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Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

dimanche 28 août 2011, par Alexandre Mathis

Ses livres ont été des succès phénoménaux dans les années cinquante, mais son histoire reste encore un tabou pour Hollywood.

La guerre juridique menée par Caryl Chessman contre les tribunaux fédéraux de Californie a un écho répercutant avec trois best-sellers de l’édition mondiale de 1954 à 1960 : Cellule 2455 couloir de la mort, traduit en quatorze langues, À travers les barreaux, Face à la justice, sortis clandestinement de prison. Le dernier livre de Chessman publié, The Kid was a killer (Fils de la haine) est un roman, en réalité son troisième écrit. Il paraît en France en janvier 1959 aux Presses de la Cité, qui ont édité ses livres précédents. Chessman entre dans la chambre à gaz de la prison de San Quentin le 2 mai 1960. Il nie, farouchement, durant douze ans, être "le bandit à la lumière rouge". Accusé de viol et de kidnapping, Chessman n’a pas d’antécédent pour crimes sexuels. 1955, un film Columbia avec William Campbell est réalisé par le prolifique Fred F. Sears, Cellule 2455 couloir de la mort. Il s’inspire du récit des aventures de Chessman, voyou en liberté sur parole, multipliant vols de voitures, attaques à main armée de drugstores, avec une dextérité qui rendait nerveux les policiers à ses trousses.

Braqueur de maisons closes

Né le 27 mai 1921 à Saint-Joseph, petite ville au bord du lac Michigan, Chessman écrira dans ses livres qu’il voulait devenir écrivain dès l’adolescence. Sa mère, une poétesse, qu’il adore, lui répéte : tu seras écrivain. Marché noir… la grande dépression de 1929 dure. Tête brûlée, Caryl devient cambrioleur de dépôts de denrées alimentaires pour subvenir à son père dont les affaires tournent mal. Voyageur de commerce, électricien dans un studio de cinéma à Los Angeles, M. Chessman père finit par faire tous les métiers. Le garçon supporte mal de voir son père, acculé au désespoir, recourir aux œuvres de charité. Centre de redressement à 15 ans. Aguerri, et décidé à trouver une forte somme d’argent pour payer l’opération de sa mère paralysée après un accident de voiture, tout en prétextant vendre des journaux, il devient braqueur de tenancières de maisons closes et « un bandit qui, les derniers temps, menait la vie dure à un syndicat de bookmakers protégés par la police en matraquant ses encaisseurs et en razziant ses repaires  ». Le 23 janvier 1948, en début de soirée, après une poursuite spectaculaire, il se fait poisser avec un ami dans un coupé Ford gris volé deux heures avant. La Ford est semblable à celle du bandit à la lumière rouge, dont la police ne connaît que la description. Le bandit à la lumière rouge plaçait un filtre rouge sur un phare du véhicule afin d’être confondu avec la police, il rançonnait ainsi les couples, violant et semant la terreur dans la région.

Rendez-vous avec la mort

San Quentin. Chessman écrit d’abord des nouvelles. Juriste reconnu par beaucoup, plus ferré en droit que nombre d’avocats, il rédigera de savants mémoires pour assurer sa défense, et fera couler beaucoup d’encre, en réussissant à survivre dans l’enfer quotidien qu’il décrit, « un no man’s judiciaire farci de mines explosives ». Gros titres de la presse mondiale. Croisade contre la peine de mort. Dès le succès du premier livre, Chessman perd le « droit d’écrire une ligne pour qu’elle soit publiée  ». Le manuscrit de The Kid was a killer est séquestré, menacé de destruction par l’administration pénitentiaire, voulant réduire au silence un prisonnier trop célèbre, c’est le sujet, en 1986, d’un film passionnant de Jean-Christophe Rosé, Caryl Chessman l’écriture contre la mort. Flash back avant la dernière arrestation, et la cellule 2455 occupée presque douze ans au 5è étage de la prison de San Quentin à partir du 3 juillet 1948 : Chessman fait ses armes à la prison de Folsom près de Sacramento, réputée être la taule la plus dure, sujet d’une ballade de Johnny Cash Folsom Prison Blues enregistrée en 1955. L’année qui précède, Don Siegel tourne dans ce pénitencier Les Révoltés de la cellule 11, produit par Walter Wanger, avec Neville Brand, Leo Gordon. Assistant, Sam Pekinpah, obtient l’autorisation de tournage sur les lieux grâce à des relations personnelles. En 1960, Ronnie Hawkins enregistre The Ballad of Caryl Chessman. Nicolas Peyrac rend hommage à Chessman dans So far away from L.A. (1975).

