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Ignacy Sachs

Le sage vert

dimanche 18 juillet 2010, par Jacques Secondi

Ignacy Sachs est un pionnier du développement durable vu du Sud. Il prône la planification et l’essor des énergies renouvelables créatrices d’emplois en zones rurales.

Économiste de formation, il se définit plutôt comme humaniste, et un spécialiste du développement. Du développement durable, ajoutent ses admirateurs qui le considèrent comme l’un des pionniers de l’intégration de facteurs sociaux et environnementaux dans le raisonnement économique, avec une forte connaissance de la problématique du Brésil. « Je ne pense pas que le développement soit une province de l’Économie, affirme-t-il. C’est simplement l’une des disciplines qu’il faut mobiliser pour comprendre le développement qui, lui, est un concept pluridimensionnel. »

Né à Varsovie, élevé au Brésil, installé en France, ayant vécu aussi en Inde, Ignacy Sachs, 82 ans, scrute l’organisation humaine de la planète avec l’acuité d’un regard singulier qu’il s’est ingénié à nettoyer au fil des ans de son européocentrisme. À travers la vision d’en bas – vu de l’hémisphère sud – qu’il propose, le réchauffement climatique reste un problème prioritaire. Mais la lutte contre la très grande pauvreté doit se placer au même rang, selon lui. De là, il fait tomber les idées reçues.

L’urbanisation n’est plus la panacée. Et les choix énergétiques à envisager pour prendre la relève du pétrole devraient intégrer des objectifs de développement des zones rurales. « La biomasse destinée à produire des énergies vertes ne pousse-t-elle pas dans les campagnes où vit encore la moitié de l’humanité ? » s’interroge-t-il. De même, il n’est plus raisonnable pour les États, de ne penser qu’à court terme. Et le principe de la planification, tellement décrié, est au contraire plus que jamais à développer, comme n’ont jamais cessé de le faire les grandes entreprises.

« La crise est vécue au Sud comme imposée par l’incurie de quelques pays riches du Nord, avec le sentiment d’être à un tournant. L’heure n’est pas à une révolution socialiste, loin s’en faut. Mais les possibilités de changements structurels existent, au-delà de ce qui serait une action purement conjoncturelle », considère-t-il. Avec des situations très contrastées entre les quatre « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine). « Parmi ces “pays continents”, on peut opposer le Brésil et la Russie qui ont une frontière agricole encore ouverte à l’Inde et à la Chine qui en sont dépourvus. À long terme, cela peut impliquer certaines différences de stratégie ».

Dans un pays comme le Brésil, estime Ignacy Sachs, qui conseille le gouvernement brésilien, ce changement de cap peut s’exercer dans trois directions.
« La première consiste à accroître l’effort déjà consenti pour le développement des services sociaux – santé, éducation, assainissement… – qui conditionnent le bien-être des populations ». Une question importante à se poser, selon lui, est de savoir quels sont les services à placer hors marché. « Les anciens pays du bloc de l’Est classaient l’habitat populaire dans les services sociaux. C’est discutable, il faut se mettre d’accord ».

La deuxième piste à explorer est celle du changement du périmètre de l’économie sociale à l’intérieur de l’économie de marché. « Il s’agirait d’étendre l’ère des coopératives, mutuelles, et autres organisations dont l’objet principal n’est pas la maximisation et l’appropriation privée du profit. »
Troisième piste ? « Il y a évidemment la question de ce que sera un agenda vert. Plus qu’une possibilité, c’est une nécessité, là-bas comme ailleurs. Il devrait y avoir un grand débat pour savoir s’il s’agira d’un Green New Deal simple ou bien d’une stratégie qui sera en même temps orientée vers un renforcement de l’agriculture paysanne et familiale. C’est une question clé à mon sens. »

