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Malek Chebel

« Je ne suis pas un intellectuel musulman »

samedi 20 juin 2009, par Laurent Péters

Chebel Malek

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Ses traductions du Coran, publiées par Fayard, connaissent un réel succès de librairie.
Rencontre avec un anthropologue des religions qui fait le point
aussi sur la condition d’un penseur libre face à l’islam et au pouvoir.

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Malek Chebl (Laurent Péters pour l’agence Idea)

Malek Chebel est né en 1953 à Skikda en Algérie. Il a étudié à
Constantine et à Paris. Anthropologue des religions spécialiste de
l’Islam, il a un doctorat de psychopathologie clinique et psychanalyse
(Paris 7), puis un doctorat d’anthropologie, d’ethnologie et de science
des religions (Jussieu) et un doctorat de sciences politiques (Institut
d’études politiques de Paris). Il a publié une trentaine d’ouvrages.

Malek Chebel, vous aviez déjà rédigé une préface à la traduction du Coran d’Edouard Montet (1998 – Payot), aujourd’hui vous donnez votre propre traduction ainsi qu’un Dictionnaire encyclopédique du Coran : qu’elles sont les raisons qui poussent à un travail comme celui là ?

Malek Chebel : La préface a été l’un des éléments moteur. Pour rédiger une préface il fallait se préoccuper du contenu du livre sacré des musulmans. D’autres avant moi dont Jacques Berque, ont d’abord préfacé avant de traduire à leur tour. Une préface et un pourquoi pas ?
Deuxième élément, c’est une observation courante. A chaque conférence je demande qui a lu le Coran ? Tous lèvent la main, je demande qui l’a compris et les mains se baissent. J’ai voulu savoir pourquoi tant de gens allait vers le Coran et pourquoi ils échouaient à le lire.

Considérez-vous qu’ils échouent faute de matériaux suffisant pour permettre la lecture ?

Exactement. Le Coran est inaccessible. J’ai relu toutes les autres traductions ; et je m’en sers souvent en point de repères, des points d’apposition, etc.

Vous citez une dizaine de traductions ?

Oui, c’est ça. Il y a, dans les arabophones :
Mohammad Hamidullah — vraiment pas pour la qualité du français mais il traduit une sensibilité musulmane. C’est le premier à traduire de manière littéraliste quitte a bousiller la langue française — ;
Hamza Boubakeur [1], traduction très honnête mais chère, bilingue avec des annotations à n’en plus finir et des introductions pour chaque sourate — ;
Récente de Hachemi Hafiane, bien, assez sobre ;
Sadok Mazigh avec peu d’annotations.
Parmi les francophones il y a Edouard Montet, traduction d’un arabisant Suisse avec beaucoup de liberté d’esprit. Il prend parfois le contre-pied des autres traducteurs ;
Régis Blachère, traduction savante, l’une des meilleures traduction sur le plan scientifique.
Denise Mason s’est beaucoup inspirée de Régis Blachère ;
Jacques Berque, qui écrit en Berque plus qu’en français, c’est une langue à lui ;
Jean Grosjean, une édition en poche qui va à l’essentiel ; et quelques autres encore…

A votre lecture on découvre un attachement au texte, au contexte, aux connotations : souhaitez vous faire lire d’abord votre Dictionnaire avant le Coran lui même ?

Il y a deux usages distincts. Pour découvrir, on peut se plonger dans la traduction avec son contexte culturel, intellectuel, civilisationnel, humain, peut-être aussi ses ambitions doctrinales, sa codification juridique, tous les éléments qui permettent de découvrir le Coran dans sa forme propre. Ceci étant, pour une demande spécifique — celle d’un étudiant ou chercheur — il vaut mieux commencer par le dictionnaire. Pour chacune des 1 200 entrées, le lecteur aura toutes les références et citations croisées du textes. Cela permet une vision complète sur des entrées complexe comme l’Ethique Coranique par exemple.

