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(2) Où l’Ours se lance dans un feuilleton estival sur ses amis les animaux.

jeudi 21 juillet 2016

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Compagnons
C’était un mâle qui ne s’était pas encore choisi de compagne. Il avait grandi avec elle, en même temps, elle se souvenait de leurs jours ensemble quand ils faisaient partie de tout une bande de petits, quand ils apprenaient comment construire la vie jour après jour. La louve avait en elle la mémoire des odeurs planant sur ce temps-là.
Aujourd’hui, elle voyait des petits, autour d’elle, appartenant aux familles qui formaient occasionnellement la si grande harde. Elle voyait des petits qui lui rappelaient dans urs mouvements et leur façon d’être ce qu’elle avait gardé en souvenirs de l’apparence de son compagnon, quand lui-même était louveteau. Elle éprouvait de la chaleur agréable, à vivre ces moments.
Quelle était donc la différence ? en quoi ce jeune mâle qui avait grandi en même temps qu’elle était-il autre que les autres ? Pour quiconque, cela sans doute ne se remarquait pas. OU alors ne comptait pas ? Ou alors n’offrirait rien d’attrayant.
Sa fourrure était grise, parcourue de reflets dorés, quand l alumière y glissait le soir, quand le soleil s’y levait le matin. Il était fort, haut sur pattes, large de poitrail, avec une queue touffue et longue qu’il savait dresser haute, roide, quand il courait en paradant.
Depuis longtemps, ne jouait plus avec elle, et quand d’autres mâles la taquinaient, il se tenait à l’écart et il regardait d’un œil dur. Un jour, s’est interposé, crocs découverts, tournant vers elle ses yeux de miel dur. A la seconde alors elle a u qu’il serait son compagnon jusqu’au plus loin, là-bas, dans la grimace de la mort.

Saisons
Les proies sortaient de la terre, au fur et à mesure que les jours grandissaient. Les mulots et les lièvres que saoulait le nouveau soleil semblaient oublier toute prudence. Ils couraient dans les prés comme si le retour des feuilles aux arbres diffusait en eux aussi la griserie d’une nouvelle sève.
Aux jours devenus les plus courts, la vieille famille quittera le gîte au flanc de la montage. Depuis déjà de longues semaines, ceux de l’autre famille qui, pour un temps alliés, ont formé la bande pendant les froids de la saison des eaux dures, sont repartis. Ils ne restent que sept, de la souche première… et les quatre nouveaux petits. Le soleil est chaud, non seulement quand il s’accroche droit au-dessus des têtes, en plein centre du ciel, mais dés qu’il monte de la terre couchée. Les jours sont faits de paresseuses siestes, de longues somnolences, tandis que la fraîcheur du sol pénètre sous la fourrure. Les jours sont remplis de bruits grésillants, qui sont les murmures satisfaits de la vie à son zénith, partout, dd’un bord à l’autre de cette saison-là. Même la fin, ici, ne se signale qu’à mi-voix. Les petits trottent et jouent sans cesse, ou bien reposent leur museau sur le bord de leurs pattes courtes, quand ils dorment à peine, sous les arabesques des mouches bleues.

Les nuits suffisent à peine, pour la chasse. On y croise des renards, comme des flammes soyeuses fuyant le feu des hommes.


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