment.

Le jeu de dupes des Dieux de la mort

Ryuk, un Dieu de la Mort, par ennui, laisse tomber son Death Note sur Terre. C’est un élève brillant, Light Yagami, qui trouve le cahier ; des consignes d’utilisation l’accompagnent. Light, élève particulièrement doué mais qui lui aussi s’ennuie ferme, voit tout de suite l’intérêt du cahier. Il va ainsi méthodiquement éliminer tous les criminels. Il rêve d’une société sans crimes. Vœu pieu qui trouve très rapidement sa limite quand Interpol se doute qu’il y a anguille sous roche face à la similitude et au nombre important de décès. L’organisation internationale décide de vérifier l’étendue du pouvoir de ce mystérieux justicier. Piège dans lequel tombe bêtement Light Yagami. Il est percé à jour mais son identité ainsi que le mode opératoire restent inconnus. Maintenant qu’il est traqué il devient nécessaire en sus de continuer à éliminer les criminels, de tuer les enquêteurs susceptibles de l’arrêter.

Parallèlement Light comprend très vite l’intérêt des médias et décide de les instrumentaliser à son profit et au profit de son projet de société idéale. Une société dont il serait un Dieu, ayant droit de vie ou de mort sur chacun, un monde débarrassé de toute criminalité et pourquoi pas plus tard un monde sans déviant ou médiocrité. Mais Death Note est avant tout un jeu de dupes car l’introduction dans notre monde de plusieurs Death Note pousse les protagonistes à dissimuler leur identité. Light participant à l’enquête poussera le vice à renoncer à son Death Note afin de s’innocenter en perdant la mémoire. Mais par une manipulation astucieuse il en redeviendra par la suite à nouveau propriétaire.

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Ryuk, initiateur de l’histoire qui par ennui laissa tomber son Death Note dans le monde des humains.

Alors que l’auteur, Tsugumi Ohba, laisse vivre son intrigue, l’histoire se construisant d’elle même, certaines notions philosophiques sont abordées bien que l’auteur assure n’y être pour rien. Notions philosophiques vis à vis desquelles les personnages se positionnent. Et un des points forts de la manga est que Tsugumi Ohba garde une certaine neutralité, l’intrigue évolue au gré de la logique de chacun des personnages, seul le lecteur qualifiant un comportement particulier de bien ou de mal. Par exemple la manipulation des média par Light Yagami quitte à tuer les présentateurs qui lui déplaisent met en exergue le côté positif de son action et le soutien dont il bénéficie auprès de la population.

Ces questionnements philosophiques, tels le bien et le mal, ou la vie après la mort constituent le cœur de la manga. Mais la confrontation avec la réalité amène le lecteur, à s’interroger aussi sur des problèmes éthiques : la peine de mort est-elle une chose juste [1] ?
Peut-on bafouer les droits de l’homme pour arriver à ses fins ?
Chacun des protagonistes luttent pour sa conception de la justice en agissant parfois à l’opposé de l’idéal défendu.

Editée au Japon de décembre 2003 à mars 2006, la série comprend 108 épisodes (12 tomes), ce chiffre n’est pas sans rappeler les 108 coups de cloche donnés dans les monastères bouddhistes au Japon lors des fêtes du Nouvel An pour chasser les 108 péchés possibles. Du fait de son succès la manga fut déclinée en une série animée de 37 épisodes et par la suite adaptée au cinéma. Trois films ont été produits pour le marché japonais. La Warner Bros a acquis les droits d’adaptation, un film est annoncé pour 2011.


[1La peine de mort est toujours appliquée au Japon.


Par Dieu le 12 janvier 2017 : Death Note, la manga qui excite les philosophes

Cet article est très décevant. C’est absolument nul !!
On dit LE manga.
L’auteur s’appelle Tsugumi Oba et non je ne sais quel autre connerie...
Bonjour à ceux qui, comme moi, lisent cet article en 2017 :D Pouce bleu !


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le 11 avril 2012 : Death Note, le manga qui excite les philosophes

On dit LE manga


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