Ce corpus encyclopédique existe-t-il en arabe ? Ne voulez vous pas traduire le votre ?

Le corpus existe en arabe mais sous une forme orientale : c’est à dire un fouillis impossible, sans logique. Il y a une logique terminologique mais ce n’est pas suffisant pour en faire un ouvrage scientifique de référence. L’aspect interprétatif métaphysique l’emporte sur le rationnel. Dans les entrées encyclopédiques j’indique l’entrée, le corps, les références principales avec les définitions, les références coraniques, la bibliographie et les corrélats. Chaque entrée nourrit le dictionnaire, elles se croisent et les métissages entres les entrées apparaissent.

… donc, ne faudrait-il pas publier ce corpus en arabe ?

On le saura très vite. Mes livres traduits en arabe sont des encyclopédies ou des livres neutres qui ne touchent pas à la sexualité ou à la politique, ou tout ce qui pourrait nuire aux régimes en place... Ceux-là posent problème. Manifeste pour un islam des lumières (Hachette, 2004), par exemple, a été seulement traduit par la gauche marocaine dans leur quotidien, comme un étendard. _ C’est une traduction militante.

L’encyclopédie pourrait être traduite ?

Oui, il n’y a aucune politique dans ce travail, je suis au service du lecteur. Je parle du Coran d’une belle manière mais il y a des entrées, comme l’homosexualité, qui poseraient encore problème.

Que trouvez vous d’épatant dans le Coran ?

La grandeur du texte ! J’ai découvert cette grandeur. C’est impressionnant, songez que la rédaction a couru sur 22 années. Je crois savoir ce qu’est l’étendue mais là on se confronte à un travail sur le souffle de 22 années ! Cette constance, cette rigueur ne varie pas tout au long du texte. L’ambition est de passer du polythéisme au monothéisme, c’est épatant.

D’autre part, il y a la richesse littéraire, les niveaux de sens, de langue. Ajoutez à cela la dimension épique, juridique, concrète. Il y a une diversité épatante et des difficultés redoutables dont certaines n’ont jamais été complètement résolues. Enfin, il y a des moments de jaillissement de sens et de beauté, des concentrations lumineuses…

Est-ce une poétique ou une mystique ?
Je ne sais pas comment cela se passe mais c’est parfois hallucinant de beauté, de concision…

Un exemple…

L’homme est fait d’impatience. C’est presque un aphorisme. Lorsqu’on dit au prophète montrez nous votre paradis, nous voulons en jouir, le Coran dit L’homme est fait d’impatience. En arabe c’est encore plus beau. Il y a des jaillissements divin. Soit le Prophète est d’une science infinie, soit c’est une révélation.

Est-ce nécessaire pour un chercheur de se poser la question de la révélation ?

Il ne faut pas chercher, ce serait une faute pour un scientifique. Pour moi ce serait une erreur méthodologique que de vouloir savoir préalablement si il y a révélation ou pas. Cela dénature totalement l’abord de l’ensemble. Il vaut mieux ne pas penser que c’est une révélation. Comment aborder un texte dont on aurait préalablement la certitude qu’il est divin ? Comment se pardonner la moindre faiblesse humaine pendant la traduction ?
Comment traduire la langue de Dieu ? Qui suis-je pour le faire, comment être à la hauteur. Ce serait une situation philosophique intenable.

Le coran a d’abord était appris par cœur et rédigé sous les deuxième et troisième calife : c’est un fait ?

Oui, c’est une information intéressante. A l’époque, il était courant d’apprendre par cœur. La mémorisation était impressionnante. Ceci étant, 1,4 milliard d’individus sur cette planète se déterminent sur ce texte du VIIe siècle. L’éloquence et de magie dans la parole du prophète permet cela. Ce que cette éloquence induit comme pratique sociétale arrive à convaincre et même à convertir ; et ce malgré des passages très difficiles. Là est la grandeur.

