Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

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Quand Jean-François Copé s’inspire du “conservatisme compassionnel”

Publié le 15 décembre 2009 par

Théorisé par David Cameron, jeune leader conservateur anglais, le conservatisme compassionnel se nourrit à la fois de la notion de fraternité, des références à Benoît XVI et George Orwell. Le think tank de Jean-François Copé aimerait bien acclimater cette idéologie à la France. Pour le philosophe Serge Audier, auteur de la Pensée anti-68 (La Découverte), la fraternité est devenu le credo des néo-conservateurs.
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2 commentaires sur “Quand Jean-François Copé s’inspire du “conservatisme compassionnel”

  1. Quand Jean-François Copé s’inspire du “conservatisme compassionnel”
    Deux corollaires, qui en sont aussi les buts, à cette nouvelle compassion, qui rappelle les plus cyniques des bondieuseries des dames de charité.

    En premier lieu, l’Etat est secondaire dans les rapports entre les citoyens, et son rôle doit donc être diminué; un des credos des neocons.

    Et puis, les malheurs des individus sont largement indépendants de leur situation matérielle ; il est donc inutile de lutter contre les inégalités économiques.

    On pourrait qualifier cette nouvelle compassion sur mesure d’appendice de l’ultralibéralisme.

  2. Quand Jean-François Copé s’inspire du “conservatisme compassionnel”
    Oui, on imagine très bien Jean-Claude Michéa et Bruce Bégout faire une présentation au Club Génération France de la “Common decency” d’Orwell… Le concept de “common decency” est bien autre chose qu’un système d’entraide étatophobe, il désigne une disposition d’esprit, une civilité des gens humbles.

    Si Orwell s’est volontairement qualifié d’anarchist tory, c’était surtout une boutade car ce dernier n’a jamais appartenu au parti conservateur et s’est même encarté chez les dissidents de l’Independent Labour Party.

    Orwell n’était point étatophobe (il pensait qu’une société anarchiste serait invivable) et pronait la nationalisation des banques, du chemin de fer et de l’énergie (lire la dernière mouture du Magazine littétaire sur Orwell) même s’il pouvait pointer les limites d’un tel système.

    Les Tories ont volontairement oublié un aspect de la pensée d’Orwell: la critique du progrès et l’antimachinisme dans leur marché aux idées.

    La tentative du Parti Conservateur est astucieuse et on est bien loin de “la société n’existe pas” de Thatcher, bien au contraire… Orwell, Lasch, ils peuvent enrôler du monde tant ces penseurs ont mauvaise presse auprès d’une partie de la gauche.

    Serge Audier dénonce avec pertinence les habits neufs des néoconservateurs (néonéoconservateurs?) car il y a effectivement une offensive d’essence anglosaxonne (Une de la revue Prospect) sur le concept de Fraternité depuis 2006.

    Après, de-là à dire qu’il y a une percée des néoconservateurs français avec le concept de fraternité via Régis Debray (néocon selon la revue Regards) ou un petit article sur Orwell dans “Le Meilleur des Mondes” de l’automne 2006 (combien d’article sur Orwell chez les anachistes-luddites?, il ne faudrait pas pousser mémé dans les orties.

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