Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

Du grand banditisme social

Publié le 9 janvier 2021 par

L’idée : découvrir et réfléchir sur l’action sociale et leurs influences sur la société, de quelques magnifiques bandits.

bandits.png HISTOIRE SOCIALE. Jacques Baujard et Cédric Biagini, maîtres artisans de la maison d’édition L’Échappée, viennent de rassembler un recueil de nouvelles originales, conçues par toute une flottille d’écrivains plus ou moins recommandables [[Émilien Bernard, Thomas Giraud, Sarah Haidar, Linda Lê, Patrick Pécherot, Serge Quadruppani, Sébastien Rutés et Jean-Luc Sahagian.]]. Dans leur introduction, ils livrent un magnifique plaidoyer pour le métier de librairie : lisant, conseillant et promouvant les livres. Leur propre catalogue littéraire mérite également le détour. Donnons deux noms, juste pour le plaisir : Alan Sillitoe et Jean Malaquais !
Avec ce livre, ils exaltent un thème fort de l’écriture sociale, celui du brigand et du bandit. Sur un plan historique et politique, ils s’inscrivent dans les travaux de l’historien anglais, Eric Hobsbawm les ayant analysés en primitifs de la révolte et relevant la part sociale souvent négligée du brigandage et du banditisme. Pour les promoteurs du livre, à contre temps de l’esprit du temps, les bandits et les brigands sont des héros, et pas seulement des figures culturelles, même si les noms de certains d’entre-eux sont venus à nous par films et livres de fiction. Dans ce petit panthéon du brigandage, on retrouve Cartouche et Rob Roy, qui pratiquaient la redistribution des richesses au XVIIIe siècle. Plus près de nous, de grands noms de la révolte contemporaine émergent : le bandit kabyle Hend U Merri résistant les armes à la main à l’administration coloniale et aussi et Marie Bonita qui avec Antonio Silvino, pillaient sans peur et sans pitié le Nordeste pour rendre l’argent aux paysans sans terre brésiliens.

A leurs côtés, se retrouve la figure d’un Sante Notarnicola, l’ancien communiste en rupture de ban qui pille des banques pour financer la révolution avant de finir enfermé entre quatre murs. C’est là qu’il commence à écrire sur la condition de voleur révolutionnaire. Il cohabite avec Phoolan Devi, la jeune indienne mariée de force qui a voulu rendre coup pour coup à la domination masculine.
Dernier message subliminale des auteurs : ne volez pas le livre, il ne génère pas de profil mais une lecture roborative.

lu_et_approuve_120dpi.jpg Bandits et brigands, Collectif, L’Échappée, 204 p., 19 €. Paru second semestre 2020.

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