Quel est le rôle du hadith [2] dans la perpétuation du texte : outil ou handicap ?

Le hadith a permis de commenter à chaud la plupart des versets du Coran qui étaient confus malgré tout. L’arabe du Coran est celui du Hedjaz du VIIe siècle, à l’époque c’était la langue courante. C’est une fonction importante mais je ne suis pas de ceux qui idolâtre le Hadith. Je vénère le Coran, texte supérieur, mais le Hadith est très daté, c’est les paroles du prophète d’une manière impromptue.

Malek Chebel, lorsqu’on parle d’un intellectuel Chrétien, je pense à Louis Massignon par exemple, on parle de la couleur de sa foi sur son travail. Vous concernant, on parle parfois d’intellectuel musulman. L’expression est-elle pertinente ?

Non, c’est un abus de langage et une facilité. Les journaliste aiment bien étiqueter. On devrait me définir comme Anthropoloque des religions, spécialiste de l’Islam, c’est exactement ce que je suis. Je ne peux pas me réclamer d’une foi pour faire le travail qui est le mien. Si j’ai une foi elle est spirituelle en l’Homme, spirituelle en la science. C’est une conviction, plutôt qu’une foi, de l’utilité de la science et de notre action. Dire que c’est au nom d’un foi musulmane que je travaille est un abus de langage.

Vous combattez l’idée qu’il suffirait d’être né en Algérie et d’être un intellectuel pour être un intellectuel musulman ?

Oui, exactement.

Vous souhaitez la séparation du religieux et de l’Etat mais votre travail met en évidence la force et l’implantation du message religieux dans les structures sociales.

C’est très juste. Je n’ai jamais nié la pertinence de la religion pour elle même, pour les croyants, pour les sociétés musulmanes. Heureusement qu’il y a l’Islam sans cela ce serait la guerre civile en permanence étant donné qu’il n’y a pas d’Etat Nation, pas de contrepoids de la loi par rapport à l’anarchie, de la loi par rapport à la puissance ; ni du droit par rapport au non droit. Heureusement qu’il y a l’Islam, lorsqu’il se substitut à l’état inexistant. Sans l’Islam le vivre ensemble n’aurait pas fonctionné aussi bien. Donc, je n suis pas contre l’Islam mais je dis qu’un Imam n’a pas vocation à être Ministre des Finances ou Ministre de la Culture.

Pourquoi ?

Parce qu’il faut une formation particulière [pour ces fonctions], une aptitude particulière, un respect particulier de la culture. Si vous venez gérer les finances au nom d’Allah en disant que c’est Islamique qu’est-ce que ça veut dire ? D’ailleurs je ne crois pas à une Finance islamique. Même si les règles sont différentes, à la fin, le banquier encaisse plus que le client. Cela ne me paraît pas très islamique, cela me paraît simplement commercial mais la couverture est géniale. Autre exemple, Le Mekacola la couverture est géniale mais la boisson à l’intérieur n’est pas Mequoise. Ce sont des tartufferies.

Je suis pour la séparation [religion et état] à condition que la politique joue son rôle. Si la politique est défaillante, je préfère encore que la religion fonctionne comme elle le fait pour donner une structure primitive de fonctionnement. Je suis pour la séparation radicale de la religion et de la politique lorsque les deux fonctionnent, lorsque l’Etat Nation existe. Dans tous les pays arabes il n’existe pas.

La Charia a mauvaise presse en occident, c’est l’outil d’oppression des droits de l’homme au nom d’autre chose. Comment dénoncer son inefficacité et lui opposer une société civile ?

