Accueil Influenceurs Idéathèque Couveuse Panorama

Typewriter fantôme

samedi 30 avril 2011

Le 26 avril 2011, la compagnie indienne annonçait sa dernière production de machines à écrire mécaniques : un objet mythologique vient de disparaitre de la planète.

Bombay aura résisté jusqu’au bout : les médias indiens ont annoncé l’acte de décès officiel de la machine à écrire mécanique. On aurait pu la croire disparu des usages depuis la fin des années 1980, après tout le musée de la machine à écrire, à Lausanne, établi le début de la fin de l’usage de la machine à écrire mécanique à 1983. Il n’en est rien. La compagnie Godrej and Boyce vient de produire les tous derniers 200 derniers exemplaires -dont une majorité est le modèle à l’usage de la langue arabe. Ainsi s’achève une production indienne qui remontait à 1950, et demeurait la seule de la planète à résister à l’informatisation généralisée. Jusqu’en 2008, l’entreprise construisait entre 10 et 12 000 typewriters par an, contre 50 000 dans les années 1990. Ses clients étrangers étaient pour la plupart des administrations et entreprises africaines, mais Godrej and Boyce fournissait essentiellement l’Etat indien qui a longtemps préféré l’utilisation dans sa bureaucratie, de la machine à écrire, en raison de sa robustesse, de sa simplicité et de son faible coût d’entretien.

L’extinction planétaire de la machine a écrire mécanique met un terme à toute une mythologie séduisante de la création littéraire, type Hemmingway, Simenon ou Dashiell Hammett (http://www.youtube.com/watch?v=OoDSzhnifn8 ). Une mythologie ambivalente cependant : ces dernières années, le tap tap tap cling résonnait plutôt avec l’image des polices de pays totalitaires et arriérés.


Poster un nouveau commentaire
Nous ! | | CGU | Archives | Administration
Copyright © 2009 - 2016 Cicero| Tous droits réservés
La reproduction totale ou partielle sans permission est interdite.