Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

Bernard Thomas, you only live twice

Publié le 16 février 2017 par

Il câline les glaciers, tutoie les fonds marins, cajole les nuages, dialogue avec le soleil, se joue des cristaux de neige…

« Par secousses intermittentes, brusques comme les bonds d’un tigre, la vie émerge faisant palpiter sa crête sombre sur la mer. Voilà à quoi nous sommes attachés voilà à quoi nous sommes liés, tels des corps humains à des chevaux sauvages. Et pourtant nous avons inventé des procédés pour colmater les crevasses et masquer ces fissures. »
Virginia Woolf, Les Vagues

1-4.jpg Localisé tantôt sur les rives algériennes ou au beau milieu d’un océan, tantôt sur la terre ferme qu’elle soit belge, suisse, nippone, parisienne, romaine ou new-yorkaise, le personnage se montre d’une insatiable mobilité.

Habité par un mouvement perpétuel, il s’invite, adolescent, dans les officines d’artistes du quartier Bastille et d’ailleurs, se nourrissant en fin gourmet de savoir-faire, de techniques diverses mais singulières, de rencontres éclairantes.

Dès lors, la route sera toute tracée. La création prendrait une place, une place prépondérante… toute la place. Bernard Thomas ne produit pas de l’art, il sculpte sa vie en une œuvre protéiforme, humaniste, une ode à la liberté !

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Quelle plus belle image de liberté que celle de se jouer du temps. Celui d’appréhender les techniques de plongée sous-marine ou les rudiments de pilotage, si nécessaire à la fécondation pluriannuelle de telle ou telle œuvre.

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Il câline les glaciers, tutoie les fonds marins, cajole les nuages, dialogue avec le soleil, se joue des cristaux de neige… Quand il entend le mot art, il fait parler la poudre pour de stupéfiants tableaux explosifs.

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Un instant, la camarde crut avoir la main et maîtriser les jours de Bernard Thomas… «  Il mourut pour le plaisir de renaître demain. Fit la nique à la mort !  »

La fissure était là, entre être et avoir été, entre art et artisanat, entre démocratie et médiocratie… Ce pas grand-chose qui change tout, Thomas non seulement le panse et le magnifie de poudre d’or et poussière de diamant mais encore permet au passant «  d’en avoir sous le pied  » et d’essaimer l’enrichissement au gré de ses déambulations.

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Une première vie n’a pas permis à Thomas de matérialiser tout son imaginaire, une seconde vie peut-être pas davantage, mais comme le dirait si bien son potentiel biographe Jules Verne, «  rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée  » …

http://www.bernard-thomas.com/index.html


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