La lecture des trois volumes parus en 1954, 1955, 1957 éclaire sur l’homme Chessman. L’avocate Rosalie Asher, la personne qui sera la plus proche de lui, est, avec George T. Davis, avocat légendaire, un des personnages de The Face of Justice. Nourri de pédagogie et de scepticisme sur les possibilités de réinsertion vouée à l’échec face aux injustices ou à l’ironie du sort s’acharnant sur celui qui se heurte à une fatalité échappant à la volonté, Fils de la haine est un roman pugilistique, s’inscrivant dans la lignée cocasse, sportive, et mouvementée de Gentleman Jim de Raoul Walsh ou de Marqué par la haine de Robert Wise. Une question se pose à la lecture, comment Chessman, devenu écrivain en prison, étudiant jusqu’à seize heures par jour, citant Calvin, Orwell, Freud, des maximes latines et des ouvrages de sociologie pénale… « chevauchant un tigre pendant onze ans », pût-il écrire ce qu’il a écrit, s’il fût ce bandit à la lanterne rouge. Rencontre improbable entre deux hommes différents. Chessman est un écrivain de conscience, responsable de ce qu’il écrit, et de ses actes. L’homme qui a fait connaître Caryl Chessman au monde entier est l’écrivain Chessman, non le bandit à la lanterne rouge. Qui a vu des psychopathes faire de réels progrès sur eux-mêmes ? Aux États-Unis, l’enlèvement est puni par la prison à vie ou la peine de mort depuis l’affaire du bébé de Lindberg en 1932 et la loi portant son nom. Extension de la loi Lindberg au procès, un viol dans une voiture relève du kidnapping, pour le procureur qui veut la peau de l’accusé. La récidive des vols passés est déterminante.

Juge inique, greffier alcoolique

Lors du procès, en juin 1948, Chessman écope dix-huit chefs d’inculpation. Suite au déni d’un avocat le jugeant infréquentable, il mène seul sa défense face à un jury de onze femmes et un homme, en plaidant non coupable. Chessman est reconnu coupable pour dix-sept chefs d’inculpation, dont deux entraînant la peine capitale. Manipulations diverses. Le procès est mené de façon confuse, inique par le juge Charles W. Fricke. Irrégularités de procédure, dénoncées tardivement par le New York Times. Inexactitude des minutes de procès. Lacunes. Demande de révision de procès enregistrée le 14 janvier 1954, rejetée. Février 1958, à la barre d’un Tribunal Supérieur de Los Angeles, Chessman « poliment et méticuleusement contre-interrogea le procureur qui l’avait fait condamner et le juge qui avait prononcé la sentence. Il cherchait à prouver que certains incidents significatifs qui s’étaient produits au procès n’apparaissaient pas dans la transcription des minutes. Et il le prouva. Plus important encore, Chessman put établir que le greffier désigné pour achever la transcription des minutes, Stanley Fraser, était un alcoolique notoire et que, lorsqu’il n’avait pu déchiffrer les notes du greffier défunt, il était allé trouver le procureur Leavy et deux témoins à charge pour leur demander de l’aider à reconstituer les passages manquants. Des passages entiers des notes sténographiques de Perry n’avaient pas été transcrits. Sur le manuscrit, certains signes avaient été rayés et remplacés par d’autres. Un expert en sténographie, Bessie Lill, citée par l’État, déchiffra des fragments du procès-verbal qui ne figuraient ni dans le texte de Perry, ni dans celui de Fraser. En fin de compte, il apparut que les minutes du procès de Chessman étaient truffées d’omissions, d’erreurs et d’incertitudes. (…) Au lieu d’accorder à Chessman le nouveau procès qu’il réclamait, le juge Walter Evans, qui présidait les audiences, ordonna 2.000 changements dans le texte original des minutes. Lorsque le nouveau texte « rétabli » parvint devant la Cour Suprême de Californie, à l’occasion d’un nouvel appel, le juge Jesse Carter était mort et le juge Edmonds avait démissionné. La Cour rejeta la demande d’un nouveau procès à l’unanimité.  » Celui qui se défend d’être un satyre n’aura pas de second procès.