L’heure des choix

Sur ce point, Ignacy Sachs fait entendre une voix distincte de l’opinion dominante. « L’enjeu est climatique et énergétique mais il est aussi social à travers le problème des inégalités et de la pénurie d’opportunités de travail décent permettant non pas la simple survie mais un véritable développement. Les options énergétiques sont cruciales pour atteindre simultanément ces deux objectifs. Nous sommes à l’heure des choix face à la troisième grande transition dans la longue co-évolution de l’espèce humaine et de la biosphère.
Il y a 12 000 ans, la domestication des espèces végétales, animales, la sédentarisation, le tout début de l’urbanisation ont marqué la première époque. Puis, à la fin du xviie siècle, l’entrée en jeu des énergies fossiles a ouvert une deuxième grande période avec d’abord le charbon, puis le gaz et le pétrole. Que nous le voulions ou non, nous sommes au début de la sortie de cet âge des énergies fossiles, avec des questions clés à trancher sur la place du nucléaire et des énergies renouvelables ». Le cas de l’Inde s’oppose à celui du Brésil : « l’Inde est, par exemple, très engagée dans l’énergie nucléaire. Le Brésil l’est moins, avec une matrice énergétique particulière incluant l’hydraulique, le solaire, l’éolien, le géothermique, l’énergie marée motrice et la biomasse ».

Privilégier les options qui répondent au double objectif social et environnemental devrait être érigé en démarche prioritaire, estime l’économiste. « Le débat sur les biocarburants, au centre de la stratégie brésilienne, illustre le type de questions à se poser. En produire reviendrait à affamer le monde ? On peut imaginer une culture de biomasse à des fins énergétiques qui soit compatible avec le postulat de la sécurité alimentaire. À condition de raisonner par filières juxtaposées de production d’aliments et d’énergie, les sous-produits des uns allant alimenter la production de l’autre. » Il y aurait en particulier une opportunité extraordinaire à saisir pour l’Amazonie, dont la principale source de déboisement est l’élevage. « Il y a environ 100 millions de vaches et de bœufs dans cette région. En comptant une bête à l’hectare, cela donne presque deux France. Consacrez la moitié de cette surface à produire des aliments pour nourrir le bétail regroupé sur l’autre moitié et vous libérez 500 000 kilomètres carrés de pâturages pour l’agriculture qui, sinon, aurait été les gagner au détriment de la forêt primaire. Ensuite, on peut compter sur la troisième génération des biocarburants, produits à partir des algues. Dans ce cas-là les espaces agricoles seront totalement libérés pour des usages vivriers. »

Réhabiliter l’occupation rurale

Il ne faut pas s’arrêter là, poursuit le chercheur en avançant un projet largement épuré de l’européocentrisme dominant : « la question des inégalités sociales, des absences d’opportunité de travail, du travail mal payé, doit être placée sur un pied d’égalité avec le problème environnemental et le problème climatique. Le prix Nobel Amartya Sen a brillamment démontré que les famines ne sont pas dues à la pénurie des aliments mais au fait que les populations n’ont pas les ressources pour les acheter. Il n’y a pas un problème d’offre mais un souci de solvabilité. C’est pourquoi il paraît vital que le développement des biocarburants aille de pair avec la revalorisation de l’agriculture paysanne et familiale. »

