Vous êtes dans Les influences > Commentaire


Envoyer un commentaire


votre commentaire
    texte
vous



L’armée cherche de nouvelles armes contre le covid-19

vendredi 20 mars 2020

L’appel à projets tout azimuts de L’Agence de l’Innovation de Défense témoigne du défi et de l’impact de la pandémie.

RECHERCHE. Branle-bas de combat au ministère de la Défense contre le covid-19. Budget : 10 000 000€. « Important : les projets devront être d’une maturité technologique suffisante pour être employables pendant l’actuelle pandémie. Ces solutions innovantes devront être facilement et rapidement reproductibles et s’appliquer à l’échelle de l’ensemble du territoire national dans l’enveloppe budgétaire définie » précise l’appel à projets de l’Agence de l’Innovation de Défense (AID). Il s’agit d’un organisme placé sous l’autorité du Délégué général à l’armement, créé en 2018, et dirigé par Emmanuel Chiva, biomathématicien et spécialiste de l’IA.
C’est un dispositif qui s’ajoute à ceux mis en place par l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et ses projets-flash et de l’Union européenne, mais non cumulable avec ces derniers afin de permettre «  le soutien d’un maximum de projets prometteurs  »
L’AID ratisse large et mobilise un certain nombre de compétences, de l’ergonomie au design, en passant par les sciences sociales. L’éventail des demandes illustre l’impact et les effets sanitaires, médicaux, industriels, techniques et sociaux provoqués par la pandémie.

L’AID veut répondre à des besoins d’hygiaphones adaptés, de nouveaux outils ou détecteurs de contamination, d’amélioration du télétravail, d’autodiagnostics rapides mais aussi de gestion psychologique et de « lutte contre la transgression »

« Nous avons identifié un certain nombre de domaines et de situations concrètes pour lesquels nous pressentons des améliorations possibles :

Protections individuelles ou collectives, soignants et populations (e.g. masques, « hygiaphones de fortune », concepts innovants de protection, de barrières, techniques de recyclage, Do It Yourself, etc.) ;
Gestion de la distance de sécurité entre individus ;
Automatisation de tâches pour le prélèvement, le nettoyage du matériel ou des salles ;
Facilitation du déploiement d’hôpitaux de campagne en soutien aux populations ;
Gestion de crise, aiguillage, structuration/modularité des chaînes de prise en charge (e.g. gestion logistique, RH, etc.) ;
Production de nouvelles solutions de décontamination pour tout type de surface, pour petits et grands matériels, pour les espaces de vie, etc. ;
Capacité de production en masse de solutions de décontamination ;
Soutien à la prise en charge médicale (production du matériel ou traitement manquant, concept de recyclage, de détournement ou autre idée permettant de pallier ces manques) ;
Détection du virus dans l’environnement ;
Diagnostic et autodiagnostic rapide et conduite à tenir associée - dépistage massif - dépistage participatif
 »

L’AID s’intéresse également à de nouvelles pratiques de psychologie de masse et des techniques de consentement de la société :

« Gestion de l’impact psychologique individuel et sociétal (communication et sensibilisation sur la crise et l’épidémie, amélioration de la perception du risque d’épidémie, gestion de l’après crise, etc.) ;
Facteurs de limitation des déplacements et lutte contre la transgression ;
Amélioration du travail à distance (outils de continuité numérique, sécurisation, etc.) ;
Amélioration de la vie en isolement à domicile (numériques mais aussi hors solutions numériques) »

L’AID ramasse les copies au fil de l’eau jusqu’au 12 avril.