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Le Canard enchaîné au 100

lundi 18 juillet 2016

Éditions, BD, radio, documentaire : depuis juillet, le palmipède fête son centenaire.

Médias. Après une année 2015 qui dans son histoire correspond au centenaire de son faux départ, Le Canard enchaîné a commencé les réjouissances de son centenaire plein et entier par un numéro spécial le 5 juillet. Certes, il y a eu de meilleurs moments dans la vie du vrai Journal officiel de la République française. Le djihadisme a fauché Cabu, l’une de ses meilleures incarnations, et le dernier attentat de Nice n’a fait que rappeler que le journal né dans le chaudron de la Première Guerre mondiale se retrouve dans celui d’une troisième ou presque. Ses ventes sont en baisse de 2,5%, mais le journal du mercredi pète tout de même la forme avec ses 389 500 exemplaires en moyenne et sans doute 400 000 en 2015, ses 21 journalistes et 9 dessinateurs - dont la star exclusive Pétillon.

" Tu auras mes plumes, tu n’auras pas ma peau."

Le Canard se passe superbement de la publicité, ne croit pas vraiment (pour l’instant) à un modèle économique gagnant sur Internet et a engrangé en 2015, un bénéfice de 2,2 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 24,5 millions d’euros. Son prix de vente au numéro, 1,20 euro, est rigoureusement le même depuis 1991. Bref, "Tu auras mes plumes, tu n’auras pas ma peau" telle était la devise du Canard enchaîné ce 5 juillet 1916. Son fondateur Maurice Maréchal résumait ainsi la morale de son journal : "Quand quelque chose me scandalise, mon premier mouvement, c’est de m’indigner. Mon second, c’est d’en rire. C’est plus difficile, mais c’est plus efficace !" Pari tenu.

À l’historien Laurent Martin, auteur d’une thèse sur Le Canard enchaîné qui à ce jour est le livre de référence du journal (Le Canard enchaîné ou les fortunes de la vertu, histoire d’un journal satirique 1915-2000, Paris, Flammarion, 2001 - rééd. Nouveau Monde, 2005), puisqu’il est le seul chercheur à avoir pu accéder aux archives, devrait succéder, entre autres, en septembre, une bande dessinée retraçant l’histoire du journal satirique, illustrée par Pascal Magnat sur un scénario de Didier Convard aux éditions Les Arènes. Même éditeur déjà d’un beau-livre gargantuesque en 2009 : Le Canard enchaîné ou la Ve république en 2000 dessins.
Ancien rewriter de la maison, l’académicien Goncourt Patrick Rambaud nous régalera lui d’un récit dans un livre anniversaire aux éditions du Seuil en octobre.
Tout cet été, sur RFI, dans "Les bons plaisirs du journalisme", Pierre-Édouard Deldique et Vanessa Rovesnky cuisinent chaque vendredi à 16h10, durant une série, Claude Angeli, celui qui a relancé l’hebdo en publiant des scoops hors pair ( l’affaire des micros, les diamants de Bokassa-Giscard, l’affaire Urba-Gracco ou encore celle des HLM).
La BPI du Centre Georges-Pompidou à Paris organise également le 5 octobre, une projection du documentaire Aux quatre coin-coins du Canard (1986) et une rencontre avec une partie de la rédaction.


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