La solution réside dans la ruralité

On voit se profiler la thèse iconoclaste, chère au spécialiste du développement, selon laquelle un nouveau cycle d’essor rural représente une priorité. « Il faut renverser l’idée, qui a marqué tout le xxe siècle, selon laquelle la solution réside dans l’urbanisation. Admettons que le seuil d’une personne sur deux dans le monde vivant en milieu urbain ait bien été atteint. Faut-il s’en réjouir ? À Nairobi ou dans d’autres villes africaines, 75 % de la population dite urbaine vit dans des bidonvilles. Considérer comme urbanisés tous ceux qui sont expulsés des campagnes par la misère pour se retrouver dans des conditions effroyables dans un bidonville paraît un peu rapide. Et puis, un sur deux, cela fait tout de même encore 3 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants dans les campagnes. Parmi eux, il y a les plus pauvres, auxquels il faut donner les moyens de se nourrir et de se développer. S’obstiner à penser aujourd’hui que ce progrès ne serait possible que via l’urbanisation, ce serait ignorer que nous sommes en phase de désindustrialisation. Non pas que l’industrie soit en train de perdre de son importance mais elle est tout simplement moins créatrice d’emplois. Donc, du point de vue démographique, nous ne sommes pas dans la même situation qu’à l’époque où les réfugiés des campagnes trouvaient de l’emploi dans des industries fortement consommatrices de main-d’œuvre. » On ne peut donc plus faire l’économie d’une réflexion sur un nouveau cycle de développement rural, estime Ignacy Sachs, et cela se marie bien avec le New Deal vert puisque la biomasse, par définition, est produite dans les campagnes. « Encore faut-il bien s’y prendre pour répondre à l’objectif social. L’agriculture ultra-mécanisée et les fils de fer barbelés autour des champs pour que les paysans sans terre ne puissent pas y entrer, ce n’est pas la solution. »

Actifs fonciers stratégiques

Le phénomène de rachat de terre agricole en cours, observable en Afrique et ailleurs, par exemple au Brésil ou en Argentine, est bien un signe de ce regain d’intérêt pour le foncier agricole, fait-il remarquer en y voyant une confirmation de ses thèses : « c’est la nouvelle forme de la colonisation. Cela n’a pas réussi aux Coréens à Madagascar puisque le phénomène a provoqué la chute du président mais cela démontre aussi que la thèse qu’un nouveau cycle de développement rural est partagée par d’autres. Georges Soros investit dans la terre en Argentine, Uruguay, au Brésil. Et il a certainement raison du point de vue de la valorisation de ses actifs ! »

La question du rôle de l’État

Va-t-on en pratique dans la direction consistant à produire de la biomasse tout en favorisant des agricultures dites paysannes ou familiales ? « Chaque fois que l’on voit un front de 20 tracteurs tirant des moissonneuses géantes sur les champs de soja du Matto Grosso, on peut se dire que l’on est loin du compte. » C’est l’État qui, seul, peut imprimer un mouvement en ce sens, estime Ignacy Sachs. « Pour la troisième fois en 80 ans, après les années trente puis la sortie de la Seconde guerre mondiale, une crise nous impose de répondre à cette question clé : quel État pour quel développement.

La première crise a provoqué plusieurs réponses très différentes : le communisme, le nazisme et le New Deal de Roosevelt. Après la guerre, on a pu observer une convergence générale autour de trois idées. Tout d’abord, donner la priorité au plein-emploi pour exorciser la mémoire de la grande crise des années trente, de la guerre mondiale et de l’holocauste qui l’ont suivie. Il y avait un accord également sur un État proactif non seulement en matière économique, selon les préceptes de Keynes, mais également dans le domaine social. Enfin, il y avait consensus sur la nécessité d’éviter au maximum le gaspillage des ressources et sur la planification comme outil adéquat pour y parvenir. Lorsque le néolibéral Von Hayek, futur prix Nobel d’économie, écrit son pamphlet contre la planification – « The road to serfdom » ou le chemin de la servitude, en 1944-, c’est lui le dissident. En revanche, il y avait divergence fondamentale entre l’Occident et le bloc soviétique sur la façon de mettre en œuvre ces idées. Aujourd’hui, nous sommes à nouveau confrontés à cette même question de la place de l’État, avec cette différence que, entre-temps, le “socialisme réel” a disparu ».

