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Auteur Catherine Véglio

<doc>SUC ET RACINES DES MOTS. L'infatigable Henriette Walter (née en 1929) se consacrera à la chimie culinaire. Son co-auteur me souffle qu'elle est « un cordon bleu ». Elle rétorque qu'elle fait de la « cuisine bidon » avouant qu'elle aime « travailler les restes ». Dans son prochain ouvrage, elle ne livrera aucune recette mais l'étymologie des noms de la table. « À l'origine, le terme de viande vient du latin vivenda, ce qui aide à vivre, qui ne désignait pas forcément de la viande, ça pouvait être du poisson ». Henriette Walter a plein de jolies histoires à raconter. Le pain que l'on partage a donné copains, ceux qui partagent le pain. Elle est « la linguiste qui regarde » et revient au thème du jour, les arbres mais aussi leurs fruits, du latin fructus, participe passé du verbe frui « faire usage de, jouir de ». « En ce moment, c'est la belle saison des pêches » dit-elle. Pierre Avenas rappelle l'origine perse du nom du pêcher, malum Persicum en latin, c'est-à-dire « fruit de Perse ». Car s'il est originaire de Chine, c'est à partir de la Perse et de l'Asie mineure que le pêcher a été importé en Europe dès l'Antiquité. Les arbres sont des migrants et beaucoup de fruitiers viennent d'Asie. Pour le gourmand, l'amandier est un original : ce n'est pas le fruit mais la graine contenue dans le noyau qui le régale. De sa jeunesse à Sfax, en Tunisie, Henriette Walter a gardé le goût des premières amandes vertes, « Je les mangeais entières. C'était incroyablement bon ».

Penser les arbres avec Henriette Walter

Le 3 août 2018, par Catherine Véglio

#Culture

<doc>SUC ET RACINES DES MOTS. L'infatigable Henriette Walter (née en 1929) se consacrera à la chimie culinaire. Son co-auteur me souffle qu'elle est « un cordon bleu ». Elle rétorque qu'elle fait de la « cuisine bidon » avouant qu'elle aime « travailler les restes ». Dans son prochain ouvrage, elle ne livrera aucune recette mais l'étymologie des noms de la table. « À l'origine, le terme de viande vient du latin vivenda, ce qui aide à vivre, qui ne désignait pas forcément de la viande, ça pouvait être du poisson ». Henriette Walter a plein de jolies histoires à raconter. Le pain que l'on partage a donné copains, ceux qui partagent le pain. Elle est « la linguiste qui regarde » et revient au thème du jour, les arbres mais aussi leurs fruits, du latin fructus, participe passé du verbe frui « faire usage de, jouir de ». « En ce moment, c'est la belle saison des pêches » dit-elle. Pierre Avenas rappelle l'origine perse du nom du pêcher, malum Persicum en latin, c'est-à-dire « fruit de Perse ». Car s'il est originaire de Chine, c'est à partir de la Perse et de l'Asie mineure que le pêcher a été importé en Europe dès l'Antiquité. Les arbres sont des migrants et beaucoup de fruitiers viennent d'Asie. Pour le gourmand, l'amandier est un original : ce n'est pas le fruit mais la graine contenue dans le noyau qui le régale. De sa jeunesse à Sfax, en Tunisie, Henriette Walter a gardé le goût des premières amandes vertes, « Je les mangeais entières. C'était incroyablement bon ». Savoirs. Rencontre savante sous des arbres d’ici et d’ailleurs avec la linguiste Henriette Walter et Pierre Avenas, ingénieur des Mines, auteurs de « La majestueuse histoire du nom des arbres ». Idée passionnante : croiser l’étymologie et les sciences naturelles.

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