Tout d’abord, la Charia n’est rien d’autre que la Constitution d’un état. Si la Constitution d’un pays fonctionne bien, la Charia est à jeter à l’eau dans son ensemble. Car ce n’est qu’une Constitution faite par les hommes — inspirés sans doute par le Coran — mais ce sont des hommes qui ont tracé cette Constitution dans une société qui était religieuse, sous le prima du religieux, du califat. Donc la Charia a été logique et cohérente en son temps. Aujourd’hui je prétends que les deux tiers des règles de la Charia ne sont plus applicables : couper la main au voleur, couper la langue au menteur, ne pas donner le même héritage à l’homme et à la femme — alors que c’est parfois seulement la femme qui travaille —.

Pourquoi répudier alors que le divorce existe ?

L’évolution de la société met en difficulté les règles anciennes de la Charia. Donc il faut jeter la charia mais avant il faut une constitution laïque à l’avantage des gens.

C’est une étape obligatoire ?

Oui, les sociétés (musulmanes) sont dans le monde mais elles ne veulent pas le bonheur de leurs citoyens. Elles les privent de leur volonté politique en bourrant les urnes, de leur liberté d’expression, etc. Je ne vois pas de mouvement voulant réformer la charia de l’intérieur. Pourtant tout le monde dit appeler à cette réforme.

Vous êtes l’auteur de l’expression à succès L’islam des lumières (2004), l’ouverture que vous prônez est une condamnation du dogmatisme. L’engagement de l’intellectuel peut-il être suffisant ?
Faut-il un jour entrer dans l’arène politique ?

Deux questions… L’engagement de l’intellectuel est suffisant lorsqu’il croit lui même à son action et qu’autour de lui on partage ce sentiment. Il est insuffisant et sans valeur, dans un système ou on il est considéré comme un parasite. Dans une société saine et équilibrée l’intellectuel joue son rôle.
Doit-il s’engager politiquement ? Cela répond aux mêmes règles. C’est possible si les conditions le sont.

En ce qui vous concerne ?

On m’a contacté, notamment en Algérie à diverses périodes, le pouvoir me tourne autour de façon flagorneuse parce que je pourrais devenir intéressant pour eux. Ma position est claire, quelles sont les conditions ? Si vous croyez que je vais devenir ministre et me faire dégommer sur un claquement de doigts parce que je ne plaît pas ! Cela ne m’intéresse pas. Si je peux mener un programme et une politique donnée, oui. Bien sûr, personne ne vous donne ces conditions. On vous explique que la charge et ses avantages devraient vous suffire. Dans certains pays les ministres sont payés pour ne rien faire. Ils n’ont aucune incidence sur le réel.

Vous ne voulez pas être un ministre d’ouverture ?

Non, non, ni d’ouverture ni de fermeture.

Transmettre, enseigner ?

Oui, j’aimerais transmettre mon expérience et mes connaissances. Enseignant, transmetteur de connaissance… créer une Chaire… je vais y penser d’ailleurs.

Étonnant que ce ne soit pas déjà le cas, ne trouvez vous pas ?
Oui, c’est vrai… c’est d’actualité. J’ai envie de créer une Chaire dans une institution afin de drainer un publique plus large. Envie de transmettre des connaissance sans prérequis, sans contrôle en fin d’année. C’est mon rêve.

Une Université Libre Malek Chebel ?

Université libre, Collège de France, Ecole pratique des Hautes Etudes, une Chaire dans une université pour creuser l’idée de l’Islam des lumières. Il faut démontrer les compatibilités, la modernité, les réformes, etc.

Vous le rappelez souvent, les intégristes sont minoritaires. Ne craignez-vous pas qu’ils n’aient raison de la majorité ?

Ils sont minoritaires en nombre et majoritaires en puissance. Virtuellement ils sont les maîtres de la planète musulmane et du monde car ce sont eux qui fixent le calendrier depuis les dix dernières années. Ils ont l’initiative, ils définissent les valeurs à défendre, quel est le Halâl et le Harâm (le permis et l’interdit) ; et nous réagissons après coup. Depuis le 11 septembre ce sont eux qui fixent le programme. Nous crapahutons derrière. Lorsque l’actualité est aux kamikazes et aux houris, nous glosons ! D’autant plus lorsque cela excite l’imagination. Ils sont minoritaires mais ils ont l’agenda.

