Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

#Culture

Che nul

Publié le 15 octobre 2020 par

Un biopic catastrophique du Che chez Vuibert.

Che Une vie révolutionnaire, José Hernandez Jon et Lee Anderson, Vuibert, 430 p. 25, 50 €.
Che Une vie révolutionnaire, José Hernandez Jon et Lee Anderson, Vuibert, 430 p. 25, 50 €.
BD. Le biopic et l’adaptation de travaux universitaires ou journalistiques sont un genre nouveau en bande dessiné. Certaines sont des réussites comme l’adaptation des Soldats de Salamine de Javier Cercas par José Pablo Garcia (Actes Sud, 2020). Mais là, avec Che, une vie révolutionnaire on touche le fond du fond. Lee Anderson, journaliste au New Yorker, correspondant de guerre, spécialiste de l’Amérique latine est l’auteur d’une biographie dite de référence sur Che Guevara, et qu’a adapté en BD, José Hernandez, dessinateur de presse mexicain, Une bio ? Une assommante hagiographie, dégoulinante comme la cire d’un cierge. Les personnages sombres et ternes sont souvent caricaturaux dans leur figuration comme dans leur représentation historique. Les auteurs se proposaient de retracer la vie du médecin révolutionnaire Ernesto Guevara connu sous le nom du Che. Elle ne permet malheureusement pas de saisir la personnalité et la vie de ce révolutionnaire, dont les accès de colère et de violence pourtant documentés sont présentés comme le fruit de la propagande des exilés de Miami, aux mains de la CIA. Tous les poncifs véhiculés par le idolâtres guévaristes sont réunis : de la prise de conscience du révolutionnaire, à l’engagement dans le communisme en passant par le passage à la lutte armée d’abord à Cuba où il réussit grâce à son génie militaire à renverser le régime, jusqu’à sa mort en héros christique dans la jungle bolivienne.

Rien sur les exactions, les excès et les propos racistes et homophobes du « boucher de la Cabaña »

Cette biographie sans recul ne révèle rien de l’élimination physique des socialistes ou des anarchistes cubains exécutés sur ordre du Che surnommé par les prisonniers «  le boucher de la Cabaña ». Les 17 000 personnes abattues lorsqu’il était responsable de la sécurité sont réduits à une purge rendue contre des suspects et des contre-révolutionnaires. Les tirades homophobes sont justifiées par la période et les propos racistes du « Comandante  » comme ceux tenus dans son Journal à motocyclette, purement et simplement ignorées. Un piètre portrait qui ne mériterait même pas de figurer sur un tee-shirt. Pour les croyants les icônes sont sacrées, comme à Byzance on serait tenté d’être iconoclaste…

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