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Eduardo Galeano

dimanche 10 mai 2009, par Emmanuel Lemieux

Le 18 avril 2009, à la fa­veur du Som­met des Amé­­riques à Trinidad-et-Tobago, le président vénézuélien a offert au président étatsunien, l’un de ses livres de chevet et grand classique des gauches latino-américaines. Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, signé de l’écrivain et de l’essayiste urugayen Eduardo Galeano.

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Portrait dessiné : Darius

Issu d’un reportage minutieux, datant de 1971, sur un soulèvement populaire en Bolivie face au pillage de l’argent, du salpêtre et de l’étain, l’essai rencontra un succès critique et politique phénoménal. En France, selon l’éditeur Plon, le livre s’est écoulé, de 1981 à 2007, à plus de 550 000 exemplaires dans la prestigieuse collection « Terre humaine » et poursuit sa diffusion en poche.

L’intellectuel sympathisant de la pensée altermondialiste, et signataire du manifeste de Porto Allegre en 2005, revit, depuis ce don de Chavez à Obama, une seconde jeunesse. Son essai fougueux et lyrique, écrit il y a près de quarante ans, a fait l’objet ces dernières semaines, d’une remontée spectaculaire dans les références et d’un commerce en ligne intense, que ce soit dans l’édition hispanophone comme dans l’anglophone. La dénonciation argumentée d’Eduardo Galeano du pillage depuis le xve siècle des richesses latino-américaines, et notamment exploitées au xxe siècle par les États-Unis, connaît un regain de curiosité. En 2008, Eduardo Galeano, 68 ans, a réitéré cette même analyse et son indignation intacte dans Prensa 12. C’était au lendemain d’une manifestation de l’opposition bolivienne, sévèrement réprimée, contre le projet d’exportation du gaz vers la Californie et le Mexique. Un projet qui renvoie justement la Bolivie à ses démons du pillage de l’argent, du salpêtre et de l’étain connus depuis des siècles.


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