La révolution islamique iranienne de 1979, même si elle a eu lieu dans le monde chiite, date-t-elle l’ouverture de cet agenda ?

Indéniablement. Depuis des années, les iraniens ont piloté le conscient et l’inconscient de la planète musulmane.

Sunnites compris ?

Oui, bien sûr tous les musulmans et au delà. Le choc des civilisations (Samuel Huntington – 1996) n’a pas été écrit pour l’Egypte mais pour l’Iran. Sans parler du Petit et Grand Satan. L’agenda et le concept intellectuel sont pilotés par les iraniens. Le voile par exemple c’est 1979 et le retour de Khomeyni [en Iran]. De même s’agissant de Martyre, Guerre Sainte, opposition Orient Occident, pureté impureté, Israël : l’agenda est posé par les iraniens. J’entends par là les islamistes qui en Iran utilisent l’Islam comme arme politique.

La porte de l’ijtihâd [3] est-elle fermée ?

L’ijtihâd c’est essayer d’adapter le texte à la pratique et le juridique au réel. On dit que la porte de l’ijtihâd a été refermée il y a dix siècles mais il n’y as jamais eu de texte pour le dire. Les gens sont timorés, on entre dans la confortable habitude de ne pas bousculer le système. C’est du conservatisme. Des années à ce régime et le cerveau se ramollit, ne prend plus de risque : la porte de l’ijtihâd se referme toute seule.

Il suffisait d’une pichenette pour la rouvrir. Je ne parle pas de dispute sur les mots, bien sûr. Si on est dans le simulacre du savoir on est hors de l’ijtihâd, on est dans le taqlîd ( la répétition). Je me sens dans l’ijtihâd parce qu’à tout instant je m’interroge sur la cohérence de ce que je fais. Quelques exemples, parler de Répudiation a-t-il un sens aujourd’hui alors qu’il y a un droit et l’accès au divorce ? La polygamie a-t-elle une réalité aujourd’hui ? Si elle n’en a pas, si c’est une quantité statistiquement mineure je ne vais pas m’entêter sur la polygamie. Le voile est un autre exemple, la volonté du Coran est-elle nette sur ce point ? Je n’en suis pas si sûr alors je fais l’ijtihâd en réfléchissant à ce que l’on doit substituer à cette question. J’ai un ijtihâd pragmatique, sociologique, intellectuel, humain, et non pas scholastique et réservé à une élite de philosophes et d’érudits. Je préfère une I collective à celle individuelle.

Vous ouvrez cette porte ?

La porte attendait d’ être grandement ouverte. Nous sommes en retard. Prenons le cas de la Guerre sainte, qui a dit qu’il fallait faire la Guerre sainte à l’amérique ? Quelle absurdité ! Quel Coran ont-ils lu ? Bien sûr les États-Unis sont une nation colonisatrice, gendarme du monde ; ils ont des défauts mais il faut les combattre avec d’autres règles que celles invoquées par les fondamentalistes. Ecraser un avion dans des tours n’est pas une stratégie, j’applique l’ijtihâd à cela aussi. Eux [les fondamentalistes] font l’ijtihâd pour pousser les gamins à aller se jeter sur les tours, je lance une contre l’ijtihâd en disant que cela n’existe pas dans le Coran. Je me refuse au mimétisme.

On vous fait reproche de ne pas aimer l’Islam ?

Oui, certains me reprochent de ne pas aimer l’Islam alors que c’est leur Islam que je n’aime pas. J’aime mon bel Islam. Le dire est une façon d’introduire une diversité, d’avoir le courage et l’honnêteté de dire ce qui ne va pas.

Quelle est la solution ?

