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jeudi 24 mai 2012 : journée de l’enthousiasme contrarié (© Agenda L'Imprévisible)
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mercredi 15 février 2012
Caroline Boidé, romancière des impurs et des excès
« L’idée que la modernité viendra des pays arabes. Ils sont en train d’accomplir des révolutions de la liberté. Toutes ces révolutions ne sont pas démocratiques, mais toutes sont populaires, ont libéré des forces insoupçonnées, brisé des mythes et réintroduit du débat et du pluralisme. Certes la laïcité n’est pas soutenue par les forces politiques en présence, mais est-ce souhaitable ? Car nous parlons de sociétés musulmanes pour lesquelles la religion est une donnée organique. »
Idée 004-2012

Un très beau roman excessif, excédé comme l’époque où juifs et arabes coexistaient pacifiquement dans la sombre Algérie des années cinquante.
Ici, Caroline Boidé raconte peau contre peau David, l’ébéniste juif de Batna, et Malek, une jeune musulmane aux rêveries littéraires. L’écriture fait jouir l’interdit. La réalité qui s’infiltre, persistante, elle, vient désenchanter le roman et le contredire. Ces deux amants sans réserve se renfrognent peu à peu devant l’ombre des interdits familiaux, communautaires et religieux. Le couple se retrouve en sécession, dans les convulsions de la guerre civile. Une nouvelle carte se dessine où David n’est plus et perd tout. Dans ce livre de braises et de cendres, reste l’écriture thermique, comme une chaleur de lit, de Caroline Boidé. /Lesinfluences.fr