Les mots pour arme

Peintre paysagiste de l’Amérique pour son premier livre (banlieues, villes, gares, déserts de Californie, univers carcéral), images et personnages existent chez Chessman, auteur authentique au style personnel usant facilement des métaphores. Portraits (son père, sa mère), comptes rendus de faits divers, d’audiences, détaillés. Années trente et quarante, entre la bibliothèque municipale où il passe ses soirées et une petite Ford décapotable (son petit bijou noir) qu’il retape entièrement, Chessman déchire ses premières pages écrites à la machine. Virées en bagnole volée, avec des filles, une deviendra sa femme, hôtels aux chambres souvent sordides dans Cellule 2455 couloir de la mort

Autre couleur avec Fils de la haine. Le je est un chroniqueur sportif rédigeant ses articles sur une vieille machine à écrire Underwood. La narration navigue d’un personnage à l’autre. Le ton fait penser parfois au cinéma de Ken Loach, à venir. « Maintenant, tu es vraiment mon soldat ! dit Maura avec ravissement. Mariés ! nous sommes mariés ! Elle était aux anges. Son rêve s’était réalisé. Son vieil ami, son bon samaritain, le pasteur les avait unis quelques heures auparavant. Cet après-midi-là, Ted très droit dans son costume de serge marine tout neuf, mis en valeur par une chemise d’un blanc immaculé et par la sobriété de sa cravate bleue, avait entendu avec extase Maura murmurer le « oui » sacramentel. Un instant après, il avait, lui aussi, répondu affirmativement à une question similaire. Comme si c’était la peine de la lui poser, cette question ! de lui demander s’il consentait à prendre pour épouse cette jeune fille dans sa robe blanche de mariée, si fière aussi d’être venue à son bras ! » Le virage dramatique arrive aux pages suivantes.

Acharnement judiciaire

Le film The Thin Blue Line réalisé en 1988 par Errol Morris, enquête sur le meurtre d’un policier, imputé à Randall Adams qui passera douze années en prison dont trois dans le couloir de la mort. Le Dossier Adams (musique de Phil Glass) peut rappeler l’impasse red light bandit. Reconstitution : images de route déserte la nuit, le souvenir confronté, sur les lieux, aux visions possibles de l’endroit où les témoins affirment avoir vu clairement le meurtrier, des témoignages perdent leur crédibilité. Le meurtrier, David Harris, 16 ans, craque devant la caméra, libérant Adams des accusations retenues contre lui.

Après huit sursis (1952, 1954, 1955, 22 octobre 1959, 19 février 1960), Chessman se bat sans cette chance inattendue. Le bandit à la lumière rouge n’a pas reparu depuis l’arrestation de Chessman. En octobre 1959, la presse et la télévision européennes parlent d’un Américain vivant en Suède, ayant confié à un ami italien être le bandit à la lumière rouge. Le 20 octobre, Chessman tient une conférence pour réaffirmer son innocence. Premiers jours de mai 1960 : « Aujourd’hui à 10 heures (19 heures, heure française) Neuvième rendez-vous de Chessman avec la mort titre la presse, seul un miracle pourrait empêcher cette fois l’exécution… qui se heurte pourtant à une réprobation quasi universelle. »
Quelques heures avant le moment fatidique, on lit que « l’attorney général de Californie, Stanley Mosk a annoncé que ses services ont retrouvé trois des quatre hommes qui, selon les avocats de Caryl Chessman, peuvent témoigner de l’innocence de celui qui doit mourir aujourd’hui même. » Dans France-Soir daté 3 mai 1960, page 7, une belle photo de Mary Alice Meza, 17 ans, devenue folle après le viol dont Caryl Chessman est coupable pour la Cour Suprême de Californie et celle de Washington rejetant les trois derniers appels des avocats. Internée 21 mois après le viol dont elle a été la victime, Mary Alice Meza est une des deux femmes qui ont témoigné contre Chessman en 1948. Février 1954, le juge Fricke insiste à la radio sur la démence de Mary Alice Meza, suite aux sévices que lui a fait subir Chessman, clame-t-il donnant en même temps pour date de l’exécution le 14 mai. Cellule 2455 couloir de la mort paraîtra entretemps. Jusqu’en février 1958, date à laquelle le ton de la presse change, les journaux californiens aiment rappeler la folie de la jeune fille, publiant cette photo, en parlant de l’affaire. Dans les heures précédant l’ultime rendez-vous de Chessman avec la mort, le plus grand quotidien français tirant à plus d’un million d’exemplaires omet de préciser que Mary Alice Meza souffrait de psychose schizophrénique depuis l’âge de douze ans. Fait reconnu. Le jour de l’exécution, le Los Angeles Herald Express titre "Bandit Pays For Crimes in Gas Chamber, Chessman’s Victims Scarred for Life".

