Accueil Influenceurs Idéathèque Couveuse Panorama

Bookmark and Share

Penser le bien être avec le rapport Stiglitz

jeudi 30 septembre 2010, par Arnaud Bihel

Peut-on dépasser ce sacro-saint PIB ? Un an après la remise du rapport Stiglitz, Isabelle Germain, directrice de la rédaction Les Nouvelles News organise un colloque pour relancer le débat public sur les indicateurs de richesse lundi 4 octobre.

JPEG - 22.9 ko
Un an après la remise du rapport Stiglitz au président Sarkozy, où en est-on d’un nouvel indicateur de richesses ?

Le 14 septembre 2009, la « Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social », présidée par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, remettait à Nicolas Sarkozy son rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse. Et le président de la République promettait : « il y aura un avant et un après ce rapport ».
Un an après... comme depuis plus de 60 ans, le Produit intérieur brut (PIB) reste l’étalon de mesure de la richesse et de la croissance. Cet indicateur ne compte pourtant que la production de biens et services marchands. Il ignore les dégâts causés à l’environnement. Il néglige le travail familial et domestique, les soins apportés aux autres, le bénévolat, qui sont source de bien-être. Ces richesses tombent dans les oubliettes de l’économie et, par conséquent, de la politique.

Partant de cette idée simple : le PIB ne peut plus être l’alpha et l’oméga des politiques publiques, la Commission Stiglitz ouvrait des perspectives intéressantes. Le FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse), créé en parallèle de cette commission, abonde dans son sens sur plusieurs points, et insiste : la question des indicateurs de richesse ne doit pas être seulement un débat d’économistes. Elle doit faire l’objet d’un débat citoyen.
« La crise actuelle rend encore plus nécessaire le recours à de nouveaux indicateurs », note l’économiste Jean Gadrey, l’un des membres du FAIR. Pourtant, le changement peine à s’imposer et le PIB reste la valeur suprême. « La véritable révolution mentale dont nous avons besoin n’a pas encore eu lieu », déplore la sociologue Dominique Méda.

Des expériences globales et locales

Peut-on dépasser ce sacro-saint PIB ? Et comment ? Au Québec, en Amérique latine, des expériences sont menées pour prendre en compte les richesses d’un point de vue autre que purement monétaire. En France aussi, depuis des années, des intellectuels réfléchissent à une meilleure prise en compte des richesses provenant du bénévolat, du travail familial et domestique, du temps libre, de nouveaux modes de production…
A l’instar du Nord-Pas-de-Calais et son projet Indicateurs 21, des collectivités locales commencent à imaginer d’autres façons de mesurer les richesses pour ouvrir de nouvelles voies aux politiques publiques.

Pour faire le point sur les expériences en cours, réfléchir à de nouvelles façons de considérer le bien-être dans l’économie, le site d’informations lesnouvellesnews.fr relancent le débat public. Des chercheurs, responsables politiques et associatifs échangeront lors d’un colloque le lundi 4 octobre 2010.


Repères :

Plus de détails sur http://www.lesnouvellesnews.fr/
Pour s’inscrire : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/34-civilisation-categorie/639-indicateurs-de-richesse-et-bien-etre


Poster un nouveau commentaire
Nous ! | | CGU | Archives | Administration
Copyright © 2009 - 2016 Cicero| Tous droits réservés
La reproduction totale ou partielle sans permission est interdite.