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Edwy Plenel mise sur Nicolas Sarkozy

dimanche 31 janvier 2010, par Emmanuel Lemieux

Alors que le web-journalisme cherche encore son modèle économique, le site Mediapart, dirigé par Edwy Plenel, essaie de conforter son rôle social : par le débat public à travers des prises de position et des pétitions, et l’édition d’un livre collectif sur la "contre-révolution de Nicolas Sarkozy".

Bio-express. Edwy Plenel. Journaliste et publiciste français. Né le 31 août 1952 à Nantes. Journaliste à Rouge (1976-1979). Journaliste (1980-1995), puis directeur des rédactions du Groupe Le Monde (1996-2004). Lancement de mediapart.fr : 16 mars 2008. Enseignant au département de sciences politiques de l'université Montpellier 1. Dernier essai : Combat pour une presse libre (Galaade, 2009). (Portrait : Darius pour ideeajour.fr) Il y a des informations qui coïncident avec délice spéculatif. A la toute fin du mois de décembre, le site Mediapart.fr, fondé par l’ancien directeur des rédactions du groupe Le Monde, apprenait qu’il bénéficierait, comme d’autres pure players d’informations et d’opinions, de la manne compatissante d’Etat afin d’impulser financièrement sur trois années, une petite industrie du web journalistique. Soit 200 000 euros, tandis que Rue 89 devrait percevoir 249 000 euros, et Slate.fr dirigé par Jean-Marie Colombani, 199 000 euros. Une paille certes en comparaison de Bayard Presse, La Dépêche du midi ou de Lagardère Active, mieux aguerris à la chasse aux subventions. Rappelons que le meilleur adversaire d’Edwy Plenel, Daniel Schneidermann, autre ancien journaliste du Monde et créateur du site Arrêt sur images, a eu le romantisme éthique de refuser ce type de subventions.

En janvier, E. Plenel et sa rédaction publient un réquisitoire journalistique sur les deux premières années et demi de la mandature Sarkozyste : "N’Oubliez pas !" (Don Quichotte Editions). "Ce pouvoir a failli, et c’est paradoxalement ce qui le rend dangereux, estime E. Plenel dans son texte Une Honte Nationale. Faillite morale, on l’a dit, mais surtout faillite économique et sociale, à l’aune de ses propres engagements, voire de ses ambitions."

La réception publique du livre qui se veut un manuel de résistance semble plutôt marcher en librairie. L’objet éditorial est inspiré du "magbook" (contraction de magazine et de book), recueil d’une trentaine d’articles de la rédaction, de contributions d’invités et d’un petit calendrier du sarkozysme ordinaire. On ne boudera pas son plaisir : comme dans un almanach, on picore, on visite les arrière-cours du régime, on furète dans les contre-allées du pouvoir. On savoure des morceaux de bravoure et des angles originaux, tels cette enquête sémantique d’Antoine Perraud ("Les mots de l’absolutisme ordinaire"), celle de Marine Turchi sur les doutes de la droite française face au sarkoysme, ou encore la contribution du sociologue Serge Paugam sur le RSA.

Les omni-journalistes contre l’omni-président

L’idée de départ du projet est forte : à l’"Omniprésident" doit répondre "l’omni-journalisme", asticotant, éclairant, expliquant tous les fronts de cette contre-révolution à l’oeuvre. Mais à force de charger la barque, la démonstration de force a tendance à piquer du nez. Qu’est ce que le sarkozysme, ce néo-conservatisme à la française ? Au bout du compte, le lecteur se noie dans le bain à remous. Ce n’est pas en plaquant deux ou trois idées convenues sur le storytelling, en utilisant le terme performatif de "décryptage",ou en se situant dans le camp du bien à tout bout de champ, que cette énigme politique est résolue. Il manque assurément dans ce manuel, une investigation sur la bataille des idées à l’oeuvre.

Autre style, autre essai sur le sarkozysme qui se propose en ce moment : de Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter. Incisif et accablant dans sa démonstration, l’essai de ce journaliste ( censé être aux ordres de l’Elysée puisque le PDG de son média a été nommé par N. Sarkozy), décrit un président de la République remarquablement impuissant qui serait un Chirac bis, un Chirac qui s’agite et transpire.


Repères :

www.mediapart.fr

A lire également :
Ce n’est rien qu’un président qui nous fait perdre du temps, de Thomas Legrand, Stock (2010)


brigitte ,  le 7 août 2010 : Edwy Plenel mise sur Nicolas Sarkozy

edwy plenel est en partie responsable de la mort de beregovoy et de bien d autres drames tout pour sa soif de scandales et autres buts aussi bas...son parcours est celui d 1 chacal et non d 1 vrai journaliste d investigation meme gala et autre magasines ne sont pas aussi vils////QUE DE BASSESSES ////


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    Par nigloule 24 mars 2013 : Edwy Plenel mise sur Nicolas Sarkozy

    si ce "chacal" disait des contre-vérités il aurait été démasqué depuis longtemps...
    niglou

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