« Je mangerai un sandwich ça n’a pas d’importance »

La veille de la mise à mort, après avoir regardé la télévision, Caryl Chessman tape à la machine jusqu’à 1 h 30 du matin dans la cellule 2455, encombrée de bouquins et de papiers. Il refuse le repas du condamné. La mise en vente de The Kid was a Killer est annoncée aux États-Unis pour l’heure de la mort. La presse parle « d’une autre œuvre de Chessman, qui sera publiée sous peu  », qu’on ne verra pas. Dix manuscrits de Caryl Chessman non publiés, un roman de plus de 500 pages, de nombreux articles qu’on ne verra jamais. Beaucoup, avant l’exécution, penchent pour l’innocence. Psychiatres, avocats, juristes, journalistes, administrateurs, acteurs (Marlon Brando, Shirley MacLaine, Brigitte Bardot), producteurs de cinéma (Walter Wanger), écrivains (Ray Bradbury, Aldous Huxley…). L’indignation, étrangère à l’Amérique profonde, a pris une importance imprévue. Il faut en finir avec l’affaire Chessman et le bandit à la lumière rouge. Quelle que soit la vérité, le meurtre légal n’a jamais si bien mérité son nom. Chessman désire que ses cendres soient dispersées au vent. La loi l’interdit. Il redit son innocence quelques minutes avant d’être gazé, pieds nus, dans la petite chambre verte. Jean-Xavier de Lestrade réalisera en 2000-2001 à Jacksonville en Floride un documentaire captivant sur une autre affaire épineuse, Un Coupable idéal. Différents livres ont été écrits sur Caryl Chessman depuis 1960. Le cinéma américain, peut-être plus timoré que l’on croit, ne touche pas à la plus longue affaire judiciaire de l’histoire américaine. Sujet tabou ?


Repères :

Les citations sont tirées de la presse et des œuvres de Caryl Chessman.


Par Sir Ivan Gordon Stephenle 1er juin 2016 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

Je suis pour la peine de mort !

MAIS... À l’unique condition que l’on soit bien certain de tenir le bon coupable !

Sinon... emprisonnement jusqu’à preuve du contraire (???)


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    Par Ratoutosle 7 octobre 2016 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

    Et c’est là que ça foire !
    "Pull over rouge", "Patrick Dills", et autres innocents !

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      le 22 janvier 2017 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

      Mais Monsieur,
      il me semble que j’ai écrit "des preuves d’abord !" avant de "griller" un condamné à mort !

      Pas de chaise électrique avant que l’on soit bien sur que...

      "C’EST BIEN LUI QUI A VIOLÉ ET TUÉ LA GOSSE..."

      Sinon "mise en cage" tant qu’on est pas sur...

      - i
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Par GALLEGOle 20 octobre 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

En 1960, j’avais 11 ans ; effectivement cette affaire, pour le souvenir qu’il m’en reste fut une affaire judicaire très longue et pénible. Une chose m’est restée en mémoire sauf erreur de ma part, il avait été dit à l’époque que le condamné laissait une lettre à n’ouvrir que dans 20, 30 ou 40 ans après sa mort. Qu’en est-il à ce sujet ? ma mémoire est-elle bonne ou me fait-elle défaut ? Qui peut me répondre à ce sujet, et dans l’affirmative savez-vous ce qu’est devenue cette lettre.
Merci


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    Par Thibaut Rémusatle 9 novembre 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

