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La Corée en 20 photos

samedi 31 août 2013, par Arnaud Vojinovic

On ne peut pas résumer un pays aussi complexe et riche que la Corée du Sud en simplement 20 photos. Cette série de clichés est à prendre pour ce qu’elle est, un florilège. Invitation à découvrir un pays qui séduit de plus en plus de français.

Un pays attaché à son patrimoine et ses traditions

Des étudiants revêtent l’habit traditionnel du lettré lors d’une manifestation pour soutenir la demande du classement par l’UNESCO de six écoles de lettrés.

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Byeongsanseoweon (Andong 2013)

La consommation de chien fait toujours débat. Pas vraiment interdit, pas vraiment autorisé, le bouillon de chien est traditionnellement consommé les jours les plus chauds de l’été. Il est préférable de garder un œil vigilant sur le toutou de la famille en cette saison, les journaux relatant parfois même des vols à l’arrachée et des violences sur les propriétaires récalcitrants.

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Restaurant spécialisé en bouillon de chien et de poulet. Derrière une devanture discrète, le restaurant fait salle comble l’été (Séoul 2013).

Une culture mosaïque et ouverte aux influences.

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Une scène Indie riche et variée qui contraste avec le misérabilisme du Hallyu. Concert de Wasted Johnny’s au Freebird (Séoul, août 2013).

Le « Convenience » à la coréenne

Tout doit être facilement accessible. Une palette de services souvent gratuite accompagne l’acte d’achat.

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Les services de livraison sont redoutablement efficaces et gratuits. Même McDonald’s se doit de livrer ses menus (Busan, 2013).

Le service là où le consommateur en a besoin.

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Un distributeur de billet mobile à proximité de la plage (Gangneung, 2013).

Les systèmes de vidéo surveillance sont omniprésents. Route, métro, café, aire de jeu pour enfants. Ils servent même à constater les infractions de stationnement.

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Dans le parking d’un supermarché, les premiers chiffres de la plaque minéralogique permettent au système de video surveillance d’indiquer la place où est garé le véhicule (Séoul 2013).

Une consommation décomplexée.

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Dom Perignon 2003 partageant la vitrine réfrigérée avec des cans de Coca Cola à Garosu-Gil, la rue la plus tendance de Séoul (Séoul 2013).

Un produit nouveau et innovant est automatiquement adopté quitte à l’abandonner aussi très rapidement s’il s’avère peu pratique.

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Au départ des chemins de randonnées, les variables météos : direction et vitesse du vent, température, humidité de l’air, pression, précipitations prévues aujourd’hui et celles tombées la veille (Parc national d’Odaesan, 2013).

Une économie en difficulté

Les indicateurs économiques ne sont pas au beau fixe pour la Corée. L’accord de libre échange avec l’Union européenne vient fragiliser des secteurs déjà en difficulté.

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On construit toujours frénétiquement. Busan prend des allures de Manhattan mais beaucoup craignent l’explosion de la bulle immobilière (Busan, 2013).

Les plus de soixante ans représentent 13,6% des actifs. 41% des 65-69 ans sont encore actifs.

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Sur un marché populaire du nord de Séoul, des "halmoni" (des grand-mères) apprêtent les légumes mis en vente (Séoul, 2013).

La Corée du Nord

La guerre est à la fois absente et omniprésente. L’exercice annuel qui s’est déroulé cette année le 21 août, impliquant pendant 1/4 heure l’ensemble de la population, rappelle à chacun que les tensions avec le Nord peuvent un jour déboucher sur un conflit.

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Un peu de pédagogie à la sortie de la salle consacrée aux incursions de la Corée du Nord au War Memorial. Quel serait l’impact de la bombe d’Hiroshima si elle tombait sur Séoul ? (Séoul, 2013).

L’accès aux sites internet du belliqueux voisin sont inaccessibles en Corée du Sud.

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Neutralité du web.

Des média sous contrôle

Depuis deux mois les veillées aux chandelles organisées à travers le pays cristallisent de nombreuses revendications. Les média traditionnels (TV et journaux) n’abordent pas le sujet à l’exception du journal de centre gauche The Hankyoreh.

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Manifestation (Séoul, août 2013).

Pendant 6 mois, en 2012 l’équipe de Naneun Ggomsuda s’attaque farouchement au président sortant et à la candidate du parti conservateur Park Geun-hye. A coup de podcasts mordants et humoristiques, les quatre animateurs réinventent le journalisme d’investigation et le journalisme d’opinion. Si le succès est au rendez vous le prix est cher à payer : l’un d’entre eux n’échappe pas à la prison, tandis qu’un autre, patron de presse, voit son avenir juridique s’assombrir et la rumeur publique donne les deux autres compères en France, histoire de se mettre au vert après l’élection présidentielle. Profitant du succès foudroyant, l’équipe a ouvert un café, Bunker 1. Un lieu insolite, à la fois café, studio d’enregistrement pour des émissions de radio, bibliothèque mais aussi salle de débat.

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Bunker 1. Petit doigt levé, signe de ralliement des fans (Séoul, août 2013).

La religion omniprésente

Les protestants font preuve d’un prosélytisme agressif. Ils occupent le pavé n’hésitant pas à la sortie du métro à promettre la rédemption ou la damnation éternelle.

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Un coin lecture aménagé dans une station de métro par la paroisse du quartier (Séoul 2013).

Le bouddhisme, c’est un peu comme la psychanalyse : il faut payer pour que cela marche.

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Le temple le plus riche de Corée est celui du célèbre arrondissement de Gangnam, le quartier chic de Séoul. Une lanterne est vendue 167 € et doit assurer le succès à l’examen national d’entrée à l’université

Si GM se retire du marché coréen, Peugeot, au contraire, y affirme sa présence.

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Le ciel nocture de Séoul se dote de nouvelles enseignes (Séoul 2013).

La nourriture, une part importante de la culture coréenne

Le street-food comme art de vivre. Partout où il y a un coréen, il y a de la nourriture.

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Des Tteobokki sautés à l’ail et au piment, une spécialité du nord de la ville. Les gourmands n’hésitent pas à traverser toute la ville pour les déguster (Séoul, 2013).

Suite aux différents scandales alimentaires, les coréens préfèrent consommer des produits locaux avec de plus en plus une préférence pour des circuits courts et des produits "bio".

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Restaurant Deulpul. A l’origine une ferme de la banlieue qui ouvre un restaurant pour créer des débouchées à ses produits et les vendre. Le succès est au rendez vous. Plusieurs restaurants sont ouverts, la vente arrêtée afin de pouvoir fournir les restaurants (Séoul, 2013).

Il y a des tables de renom en Corée du Sud. Depuis quelques années des grands chefs émergent proposant une cuisine inventive mêlant à la fois des influences italiennes, françaises ou encore japonaises qui conviennent au palais coréen. Le classement San Pellegrino des 50 meilleurs restaurants asiatiques n’a retenu cette année aucune table coréenne. Les coréens commentent le classement avec beaucoup d’humour : le jury aurait oublié de venir en Corée du Sud.

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Park Min-jae a connu le succès avec un restaurant de spécialité. Mais il rêvait d’une autre cuisine. Parti vivre trois ans en France pour se former chez Pierre Gagnaire entre autre, il ouvre à son retour "La Cuisine du bien-être". Une véritable cuisine gourmande basée sur un modèle français mais qui séduit les coréens. C’est un des grands chefs que compte Séoul (Séoul, août 2013)..

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