Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

#cinéma Midi-Minuit #Eric Losfeld #Revue Midi-Minuit Fantastique

Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres

Publié le 19 avril 2014 par

Le cinéma Midi Minuit, boulevard Poissonnière, à Paris, est à la genèse de la revue légendaire Midi-Minuit Fantastique (1962-1970) publiée par Éric Losfeld, et qui vient d'être rééditée.
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28 commentaires sur “Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres

  1. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
    Quelqu’un pourrait-il m’indiquer où je pourrais trouver un pavé publicitaire (presse de l’époque) pour “Maciste contre le fantôme” ? D’avance, merci ! E. Warner

  2. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
    KONGA

    «  Les éléphants sont contagieux  », proverbe surréaliste.

    «  KING KONG n’a pas fini d’entraîner dans sa chute les pires aberrations cinématographiques puisées à la source du mythe. Exemple récent ce KONGA qui nous vient d’Angleterre, servi par une publicité «  discrète  » aux slogans prometteurs : «  Depuis KING KONG, jamais l’écran n’a explosé avec une telle furie !  ». Probablement furie du désespoir car ce Konga est à désespérer des anthropoïdes. «  Plus formidable que KING KONG !  » annonçait (déjà) la R.K.O. en 1949 à la sortie de MIGHTY JOE YOUNG aux cinémas Gaumont-Palace et Rex, elle ajoutait «  Ce que l’on n’avait jamais vu à l’écran.  » Ce que l’on n’avait jamais vu à l’écran, on eût beaucoup aimé ne jamais le revoir. Cependant, 13 ans après le débonnaire Monsieur Joë, un autre Gorille, avec d’équivalentes formules publicitaires, ramène l’ennui au plus profond des salles obscures. Mais qui nous délivrera des singes ?  » (…)
    Alain Le Bris
    au sommaire MMF n° 6 La Chasse du Comte Zaroff

    1. KONGA et la myopie critique occasionnelle de MMF
      KONGA est un film que n’auraient pas désavoué les Surréalistes qui admiraient le KING KONG de 1933. La critique méprisante de Le Bris (pourtant un des fondateurs de MMF) est un exemple de myopie critique. Car ne lui en déplaise, KONGA était et demeure une série B très savoureuse, inventive et plastiquement assez belle, sans oublier le grand comédien Michael Gough dont c’était alors l’âge d’or fantastique.

      MMF sera plus heureux, durant sa seconde période, en reconnaissant l’originalité thématique et la beauté plastique des variations de Inoshiro Honda : KING KONG CONTRE GODZILLA (1962) et LA REVANCHE DE KING KONG (1967).

          1. KONGA et la myopie critique occasionnelle de MMF
            Sur KING KONG et LE FILS DE KING KONG, qui avaient été réédités ensemble dans l’édition Montparnasse collector 2 DVD, mes remarques techniques et critiques se lisent ici :
            http://www.ecranlarge.com/dvd_review-list-1273.php

            Sur LE FANTOMEDE L’OPERA version Fisher, (édition Universal NTSC zone 1 aux couleurs admirables mais il manque la VF d’époque audible uniquement dans l’édition française Bach Films) mes remarques critiques (notamment contre le texte de Caen)se lisent là :
            http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-9707-10753.php

            PS
            Concernant la destruction de Londres, oui absolument, cher Mathis… je crois d’ailleurs que seule l’ampleur de sa destruction par GORGO réalisé par le grand Eugène Lourié (sorti à Londres en octobre 1961) peut être comparée à celle opérée par le KONGA de John Lemont (sorti à Londres un peu plus tôt en mars 1961).

        1. KONGA et la myopie critique occasionnelle de MMF
          Il y avait une belle photo N.&B. de plateau ou d’exploitation de Claire Gordon et Konga dans KONGA publiée par Roland Villeneuve, LE MUSEE DE LA BESTIALITE, éd. Henri Veyrier, l’un de ses trois grands MUSEES avec celui des supplices et celui du fétichisme.

          1. KONGA et la myopie critique occasionnelle de MMF
            Une photo de Claire Gordon ou de Margo Johns ? J’ai un doute… peut-être, à la réflexion, y en avait-il deux dans le livre, une montrant M.J. et Konga, l’autre montrant C.G. et Konga ?

        1. Le paradoxe français concernant Inoshiro Honda
          Concernant Inoshiro Honda, oui absolument : on peut le dire. Je voudrais ajouter qu’il y a, à son sujet, un véritable paradoxe français.
          Alors que sa réception critique française positive avait été
          – véritablement initiée par MMF (*),
          – confirmée par les historiens et critiques français des années 1970 (René Prédal, Gérard Lenne, Jean-Pierre Bouyxou, Jean-Marie Sabatier) – amplifiée par la Cinémathèque Française qui le programmait parfois,
          – relayée par les trois revues héritières de MMF, à savoir les éditions françaises de CREEPY, EERY et VAMPIRELLA où écrivaient encore les critiques de MMF,
          elle n’a jamais eu pour contrepartie une édition vidéo magnétique ou numérique à sa mesure en France.
          On dispose de coffrets Kenji Mizoguchi à la mesure de l’importance de Mizoguchi. On dispose d’un beau coffret GAMERA qui comprend de nombreux titres de cette belle série de kaiju eiga fantastiques japonaises. Mais on ne dispose toujours pas en France de coffret Inoshiro Honda proposant l’intégralité de ses films fantastiques réalisés pour la Toho. Et les éditions magnétiques ou numériques sont lacunaires ou peu satisfaisantes, y compris celles réputées cinéphiles (l’édition Dionnet de RODAN ne proposant pas la VF d’époque ni le montage américain du film sur lequel elle avait été réalisée). Puissent nos remarques sur Honda déclencher une salutaire prise de conscience auprès des éditeurs vidéo, puisse bientôt un coffret HD ou UHD contenant l’intégralité des Kaiju eiga de Honda sortir en France, dans des éditions cinéphiles présentant de nombreux documents, affiches, photos, et les diverses versions internationales et les différents montages de chaque titre !