Keynes de gauche et Keynes de droite

Globalement, cela ressemble à un retour au keynésianisme. Mais, l’économiste distingue, dans le mouvement général du retour de l’intervention de l’État, des positions diamétralement opposées : « l’une est de gauche, l’autre de droite, comme au sortir de la deuxième guerre mondiale. Un État peut décider de développer la bombe H ou d’investir dans l’habitat social. Ce seront deux options extrêmes au sein d’une même politique keynésienne de stimulation de l’économie par l’investissement public. C’est à nouveau ce débat entre keynésianisme de droite et keynésianisme de gauche qui est à l’œuvre aujourd’hui. Exemple : un même investissement crée quinze fois plus d’emplois dans les énergies renouvelables que dans le nucléaire. C’est une facette de ce débat ».

Retour de la planification

Autre thème cher à l’ancien planificateur du gouvernement polonais : la crise est arrivée « comme la foudre dans un ciel sans nuages ». Cela montre, estime-t-il, que les instruments de gestion du long terme sont à revoir et cela plaide en faveur de la planification : « À noter que, si la fonction a été délaissée par les États, elle est toujours restée très vivante dans les grandes entreprises. Mon expérience personnelle montre que l’on peut mettre d’accord des gens de sensibilité très différente sur ce thème.

Dans les années soixante-dix, j’ai eu l’occasion de nouer des contacts avec des spécialistes qui, de mon point de vue, venaient de l’autre bord, celui de la planification d’entreprise comme l’économiste américain Russel Ackoff, l’un des piliers de la World School of Commerce à l’Université de Pennsylvanie et le psychologue britannique Eric Trist. Nous étions d’accord sur les principes de la flexibilité et du dialogue nécessaire avec les acteurs concernés par le plan ».
Mais il y a un paradoxe de la planification à dépasser : « l’histoire de cette idée montre que les tentatives de planification les plus détaillées ont été menées, en Union Soviétique, à une époque où l’on avait l’équivalent du boulier comme outil de comptabilisation. Inversement, on a abandonné la planification au fur et à mesure qu’apparaissaient les outils technologiques très puissants qui auraient pu l’améliorer. Et l’on a vu les institutions qui lui étaient dédiées disparaître l’une après l’autre. L’Inde est l’une des rares exceptions. »
« Volontarisme responsable »

Il ne s’agit pas, avec l’outil de la planification, de construire des utopies mais des projets à long terme, en suivant un principe qu’Ignacy Sachs a identifié comme « volontarisme responsable ».
« Cela consiste à écarter les rêves, si généreux soient-ils, à rester attentif au rapport entre ce que l’on dit et ce qui peut être fait. La planification soviétique, elle, voulait exorciser les incertitudes. Elle fixait un objectif puis définissait une fois pour toutes l’allocation de ressources qui devait permettre d’atteindre ce but pour une période donnée. Cela correspond à une matrice complète, avec l’inconvénient de ne pas pouvoir intégrer ce qui change entre-temps. Surtout lorsque, comme c’était le cas pendant la période dure du stalinisme, le plan était la loi et celui qui s’en éloignait un coupable. Les spécialistes de la planification des grandes entreprises aux États-Unis, ont proposé de travailler d’une façon complètement opposée. Celle-ci consistait à se donner l’image idéalisée d’un objectif à long terme puis de revenir vers le présent pour passer en revue les décisions qui permettraient de s’estimer sur la bonne trajectoire. L’idée centrale de cette approche était de ne prendre au final que le minimum de décisions indispensables et non pas l’ensemble des décisions qui, dans l’esprit de la planification soviétique, étaient censées exorciser les incertitudes. »
Face à la situation actuelle, l’économiste fait un constat de carence en dépit de l’apparition, entre-temps, des meilleurs outils mathématiques pour accomplir le travail d’anticipation. « Cela dit, cela n’avance à rien d’avoir un outil d’analyse sophistiqué sans avoir en même temps un jeu démocratique de confrontation d’opinions. Le problème central d’une bonne planification est de savoir en discuter les objectifs avec les gens censés être planifiés. Cela suppose un degré avancé de démocratie et de la flexibilité pour agir, voire changer de trajectoire en continu ».

