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Quand Paris s’adonnait à l’opium de Fort Bayard

vendredi 24 janvier 2014, par Bertrand Matot

La fumerie canaille qui faisait rêver Luis Buñuel et bien d’autres

Dans l’entre-deux-guerres, un cabaret chinois attire le Tout-Paris. C’est Le Lotus, situé au coeur du Quartier Latin, rue Racine, à l’emplacement actuel de la librairie Gibert Joseph. La clientèle est composée de Chinois, d’Indochinois ou d’ Européens curieux qui ont vécu en Orient. Saphos des années folles et surréalistes s’encanaillent volontiers au Lotus.

Le cinéaste Luis Buñuel restera fasciné par les entraîneuses ayant « un sens subtil et naturel de la conversation...  ». Au fond du cabaret-dancing, posé sur une table, on peut reluquer l’album de photos érotiques du sulfureux Heinz Von Perchammer.

À l’étage, il y a un restaurant qui sert des plats exotiques mais aussi une très discrète fumerie d’opium. La divine drogue du Lotus est d’une qualité rare car elle provient de la concession française de Fort Bayard.


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