    En fin de compte, sa nemesis fut probablement sa vendetta profondément enracinée à l’égard de l’état de Californie et sa détermination à faire payer l’état à chaque étape de son calvaire. Il fut aussi perdu par son entêtement lorsqu’il s’agit de fournir des preuves qu’il n’était pas le Red Light Bandit. En effet, à la fin de The Face of Justice, alors que nous sommes en 1957 et que la mort le menace (il obtint un sursis à la dernière seconde, qui dura jusqu’en 1960) Chessman assurait qu’il avait "préparé un paquet très gros et d’un genre très particulier, que j’ai déposé où il ne pourrait être découvert, subtilisé ou détruit cotre ma volonté. Il contient les preuves irréfutables que je ne suis pas le Red Light Bandit. En outre, un document révèle les noms et identifie les véritables Red Light Bandits (avec un ’s’) car en réalité, ils étaient deux… ". Il conclut : "comment est-il possible que la police ait commis l’’erreur’ d’accuser un innocent d’être le tristement célèbre Red Light Bandit ? Cela se trouve aussi dans la boîte de Pandore que j’ai préparée. Tout ce que je peux dire, c’est ceci : la vérité, étayée par des faits, ne risque pas de redorer le blason entaché de boue et de sang de la Californie."

    - http://www.lesinfluences.fr/forum.php?id_article=1165&id_forum=3089
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Par deligatle 30 juin 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

la lecture du livre de Chessman à 15 ou 16 ans m’avait fait douter de l’utilité de la peine de mort. Mr Badinter est passé par là. La relecture de ce livre 50 ans plus tard me conforte dans mes idées, et m’amène a remercier Mr Badinter.

- Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

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    le 22 janvier 2017 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

    Badinter en dehors d’avoir un physique à la "Dracula" n’est qu’un pédé de gauche !!!

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Par thiaultle 21 mars 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

Caryl Chessman était un malade mental qui a fait souffrir toutes les personnes qui l’ont approché.Il a vécu dans le déni de ses méfaits,dans le refus de l’autorité,il a meme fait exploser la justice.Qu’en pensent ses victimes ? Celles qui sont encore là,ou en état de penser.
Il n’était pas un monsieur avec un grand M,car cela n’existe pas.Grace à ses ouvrages,à la façon dont ils sont présentés,il se met à nouveau en valeur sans aucune remise en question personnelle.
Je pense que pour le lecteur,cela devrait etre clairement signalé,ses livres ne sont pas à mettre entre toutes les mains sans explicitations.
Se questionner sur le fait que ce sujet soit tabou ou non me choque,l’important serait surtout la façon dont il est traité.
Cet homme ne méritait pas la mort,mais des soins certainement.


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    Par MARTINle 23 mars 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

    Monsieur Caryl Chessman n’est pas le bandit à la lumière rouge, pas plus que le pull over rouge n’appartenait à Monsieur Christian Ranucci

    Ils était tous comme les coupables innocents des
    faits qu’ils leurs étaient reprochés
    au mauvais endroit au mauvais moment.

    Mais le plus triste dans ces jugements, c’est que
    la Justice ne leur a été rendue que par des procès
    incomplets, constellés d’erreurs, avec des aveux pour certains extorqués sous une pression psychologique inhumaine.

    Alors de grâce Madame, prenez un peu de recul
    lisez les quatre livres de Caryl Chessman
    consultez les archives et vous verrez, comme le disait Monsieur Nicolas Peyrac, le doute subsiste encore.

    Si je me suis permis de répondre à votre commentaire, c’est que par le passé, j’ai été condamné à tord des faits qui m’avaient été reprochés. On garde à vie cette rancoeur au fond de soi, surtout lorsque l’on connait le vrai coupable, et que celui ci ne sait jamais dénoncé
    Aléas judiciaire.

    - Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture
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      Par sainte mariele 28 octobre 2013 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

      Bonjour,
      Ce qui nuit à l’humanité, c’est son ignorance.
      Monsieur Chessman en avait bien conscience.
      De tout coeur avec vous Monsieur.
      Christine

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      le 22 janvier 2017 : Caryl Chessman, le ruban noir de l’écriture

      Comment le sais-tu que Caryl Chesmann n’était pas le bandit à la lumière rouge (???)

      Fréquentais-tu la pègre de la "Côte Ouest" des USA à Los Angeles en 1948 (???)

      Pfff... T’es un sacré vieux bonhomme, alors...

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