Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

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Christophe « ultra » Bourseiller

Publié le 3 juin 2009 par

Acteur, écrivain, journaliste, mais aussi spécialiste de l’ultra gauche.

Christophe Bourseiller, à l'époque étudiant d'Un Éléphant, ça trompe énormémement et période hypokhâgne debordienne.
Christophe Bourseiller, à l’époque étudiant d’Un Éléphant, ça trompe énormémement et période hypokhâgne debordienne.
L’INFLUENCEUR. Quel Christophe Bourseillier va t-on voir aujourd’hui ? Ne surtout pas se tromper. Parlez lui de son rôle dans La guerre des boutons, ou bien celui dans Un éléphant ça trompe énormément et il grimace. Il n’est pas qu’un acteur, il est expert également. Mais si à une table de café vous ne le reconnaissez pas immédiatement, il grince des dents. Il est acteur tout de même. «  Ma vie est un puzzle  », aime à se décrire Christophe Bourseiller
Cette fois, on vient voir l’essayiste qui nous reçoit à la terrasse du bar Le Select sur le boulevard du Montparnasse. Il est fatigué. Il doit préparer la prochaine émission de «  Ce soir (ou jamais)  » sur France 3. En tant que conseiller éditorial, il participe au choix des thèmes des soirées et des invités. Le sous-titre du programme – «  l’actualité commentée par la culture  » – l’a convaincu de se lancer dans l’aventure en 2006. Le programme a la qualité de laisser s’installer le débat. Il n’y a pas de bon ni de méchant. Ainsi, l’équipe n’a pas hésité à mettre face à face un homme qui souhaitait réhabiliter Pinochet et un ancien guérillero qui avait été torturé par la junte argentine. Si Christophe Bourseiller se dit heureux dans ce qu’il fait, il ne se voit pas cantonné à cette activité.
«  Je n’ai pas envie qu’on mette sur ma pierre tombale : «  il était programmateur à France 3 !  »  » L’homme rêve d’un grand rôle au cinéma. Sa carrière d’acteur, qu’il avait voulu tant oublier et qu’il avait cru définitivement arrêté, a repris en 2005. On l’a vu sur les écrans dans les films Stella de Sylvie Verheyde en 2008 et LOL réalisé par Lisa Azuelos en 2009. «  Des amis m’ont convaincu que je n’avais plus rien à prouver.  » Il avait arrêté la comédie dans les années 1980 pour prouver qu’il pouvait être un auteur légitime, qu’il pouvait exercer un métier «  sérieux  ». Allant presque jusqu’à vouloir oublier une carrière fulgurante.

Enfant de la balle

Il tombe dans la marmite du cinéma dès quatre ans. Il n’a rien demandé. C’est un enfant né dans une famille du spectacle. Son père, André Gintzburger, était un producteur de théâtre et sa mère comédienne. «  J’ai grandi dans les coulisses du théâtre, j’ai connu Aragon, Ionesco, Chéreau  », raconte-t-il. À 4 ans donc, il joue Gaston dans La Guerre des boutons d’Yves Robert. Une cour de récréation géante pour un enfant. Une réplique pour la vie : « Couille molle ». À 20 ans, il devient véritablement célèbre avec son rôle dans Un éléphant ça trompe énormément. Le film est un succès. Etudiant en hypokhâgne, le jeune Christophe Bourseiller décide d’arrêter les études de philo pour se consacrer au cinéma. Il sera acteur à plein temps pendant quinze ans. Il jouera sous la direction de Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Jacques Demy ou encore Pierre Jolivet. «  À la fin des années 1980, je me suis aperçu que je n’avais jamais voulu être acteur mais que je voulais écrire  », déclare t-il. Premier paradoxe.

L’ultra-gauche

Sa deuxième vie commence. Avec à cœur d’oublier la première. Christophe Bourseiller se spécialise dans l’étude des courants politiques minoritaires.
À la publication de son premier livre, Les Ennemis du système, un journaliste de Libération croit bon de noter que l’auteur est un homonyme de l’acteur Christophe Bourseiller. «  Ils ne pouvaient même pas imaginer que c’était la même personne  », soupire t-il.
Les Français ont découvert à l’automne dernier qu’une bête brutale appelée ultra-gauche avançait lourdement sur la France en sabotant les voies ferrées de la SNCF. Christophe Bourseiller analysait depuis 2003 cette mouvance ( qui est à distinguer de l’extrême gauche) dans son livre Histoire générale de l’ultra-gauche. «  J’ai pourtant lu que j’avais inventé le terme de l’ ultra-gauche dans le cadre d’un complot avec Michèle Aliot-Marie !  » s’amuse t-il.
L’ultra-gauche joue le rôle pratique du croque-mitaine. Julien Coupat fut incarcéré comme le responsable présumé des sabotages. «  Julien Coupat n’a rien avoir avec Jean-Marc Rouillan, militant d’Action directe  » tempère Christophe Bourseiller. Il rappelle que la première action militante d’Action directe a été le mitraillage du siège du patronnât français en 1979. «  On voit bien qu’avec le sabotage des trains, on est très éloigné de la dialectique du fusil mitrailleur. On est plutôt dans l’écologisme radical. C’est bien sûr un acte répréhensible mais pas comparable  », explique t-il.
Alors quand Christophe Bourseiller n’est pas taxé de comploteur, certains cherchent dans son passé des liens avec l’ultra-gauche. Il a été anarchiste quand il avait 15 ans : «  Dans ma jeunesse, j’ai été un lecteur de Guy Debord. Ca aurait pu faire de moi quelqu’un de proche des idées de Julien Coupat. J’ai évolué  ».

Découvreur de mondes parallèles

A côté de ses recherches, il a mené une carrière de journaliste. Il collabora au Matin, à 7 à Paris ou encore à Maximal où il fut rédacteur en chef. Un métier dans lequel il se reconnaît difficilement. «  Je suis avant tout écrivain et acteur.  » À 51 ans, il se sent enfin complet. Dans toutes ses activités, il y a le même intérêt pour la diversité et la pluralité. «  Je trouve que le monde est plein de ressources inattendues, inavouées, cachées. J’aime découvrir des tribus secrètes, des groupuscules, des sectes. Quand vous êtes dans un groupuscule vous entrez dans un autre monde, avec ses règles, son système de représentation.  »
C’est dans le chaos du monde que Christophe Bourseiller trouve ses repères.

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2 commentaires sur “Christophe « ultra » Bourseiller

    1. Christophe Bourseiller
      Je voudrais proposer au Frère de Marie Sarah..
      Un scénario à écrire avec mon dernier livre ” le Muet de Camrgue” Ceci est la vie des Gardians entre les deux guerres.Roman dans lequel je fais revivre les parsonnages de cette époque.
      Ayant 85 Ans je relate les évènements d’alors.

      Une réponse m’obligerait….Merci

      GOOGLE “Guy Dagnac” vous donnera une idée…

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