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Edwige Fenech, pour mémoire glamour

Le 10 novembre 2011, par Alexandre Mathis

Un fanzine consacré à la bombe du cinéma bis italien des 70’s

#Edwige Fenech #Stéphane Erbisti #Toutes les couleurs du bis

Les fanzines ‒ il y en a eu beaucoup au cours des sixties et seventies, il n’y en a quasiment plus ‒ ont ce côté sympa de correspondre à ce qui ne se fait pas dans la grande presse, à ce qui n’est pas édité par le commun des éditeurs.
Format de poche, belle présentation, le premier numéro du fanzine de Stéphane Erbisti est entièrement consacré à Edwige Fenech.

Sensualité qui crève l’écran, actrice fine, adulée par Tarantino, qui la fera tourner en 2007

Cinquante-quatre pages, couleurs, noir et blanc. Quarante films retenus, sur une filmo de 80. Un film par page. Photos. Reproductions d’affiches de chaque film commenté. Des nanars aujourd’hui légendaires (séries La Prof… La Toubib… La Flic…) aux gialli fiévreux de Sergio Martino, quelques perles (Toutes les couleurs du vice, sur lequel le fanzine décalque son titre, Your Vice Is A Locked Room And Only I Have The Key, L’Étrange vice de madame Wardh) pour citer le meilleur, avec L’île de l’épouvante de Mario Bava dont le titre italien est plus représentatif (Cinque bambole per la luna d’agosto), un délire érotique psychédélique où elle a la belle part, caressée par les zooms à fleur de peau d’un virtuose de la démesure. Comédie lourde (Tais-toi quand tu parles avec Aldo Maccione est visible pour elle) mais aussi Festa-Campanile, Risi, un film de Tognazzi (Qui chauffe le lit de ma femme)… Du film de jungle (Samoa) au début, aux dernières apparitions, le parcours d’Edwige Fenech est très déshabillé, mais aussi motivé. Sensualité qui crève l’écran, actrice fine, adulée par Tarantino, qui la fera tourner en 2007, Edwige Fenech avait reparu après une longue absence, longuement interviewée en 2005 pour un bonus du dvd Your Vice Is A Locked Room And Only I Have The Key (NoShame) plus belle que jamais. Osons le mot, radieuse elle était.

En écho au culte dont elle est aujourd’hui l’objet, Stéphane Erbisti lui dresse un brûlant hommage à travers un press-book suave et coloré, catalogue d’un cinéma de genres qui n’existent plus.



Repères :

Toutes les couleurs du bis, parution octobre 2011, 54 pages, 7 euros.
Fanzine de cinéma : On peut le commander sur le site Sin’Art.



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