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Rocard et Quilès veulent écraser le champignon

mercredi 9 novembre 2011, par Les influences.fr

Les deux anciens ministres français signataires d’une tribune appelant à l’abandon total de l’arme nucléaire. Est-ce bien raisonnable ?

Entre deux époques, entre deux mondes. Ce 9 novembre, on fête le 22e anniversaire de la chute du mur de Berlin, date de la fin d’un monde bipolaire où les deux parties se tenaient en respect avec la crainte du déchaînement atomique, mais on observe aussi ces tensions internationales autour de la menace réelle de l’arme nucléaire qui pourrait être mise au point de façon imminente par l’Iran.

La Guerre froide ? "Un vestige du passé" rappellent les signataires français et anglais d’une tribune intitulée "Ne laissons pas l’arme nucléaire en héritage" et publiée ce jour dans les éditions papier et Web de La Croix. En l’occurence deux politiques français, un ancien Premier ministre, Michel Rocard, et un ex ministre de la Défense, Paul Quilès, s’accordent avec Bernard Norlain, Général, ancien Commandant de la force aérienne de combat, Hugh Beach, Général, ancien Commandant en chef des forces terrestres, et deux Britanniques, Margaret Beckett, Secrétaire aux Affaires étrangères, ainsi que le général David Ramsbotham.

Substance de la contribution : " Aucune nouvelle doctrine de sécurité n’a véritablement émergé de cette mutation géopolitique profonde. Force est de constater, par exemple, que la dissuasion nucléaire - qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive - reste le pilier des politiques de défense de nos deux pays, la France et la Grande-Bretagne. Nombreux sont ceux, notamment parmi les jeunes générations, qui considèrent qu’il s’agit là d’un vestige d’un monde révolu."

"Faire évoluer les mentalités est un devoir stratégique et moral commun." affirment les signataires

Ces politiques et militaires de haut rang récusent désormais la pertinence stratégique et la théorie de la dissuasion nucléaire. D’autres dangers se révèlent pour le XXIe siècle : "Aujourd’hui, l’existence même des armes nucléaires, couplée au risque de prolifération et de terrorisme nucléaire, constitue paradoxalement la plus grande menace à notre sécurité. Aujourd’hui, la nouvelle donne internationale et son lot d’instabilités politiques profondes plaident pour faire de l’élimination des armes nucléaires – le Global Zero - le fer de lance d’une nouvelle doctrine de sécurité internationale."

Les nouvelles menaces listées sont " le terrorisme, la crise économique et financière, la pollution et le réchauffement climatique, la pauvreté, les épidémies… " Avec la crise économique mondiale et son niveau record de 200 millions de sans-emploi repérés, il y a une indignation à constater la charge financière globale des arsenaux qui dépasse 700 milliards d’euros pour la prochaine décennie.

Bref, "faire évoluer les mentalités est un devoir stratégique et moral commun." affirment les signataires qui soutiennent l’appel de Global Zero, militant en faveur des premières négociations multilatérales pour l’élimination progressive et contrôlée des armes nucléaires.


Repères :

Lire la contribution :

www.lacroix.com

http://paul.quiles.over-blog.com/article-ne-laissons-pas-l-arme-nucleaire-en-heritage-88289714.html


Par lecomple 12 novembre 2011 : Rocard et Quilès veulent écraser le champignon

oui inutile et dangereuse, une arme du passé, une arme qui ne nous apportera plus rien sauf la destruction d’une partie de la planete.
Alors un peut d eprise de conscience esta ttendue de nos politiciens.
La aussi s’est bien expliqué

- http://alternatives-economiques.fr/...

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