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Triporteur : les Indiens plébiscitent Darry Cowl

dimanche 22 janvier 2012, par Les influences.fr

Le rickshaw écolo à hydrogène pourrait devenir le véhicule mondialisé du 21e siècle

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En 2012, Darry Cowl conduirait un triporteur indien à hydrogène. (Source image : cinemovies.fr)

C’est grâce au glacier fantaisiste Antoine Peyralout alias Darry Cowl que le triporteur est devenu populaire en France : la saga du Petit triporteur (1957), réalisé par Jacques Pinoteau d’après un roman de Réné Fallet, imposa en effet l’image de ce véhicule amusant, aimable et décalé par rapport à la mentalité de la société de consommation des années 60.
Or, depuis le 9 janvier 2012, Antoine Peyralout s’est trouvé un allié de poids du côté de l’Inde. La version indienne du triporteur (rickshaw) a fait sensation au salon des expositions de New Delhi : le grand constructeur automobile Mahindra & Mahindra a lâché dans la nature, telles des souris blanche, une quinzaine de triporteurs d’un nouveau genre. Ces rickshaw seront testés durant trois mois. Ils fonctionnent tous avec un moteur à hydrogène, donc garanti sans émission de CO2.

Avec le rickshaw à hydrogène, on ferait un pas de plus vers ce que des prospectivistes des transports nomment la "light mobility"

Dans les pays d’Asie et d’Amérique latine comme de plus en plus dans ceux d’ Afrique, ce véhicule urbain est très utilisé, parce qu’économique et maniable. L’autre qualité, selon le constructeur indien, serait qu’il pourrait devenir le véhicule urbain écolo par excellence dans le monde entier. Il sait se faufiler dans les rues congestionnées, sillonner les métropoles tentaculaires mais en Inde, il représente aussi 15% des émissions de CO2. La production de l’hydrogène s’obtient à partir du gaz naturel, de l’eau par électrolyse ou de la biomasse. Des tests sont nécessaires pour vérifier le modèle économique (les prototypes sont encore trop chers) ainsi que la fiabilité technologique (pas question que la protection du moteur à hydrogène soit obtenue au rabais).

New Dehli n’hésite pas à imposer ces technologies plus propres, comme la Cour suprême le fit en 2004, obligeant les autorités de Dehli à convertir tous ses bus et triporteurs au gaz naturel comprimé. Avec le rickshaw à hydrogène, on ferait un pas de plus vers ce que des prospectivistes des transports, réunis autour du blog transit-city, nomment la "light mobility". Si Mahindra&Mahindra, l’Institut de technologie de Dehli, et leur partenaire turc à Istanbul, le Centre international pour les technologies des énergies de l’hydrogène, parviennent à mettre au point le rickshaw à hydrogène sur lequel ils travaillent depuis trois ans et ont déjà dépensé près d’un million de dollars, Antoine Peyralout aura eu le bon karma.


Repères :

Lire une contribution du site Transit-city sur le phénomène montant des rickshaw écolo (2008) :

www.transit-city.blogspot.com/2008/04/et-si-le-rickshaw-tait-lavenir-de-la.html


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