2020, l’année Albert Camus

Le 23 décembre 2019

L’idée : 60 ans après sa mort, redécouvrir "l’œuvre-vie" de l’écrivain à travers un documentaire de Georges-Marc Benamou le 22 janvier sur France 3.

#Culture
"Les vies d’Albert Camus", signé G-M Benamou : Se défendant d’en faire une hagiographie, le documentaire reste obstinément solaire malgré la part d’ombre.

INFLUENCEUR « Rares sont les écrivains qui réussissent de telles œuvres-vies : Voltaire, Tolstoï, Hemingway... », remarque le producteur Georges-Marc Benamou. Dans cette lignée, Albert Camus. Le 4 janvier 1960 mourrait à l’âge de 46 ans, le Nobel de littérature. Soixante ans après sa mort, documentaire et ouvrages veulent revivifier la personnalité littéraire et intellectuelle, éclipsée par l’ombre de son meilleur ennemi, Jean-Paul Sartre. L’écrivain de La Peste et de L’Étranger, l’un des romans les plus vendus dans le monde ( 24,7 millions d’exemplaires vendus de ses œuvres toutes confondues chez Gallimard), le philosophe de l’absurde et de la révolte, mais aussi le résistant, le journaliste de Combat (dont L’Express ravive le talent dans son édition de fin d’année), l’homme de théâtre mais aussi l’amoureux (Francine et Maria Casarès) et le libertaire constituent autant de facettes à redécouvrir.

« Tout nous attache à Albert Camus, à cet orphelin, fils d’une femme de ménage sourde, et sauvé par un instituteur exemplaire. C’est d’ailleurs une fable républicaine, et elle est véridique. » Georges-Marc Benamou.

Pour son documentaire Les vies d’Albert Camus qui sera diffusé en prime time sur France 3 le 22 janvier 2020, Georges-Marc Benamou a choisi la hauteur d’épaule.
« En lui tout se mêle de façon inextricable, remarque l’auteur du documentaire dans sa note d’intention, le bonheur et la tragédie ; la misère et la gloire ; les tribunes enfiévrées autant que le silence désespéré sur l’Algérie, les dernières années. Une course, vers le bonheur, vers le Tragique aussi. »

« Tout nous attache à lui, à cet orphelin, fils d’une femme de ménage sourde, et sauvé par un instituteur exemplaire. C’est d’ailleurs une fable républicaine, et elle est véridique. Il a fallu, pour montrer cela, mixer les archives rares à des films amateurs en couleur restituant cette vie « Algérie française » des années 30 - 40, bains de mers, sports, promenades d’élégants et d’élégantes sur le front de mer ; et raconter cette Algérie coloniale, la juxtaposition de deux mondes, européen et musulman. »

Se défendant d’en faire une hagiographie, le documentaire reste obstinément solaire malgré la part d’ombre, les dépressions. Le comédien Philippe Torreton accompagne par sa voix le destin hors normes de cet enfant des quartiers pauvres d’Alger. Ce Français d’Algérie qui ne cessera de lutter pour l’égalité avec les Arabes et les Kabyles mais qui pourtant redouta l’Indépendance du FLN. L’intrépide « frère des hommes » et le héros moderne contrarié par la mort plus rapide que lui.

Parmi les intervenants, on note Catherine Camus, fille d’Albert Camus, Mette Ivers, dernière passion et Michel Bouquet, comédien et ami de l’écrivain.




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