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Ils pensent pour nous

dimanche 3 janvier 2010, par Emmanuel Lemieux

Parmi les 100 « global thinkers » qui ont influencé le monde en 2009, selon la revue de politique internationale Foreign policy, on trouve un repenti d’Al-Qaida, des intellectuels athées, des économistes keynésiens, un climatologue végétarien, et quelques Français.

Bernard-Henri Lévy, Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali et Esther Duflo sont considérés par la revue américaine de politique internationale Foreign Policy (édition du 3 décembre 2009) comme faisant partie des « 100 global thinkers » qui ont profondément influencé le monde en 2009. Peu de femmes, peu d’Africains, pas du tout de Russes dans ce palmarès.

On trouve à la première place l’universitaire et chairman de la FED Ben Bernanke qui a su enrayer une crise qui aurait pu déboucher sur un effondrement de l’économie américaine scénario 1929, tandis que son homologue chinois, Zou Xiaochuan se situe à la 8ème place.

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Ben Bernanke, chairman de la FED, et Barack Obama, président des Etats-Unis.

Barack Obama, Nobel de la paix et nouveau président des Etats-Unis, occupe la seconde place. Le couple Clinton se partage un beau fauteuil. Bill Gates, fondateur de Microsoft devenu l’un des plus grands philanthropes planétaires, truste la 12ème position. Nombre de collaborateurs ou de satellites de l’administration Obama figurent sur la liste, à l’instar de Cass Sunstein et Richard Thaler (7e) comme inspirateurs du « paternalisme libertaire » et théoriciens du « nudge ». Les économistes d’inspiration keynésiene sont à la fête tels Joseph Stiglitz (25e) et Paul Krugman (29e).

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Rajendra Pachauri (5ème place), le président indien du GIEC en 2002 s’est distingué pour son militantisme végétarien afin de lutter contre l’effet de serre.

Mais la mondialisation des idées et des influences pèse également : Zahra Ranavard, l’intellectuelle et artiste beaucoup plus libérale que son mari, le chef de l’opposition iranienne Mir Hossein Moussavi, est ainsi à la 3ème place.

Le président du GIEC (Groupe international d’experts sur le changement climatique-Nobel de la paix 2007 avec Al Gore) en 2002, et responsable de l’institut de l’énergie et des ressources indienne, Rajendra Kumar Pachauri, qui milite pour le végétarisme afin de limiter l’effet de serre, occupe la 5e position. Le dissident d’Al-Qaida, l’influent Sayyid imam-al-sharif qui veut rompre avec le djihad en Occident, est également remarqué (10e).

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Sayyid imam-al-sharif (10e), prédicateur égyptien et ex-numéro 2 d’Al-Qaida, appelle à en finir avec la Djihad contre l’Occident.

Le pape Benoît XVI à 17ème est taquiné par le sociobiologiste athée Robert Dawkins à la 18e. Des figures du paysage intellectuel mondial apparaissent dans ce crû comme le biologiste Jared Diamond, le prédicateur Tariq Ramadan et la militante anti-fondamentaliste Ayaan Hirsi Ali, le journaliste et militant athée Christopher Hitchens, le Nobel d’économie Amartya Sen, le banquier théoricien du micro-crédit Mohammed Yunus, l’écrivain Mario Varga LLosa, l’ancien président Vaclav Havel, l’économiste Nicholas Stern, le blogueur futurologue Jamais Cascio ou encore les historiens Francis Fukuyama, et Paul Kennedy qui ferme la marche.

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Esther Duflo, la jeune économiste française représente la relève pour Foreign Policy.

La 33e place est partagée par le président de la Banque mondiale Robert Zoellick et du directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Jacques Attali (86e) est remarqué pour son essai de futurologie, Une Brève Histoire de l’Avenir (Fayard, 2009). L’économiste Esther Duflo (41e) incarne la relève et l’espoir des jeunes générations intellectuelles françaises.

Mais la super-star française demeure Bernard-Henry Lévy (31e). BHL n’a pas été remarqué en 2009 pour avoir lancé son site web, mis en ligne sa revue La Règle du jeu, ou encore torpillé la candidature égyptienne, par trop populiste et antisémite, à l’Unesco. Foreign Office le distingue pour sa « contribution magistrale à l’analyse de l’état de la gauche européenne », Random House ayant publié son essai intitulé Ce grand cadavre à la renverse (Grasset, 2007) et traduit à New York sous le titre « Left in the dark times ».


Repères :

www.foreignpolicy.com


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