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Une école des cadres pour Arnaud Montebourg

jeudi 27 octobre 2011, par Emmanuel Lemieux

Le député de Saône-et-Loire envisage le lancement d’une revue en ligne et la création d’un centre de formation des militants.

Et maintenant que faire ? Comment réusir à grossir le pécule de 17% des voix au premier tour des primaires, et structurer ses troupes ? Gaël Brustier, ex-directeur de la campagne d’Arnaud Montebourg, et conseiller technique au cabinet de la présidence de la communauté urbaine du Creusot-Montceau, ne tient pas à en rester là. "Franchement, lorsque nous voyons les débats internes du PS depuis de longues années, le type d’argumentation utilisé, le travail intellectuel un peu dillettante, on se dit qu’il y a du boulot pour les nouvelles générations de militants ! On vit un déficit de culture commune qui nous handicape" lance l’auteur de plusieurs essais remarqués tels que Recherche le peuple désespérément (François-Bourin Editeur) et Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits) .
Le député de Saône-et-Loire vient d’officialiser son mouvement dans l’édition du 25 octobre du “Journal de Saône-et-Loire” : il s’agira d’un "think tank qui organisera la discussion avec les intellectuels". Pour rendre cette activité plus visible, Arnaud Montebourg s’inspirera d’une initiative de l’un de ses soutiens, le philosophe Michel Onfray, c’est-à-dire "une université populaire itinérante".

"Poursuivre la "montebourgisation des esprits"

"La montebourgisation des esprits n’est pas un fait du hasard", plaide Gaël Brustier. Une victoire culturelle doit être soutenue, nourrie, prolongée." C’est dans cette visée que ce proche d’Arnaud Montebourg annonce le lancement prochain d’une revue d’idées en ligne, qui devrait reprendre le titre du livre d’Arnaud Montebourg, Des idées et des rêves (Flammarion, 2010).

Même si pour le besoin de son livre, le député de Saône-et-Loire a beaucoup pioché ses références dans les figures de l’altermondialisation telles que l’économiste et Nobel alternatif Walden Bello, pour théoriser sur sa "démondialisation" (protectionnisme) ou le "capitalisme coopératif", c’est un autre aiguillon politique qui l’a inspiré.
Gaël Brustier, jeune trentenaire et politiste, aujourd’hui proche d’Arnaud Montebourg ne l’a pas toujours été. Sa jeunesse militante a débuté au RPR, dans les rangs des séguinistes de choc. L’étudiant en sciences politiques s’est par la suite rapproché du MRC (Mouvement radical et citoyen) de Jean-Pierre Chevènement, et il s’est compté parmi les membres de la Fondation du 2-mars (ou Marc Bloch), rassemblement baroque des "républicains des deux rives". Son socialisme républicain est pimenté d’altermondialisme et de forums sociaux. Il a ainsi cofondé en 2008, une agence conseil et de communication, Eurosur dont l’objet est "d’être une passerelle entre l’Amérique latine et l’Europe’". Mais c’est aujourd’hui la référence au Jean-Pierre Chevènement des années 1970 qui prédomine. Dans cette décennie, le Centre d’études, de Recherches et d’Education Socialiste (CERES) constituait l’aile gauche du PS, et surtout un foyer d’idées influent après le Congrès d’Epinay, de 1971 jusqu’en 1986. A l’instar du CERES, La Nouvelle France d’Arnaud Montebourg songe à la création d’un centre de formation pour ses cadres.
De l’atelier de La Nouvelle France, indique Gaël Brustier, devraient rapidement surgir quelques propositions sur la place de l’islam en France, afin "de sortir d’un problème surdimensionné".


Repères :

www.lejsl.com/saone-et-loire/2011/10/25/montebourg-cree-un-mouvement-politique-pour-la-nouvelle-france


le 26 janvier 2012 : Une école des cadres pour Arnaud Montebourg

Il abonde en vouloir, et c’est son destin.


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