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Rubbish ne fait pas dans la dentelle

mardi 13 novembre 2012, par Jean-Luc Hinsinger

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Penché sur son chevalet, Galilée du XXIe siècle, dans un ciel de papier noir, Rubbish découvre étoiles et galaxies, méticuleusement, patiemment, longuement, faisant fi de l’ampoule en formation sur son index droit, fruit de sa liaison soutenue avec monsieur cutter. Son observatoire galactique se trouve là dans un appartement bisontin, coincé entre micro-onde et téléviseur, environné des milliers de caractères figés sur les fibres de papier mais virevoltants dans son imaginaire.

Du fantastique vernien aux effluves beat-générationnelles en passant par les romans jeunesse, tout est prétexte à voir les mots se magnifier, à transformer ces textes ciselés en images fragiles et signifiantes.
Imagination foisonnante et bourgade franche-comtoise ne font pas forcément bon ménage. Ce n’est pas dans une joyeuse complicité que la communauté découvre l’expression de l’un d’eux sur le chemin de l’école. « Y aurait-il un vandale parmi nous ? »
La capitale sera meilleure camarade pour Rubbish et son réseau de complices, adeptes du partage d’images peintes ou collées. Multipliées pour certaines par la grâce du pochoir, matrice aux innombrables rejetons.

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Rubbish, en démiurge assumé, inverse la fonction du pochoir en collant directement sur les murs, sans fard, ses fragiles dentelles, ainsi exposées au regard du passant tout autant qu’aux dégradations humaines ou météorologiques.
Mais ne nous y trompons pas, sous le vocable Rubbish se dissimule un imposteur abusé par sa discrétion. Rubbish n’est certes ni pacotille, ni camelote, et encore moins détritus, décombres, sottises ou autres badernes… Seulement le patronyme résiduel d’une pratique électro-musicale où les délices de la MAO (musique assistée par ordinateur) amalgamaient échantillons sonores et musicaux.

Rubbish est littérature visuelle, ciselage, alchimie finesse-force par la technique du papier découpé (paper-cut) qu’il est le seul à exposer de façon permanente dans la rue et… à la galerie le Cabinet d’amateur (Paris XIe) en 2012, à la Speerstra Gallery (Suisse) au printemps dernier et en novembre prochain à la galerie Mathgoth (Paris 13e). L’occasion de découvrir les nouvelles inspirations de Rubbish en s’immergeant dans un univers où technique et talent persistent à se livrer un combat sans merci.


Repères :

http://www.rubbishcutpaper.com/#/?i=1001231


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