Les végétaux ne sont pas des quiches

Le 12 novembre 2019, par La rédaction des Influences

L’idée : le 24 novembre, le Festival du livre et de la presse d’écologie se consacre à l’intelligence des plantes.

#Mentalité

Écologie. Dimanche 24 novembre, le Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé) qui se tient à Paris, organise une conférence-débat avec la revue en ligne Sciences critiques : « L’ intelligence végétale pour repenser radicalement notre (rapport au) monde ? » C’est dans l’air du temps et dans les bibliothèques écolos : La vie secrète des arbres (Les Arènes, 2017) de l’ingénieur forestier allemand Peter Wohlleben a inauguré une forêt de livres sur la question : les arbres sont connectés, les plantes ont des stratégies, les champignons réseautent. Bref, les végétaux ne seraient pas des quiches.

Quels droits pour les plantes ?

« Pourtant, la thèse de l’« intelligence végétale » reste encore très controversée au sein même de la communauté scientifique, remarque Anthony Laurent, rédacteur en chef de Sciences critiques. Les végétaux, qui forment plus de 99 % de la biomasse de la Terre – et desquels dépendent les femmes et les hommes pour leur survie –, sont-ils vraiment « intelligents » ? Que recouvre exactement ce qualificatif pour les chercheurs et les philosophes ? Si les plantes (arbres, fleurs, légumes, algues...) sont capables de communiquer, de discerner formes et couleurs, d’apprendre, de se souvenir, de ressentir, de penser, de développer une forme de vie sociale basée sur l’entraide et l’échange, etc., ont-elles pour autant ce qu’on appelle chez les êtres humains une « conscience » ? Ou certains scientifiques pécheraient-ils plutôt par excès d’anthropocentrisme et de zoomorphisme ? Les débats, épineux, entre spécialistes se poursuivent…

L’un des enjeux de cette question est que les plantes soient reconnues, par tout un corpus juridique, comme des « êtres sensibles » – à l’instar des animaux. Alors devenus sujets politiques, quels liens tisseront les citoyens végétaux avec les humains, tandis que tournent les horloges de l’effondrement de la biodiversité et du dérèglement climatique ?
François Bouteau, biologiste, maître de conférences à l’Université Paris 7-Denis Diderot et Quentin Hiernaux, philosophe, chercheur au Fonds National Belge de la Recherche Scientifique (FNRS), coordinateur de l’ouvrage Philosophie du végétal (Éditions Vrin, 2018), aideront à plancher sur ce terreau de questions.

Lieu : 100 Etablissement Culturel Solidaire (100 ECS)
100 rue de Charenton – 75012 PARIS Accès : Gare-de-Lyon (métro 1 et RER A), Reuilly-Diderot (métros 1 et 8) et Ledru-Rollin (métro 8).

Entrée libre et gratuite (dans la limite des places disponibles, de 15 à 16h30).
Pour tout renseignement complémentaire : redaction@sciences-critiques.fr.

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