          (*) On se souvient que le critique Pierre Philippe, écrivant dans la revue CINEMA petit format des années 1955-1959, méprisait en général GODZILLA et les autres “kaiju eiga” de la Toho.

    1. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
      “Il faudra non l’habileté, mais l’instinct créateur de Godard pour transformer Paris, sans maquillage, en une très vraisemblable Alphaville. Le viaduc d’Auteuil, filmé par Coutard aux premières heures de la nuit, n’est plus le viaduc d’Auteuil puisque les habitués du quartier (et l’ami Sternberg en premier lieu) l’ont difficilement reconnu.”
      Michel Caen, Alphaville “Capitale de la douleur” (citation d’Eluard), Midi Minuit Fantastique n° 13 (p.74)

  3. paradoxes critiques : Louis Seguin et Michel Caen
    Sur Louis Seguin alias “Georges de Coulteray”, signataire de LE SADISME AU CINEMA, éd. Losfeld dans lequel on trouvait une photo de L’IMPASSE AUX VIOLENCES de Gilling qui m’avait impressionné lorsque je l’avais feuilleté passage Grévin. Je lis sa notice nécrologique sur internet, on constate qu’il était philosophe de formation, qu’il fut membre de POSITIF (édité par Losfeld donc, tout comme MMF) et qu’il s’intéressait à Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, au surréalisme et à Ado Kyrou. Il n’aimait pas ALPHAVILLE mais il aimait OTHON : on ne peut pas tout aimer ! Il triait dans la Nouvelle Vague…

    Sur Michel Caen, le paradoxe est qu’il pouvait défendre Godard et descendre (injustement) Fisher (voir sa critique négative de LE FANTOME DE L’OPERA à laquelle j’ai en partie répondue dans ma propre critique positive parue sur Ecran Large au moment de la reprise vidéo numérique du film en France et aux USA par Universal et Bach Films). Le problème de ce paradoxe est qu’il n’y avait personne à MMF pour rectifier le tir : si ma mémoire est bonne, aucune critique positive n’est ensuite parue dans MMF sur LE FANTOME DE L’OPERA de Fisher alors que c’est la meilleure version jamais filmée du roman de G.L. et l’un des plus beaux Fisher. Lise Frenkel admirait LE FANTOME DE L’OPERA mais elle avait publié son article en deux parties sur Cinéma & Psychanalse – dans lequel elle analysait notamment certains films de Roger Corman – dans CINEMA, pas dans MMF.

  4. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
    La Midi Minuit, 14 bd Poissonnière, était attenant au bar tabac voisin, avec terrasse sur le trottoir.
    Enseigne verticale alternative la nuit MIDI,
    MINUIT au-dessus à la césure entre le ciné et le troquet.
    Le Midi Minuit a été effacé de la façade, comme s’il n’avait jamais existé. Le banque se prolonge jusqu’au café.

  5. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
    P.S.
    Heureusement qu’il y a le texte de M. Caen p. 74/75 sur Alphaville. Il relève le niveau.
    Quand on (re)lit le papier de Seguin p. 72-73-74 (n°13) !

  6. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
    Remarque à propos d’Alphaville de Godard, suite à un message que m’a envoyé Vinz Orlof.
    Effectivement, Michel Caen a défendu le film (“Capitale de la douleur”) deux belles pages dans MMF n°13 (Nov. 1965). (“Alphaville est pour moi, non seulement un film de S.-F., mais bien l’un des meilleurs.”, écrit-il.)
    Par contre, Louis Seguin flingue le film sur les deux pages précédentes.

    1. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
      En effet, Michel Caen a toujours défendu Godard, et il était proche de la Nouvelle Vague. Il a même fait un (court) passage comme critique aux Cahiers du Cinéma.

      1. Midi-Minuit Fantastique renaît de ses cendres
        Je viens de lire l’article en question, de Michel Caen, sur Pierrot le Fou : “L’oeil du cyclone”, tout à fait remarquable, paru dans le N° de Janvier 1966 des Cahiers du Cinéma, pour ceux que ça intéresse. P.74
        Par ailleurs, Nicolas Stanzick m’a confirmé que l’article de Louis Seguin totalement négatif sur Alphaville avait été imposé dans MMF par Losfeld.
        Papier affligeant (que l’on remarque en premier), rappelant ce pensum de 40 pages : Miroir du Cinéma (Spécial 12-13) entièrement consacré à une démolition d’Alphaville, titré GODARD NE PASSERA PAS (titre en lettres grasses soulignées occupant toute la couverture)… que l’on trouvait d’ailleurs en vente à 4 frs (ce qui était le prix d’une entrée de cinéma) lorsque le Cinéma du Panthéon affichait Alphaville !
        On peut sourire devant le manque de clairvoyance !

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