G2

Le monde sort de trente années de « contre-réforme néolibérale », poursuit ce spécialiste de la longue période. « Il s’est agi, entre le début des années 1970 et 2008, de défaire les aménagements que le capitalisme avait introduit au cours des “30 glorieuses”, c’est-à-dire l’après-guerre jusqu’à la première crise de l’énergie, sous la pression du socialisme qui lui-même a commencé à s’effondrer de l’intérieur à partir de 1968. » Que va-t-il se passer à présent ? « Allons-nous vivre sous la coupe d’un condominium américano-chinois ? Un G2 ? » s’interroge-t-il. « C’est une hypothèse. Pour le moment les Chinois n’osent pas faire quoi que ce soit qui puisse gêner l’économie américaine parce qu’ils sont en possession de trop grandes quantités de dollars. Jusqu’où ira cette connivence, ou cette interdépendance forcée ? Impossible de répondre aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, nous nous trouvons dans l’ère des G : G7 à l’origine lorsque le président Giscard d’Estaing a convoqué ses pairs pour un week-end en Martinique, G8 lorsque la Russie y est entrée, G 20 aujourd’hui. L’ensemble pouvant être considéré comme un pouvoir usurpé. » Entre-temps on assiste à une impasse croissante du système des Nations unies fait remarquer ce témoin de la naissance de l’organisation internationale dans un paysage chaotique d’après-guerre. « Cette dérive de l’ONU est très regrettable. Je pense que si nous n’avons pas eu de troisième guerre mondiale, c’est grâce aux Nations unies qui ont servi de paratonnerre. Plus tôt nous nous mettrons à reconstruire sérieusement le système onusien, le mieux ce sera. Le débat stérile sur la composition du conseil de sécurité ne donne pas beaucoup d’espoir en la matière. »

L’avenir des BRIC

« Les BRIC sont suffisamment dynamiques pour que cette situation ne les empêche pas d’aller de l’avant », conclut Ignacy Sachs. Mais la situation de la Chine lui semble particulièrement compliquée. « Il y a dans ce pays des fleuves qui arrivent à la mer sans eau. Les problèmes d’environnement y deviennent gigantesques. Et 1 350 millions d’habitants, cela fait beaucoup de monde. En comparaison, le Brésil est un pays qui a un potentiel absolument extraordinaire avec une situation qui semble plus favorable : les Brésiliens ne sont même pas 200 millions d’habitants sur un territoire grand comme l’Europe avec toutes les ressources naturelles qu’on peut s’imaginer. » Ce qui ne signifie pas que le pays saura s’en servir. « Il y a eu des changements ces dernières années, certes, mais l’on pourrait discuter de savoir s’ils sont à la hauteur du potentiel du pays. »
Les inégalités qui sont criantes au Brésil n’auraient-elles pas pu être mieux gérées ? « Prenez l’exemple de la réforme agraire. À première vue, c’est spectaculaire : 80 millions d’hectares redistribués en plus de 8 000 endroits et bénéficiant à plus d’un million de familles réinstallées. En réalité on est très loin du compte. Le Brésil reste le pays de la très grande propriété foncière. Les grands propriétaires fonciers ont encore une influence politique au-delà de ce que l’on pouvait imaginer. On en a eu une preuve toute récente avec l’adoption au Congrès d’une loi sur la régularisation foncière de l’Amazonie très éloignée de ce qu’elle était au départ, modifiée sous la pression et au profit du lobby des grands propriétaires fonciers. Cela montre que l’agribusiness brésilien est encore extrêmement fort tandis que l’agriculture paysanne bat toujours fortement de l’aile. » Ignacy Sachs ne fait l’économie d’aucun rêve ou de théorie audacieuse, mais il s’efforce de les loger durablement dans un monde qui, lui, ne fait pas de cadeaux.


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