Trois mots d’ordre, éduquer, éduquer, éduquer ; transmettre, faire connaître, faire prendre conscience. Nous en sommes loin, il reste beaucoup à faire. L’argent gaspillé est colossal, il y aurait de quoi faire fonctionner trois Unesco par pays. Ils pourraient largement construire des universités, des bibliothèques, etc. Ils investissent sur le sable plutôt que sur les cerveaux. Pour moi ces pays ne sont pas encore des États. Sans la vision fondée sur l’humain, sur son potentiel, ces pays n’existent pas en tant qu’Etats. Ils existent comme société anonyme, fondée sur un capital,un investissement — fondés sur le creusement d’un puit de pétrole et sa vente — pas d’état, pas d’esprit, pas de nation. Ce sont des trusts mais pas des états. L’État, la Nation se construit sur le vivre ensemble, sur l’humain, sur le savoir, sur la transmission.

Tous ces systèmes politiques traduisent le non état, tous, de la Royauté à l’Emirat, au Sultanat en passant par la fausse démocratie et la démocratie à vie, tous sont en déni de l’état… on le dit mais on est pas écouté.


Repères :

Télécharger l’entretien :

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Malek Chebel

[1Père de Dalil Boubakeur

[2Paroles et agissements prêtés au prophète Mohammad. Ce sont des propos rapportés qui n’ont pas, sauf exceptions, le caractère sacré du Coran.

[3Bâb al-ijtihâd. L’ijtihâd est littéralement effort de réflexion. C’est l’effort d’interprétation des textes fondamentaux du Coran.


Par iskenderle 14 novembre 2009 : Malek Chebel

ce sera toujours mieux que d’écouter et de croire toutes les âneries proférées par ce âne de Chebel.

il profite de l’ignorance des infidèles et quand l’auditoire change, ne délivre plus ses paroles enrobées de miel. l’infidèle est ignorant et veut se rassurer, donnons lui de l’islam des lumières, dont personne n’a d’échantillon sur lui. et Chebel encore moins qu’un autre.


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Par iskenderle 3 juillet 2009 : ido 2009

Je vous écris ce message pour vous signaler l’existence du site

www.islam-documents.org

Plus de 20 000 documents sur la naissance de l’islam. Dans un but de dévoilement, scientifique et critique, et parfois moqueur. Il s’agit de la plus grosse ressource documentaire sur le sujet , au contenu souvent inédit et toujours authentique : les biographies de Muhammad (SIRA), extraits des chroniqueurs musulmans (Tabari...), recueils biographiques (Ibn Sad), versets coraniques, commentaires coraniques (TAFSIR), les corpus principaux de traditions (HADITH) inscriptions arabes, codes juridiques, géographes arabes, auteurs chrétiens orientaux et byzantins (et meme des sources chinoises !).

C’est une petite équipe d’universitaires qui s’en est chargé.
Une nouvelle version est enfin disponible , revue et augmentée.
Elle compte 2700 pages mars 2008. Nous ferons une version encore améliorée tous les ans.

ça y est : la version 2009 d’islam-documents.org est enfin disponible : 3700 pages et 3 ans de travail. bonne lecture et bon courage !

N’ayez pas peur. Allez voir.

Portez vous bien.

- http://www.islam-documents.org

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    Par iskenderle 14 novembre 2009 : un petit hadith pour la route

    (Dawud , Hadith 19/2996).
    Récit de Muhayyisa.
    L’envoyé d’Allah a dit :
    - Si vous remportez une victoire sur les Juifs , tuez-les.
    Alors Muhayyisa a sauté sur Shubayba265 , un marchand parmi les Juifs. Il avait d’étroites relations avec lui auparavant. Il le tua.
    A ce moment , son frère Huwayyisa n’avait pas accepté l’islam. Il était aussi plus vieux que Muhassiya. Quand il a tué (le Juif) , Huwayyisa l’a frappé , en disant :
    - Ô ennemi d’Allah , je jure par Allah , tu as sur le ventre un bon paquet de graisse qui vient de ses biens !

    il y en a des centaines comme ça...

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