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Guy Birenbaum, le Net-toyeur

lundi 18 mai 2009, par Emmanuel Lemieux

Birenbaum Guy

De l’université au blog à succès, en passant par l’édition, les médias, il est un accélérateur de scandales, autant que le symptôme d’une société de spectacles. Après avoir été dans la mire de Philippe Val, Jean-Michel Aphatie, Christophe Barbier, il est la cible, pour sa nouvelle émission sur Arrêt sur Images TV, du philosophe Alain Finkielkrault. Enquête de personnalité.

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Crédit photo : Claude Germerie pour L’Agence Idea

Birenbaum, le retour ! Après un bref hiver médiatique, l’ancien universitaire spécialiste du Front National et désormais bloggeur à succès, Guy Birenbaum, a rejoint le site Arrêt sur images TV, dirigé par le journaliste Daniel Schneidermann, où il anime l’émission La Ligne Jaune. Et ça n’a pas traîné. Il a essuyé le 30 avril 2009, ses premières sérieuses passes d’armes avec le philosophe Alain Finkielkrault. Celui-ci, producteur, animateur et auto-répliquant de sa propre émission Répliques sur France-Culture, fustigeait avec la subtilité qu’on lui connaît, ce qui n’est pas nouveau chez lui, l’Internet et ses usages de mouchardage et de cafardage. Et de s’appuyer sur Arrêt sur images (ASI), de Daniel Schneidermann, et son nouveau collaborateur pour la démonstration. Dans le studio d’Arrêt sur images, le philosophe fut invité à répondre à ceux là-même qu’il avait canonné et dénoncé.

En substance, ce passage qui avait piqué au vif les journalistes d’ASI : « l’évolution d’une émission qui a eu son heure de gloire à la télévision : l’idée que la presse n’est pas seulement un contre pouvoir mais aussi le premier pouvoir selon une expression d’Elisabeth Lévy. Cette émission est passée sur le net, elle crée une émission interne qui s’appelle ligne jaune, confiée à Guy Birenbaum, un éditeur dont la spécialité était de révéler les secrets de la vie privée d’un certain nombre de personnalités célèbres. L’opposition du public et du privé, procédure de raréfaction du discours a sauté sur Internet, il ne s’agit plus alors de moraliser la presse mais d’épouser le mouvement, de libérer le discours journalistique de tous les freins qu’il pouvait connaître. Je trouve l’évolution de cette émission extraordinairement symptomatique et elle me fait peur » . Le philosophe campe sur ses positions durant l’entretien.

Depuis son intervention, la séquence émotion est diffusée avec succès sur Daily Motion. La polémique enfle… sur Internet- média honni qui starise paradoxalement chaque intervention ou opinion de « Finkie ». Le site Marianne2, dirigé par Philippe Cohen (qui par le passé lui aussi s’est querellé avec Birenbaum), donne ainsi raison à Alain Finkielkrault.

On le dépeint Torquemada du microcosme. Donneur de leçons en tout genres. Cabot de la pureté et de la transparence morale. Qui fume pas, boit pas, trompe pas sa femme (il le proclamait dans ses interviews).

L’essentiel de sa vie professionnelle, depuis 2007, se passe à la plage. Il est même indiqué que c’est « la plage privée de Guy Birenbaum ». En fait, la photo prise avec un Nokia de touriste a saisi la plage de Deauville. C’est une plage privée qui ne se prive de rien. Une plage du net qui fait beaucoup de vagues, et dans laquelle, ses ennemis s’ensablent tous les jours. Sur Le Post.fr (Groupe Le Monde), il est le deuxième blog le plus lu, devancé par un retraité qui poste près de dix fois par jour.

Mais celui de Guy Birenbaum, misanthrope et sarcastique, tacle « lémédia », le PS, Rachida Pipole-Dati, Carla Bruni-Sarkozy. Et ça marche. En 2008, il enregistrait plus de 2 millions de visites. Il est aussi l’un des rares blogueurs de la place de la Toile a être rétribué pour ceux qu’il flingue, écorche ou épingle. « Le contrat, indexé sur la pub que génère mon blog, est en cours de renégociation » précise t-il laconique, et près à l’expérimentation de ce nouveau métier des médias. Il ne faut pas fantasmer non plus : le grand mercato des blogueurs n’est pas encore de saison.

Le Monde interactive a rêvé sur ces courbes dont Guy Birenbaum a le secret. Celles des provocs qui donnent la fièvre. Celles suscitées par une forme d’écriture entre le chroniqueur disséqueur des microcosmes dans lequel il évolue (édition, politique et médias) et le vengeur même pas masqué.

Son « NRV », premier blog de choc sur 20minutes.fr, monté à la hussarde, avait suscité en quelques mois, un réel engouement. En 2007, il passe mystérieusement la main, et laisse, à leur plus grand dam, les clés de la maison à ses milliers de net-lecteurs. Il a soigné sa sortie en la théâtralisant, et su faire fructifier son entrée dans Le Post.

« Jean-Pierre Pernaut formate beaucoup mieux les esprits que moi »

Cette plate-forme méga-agrégative de communautés pose une énigme à Guy Birenbaum. Il ne connaît pas vraiment ses ouailles nombreuses : des tribus convergentes, mais composites de méfiants et déçus des médias, de gens sur-informés mais qui sont lassés du manque de curiosité et de l’eau tiède de l’industrie médiatique, de poujadistes et théoriciens du complot, mais aussi d’une génération d’ « intellos précaires », sans poste, sans voix.

« Je ne suis pas un blogueur, mais un blagueur », formule t-il, toujours à la recherche de la phrase-slogan. L’influence de son média, en revanche, il la voit comme une vanité inutile. « Je n’ai pas d’influence. Aucune. Jean-Pierre Pernaut formate beaucoup mieux que moi les esprits. Je ne sais pas trop pourquoi mon blog marche : je suis un garçon qui livre l’état de son humeur tous les jours, sans effraction dans la vie privée. Même si les commentaires ne représentent que 10% des visites, ils peuvent faire évoluer la réception d’une information au fur et à mesure. Si c’est pour écrire sans aucun retour, on peut aller à Libé », grince t-il. Ce qu’il apprécie, c’est le vivier actif des correspondants qui peuvent lui rectifier sur le champ une erreur factuelle, ou bien relancer un débat ou lui transmettre une information à vérifier et enrichir.

Philippe Val, directeur de Charlie-Hebdo, l’a comparé dans un éditorial à l’animateur d’une Kommandantur (il a réitéré l’analogie avec le site Backchich). Philippe Val est quand même à ce petit jeu, le blaireau qui se moque de la boule puante. Guy Birenbaum lui a répondu par SMS, en précisant que son père était un ancien résistant de la MOI. Jean-Michel Aphatie, blogueur politique de RTL a argumenté plus férocement sur le fond : « Si vous allez là, c’est à dire sur le blog de Guy Birenbaum, vous saurez qu’il sait quelque chose, mais il ne veut pas dire quoi, parce qu’il a peur qu’on lui reproche qu’il dise ce qu’il sait, et que vous saurez bientôt, puisque c’est sûr, quelqu’un finira bien par dire ce qu’il sait mais qu’il ne veut pas dire par peur que quelqu’un lui reproche qu’il dise ce qu’il sait. 
Je pourrais continuer longtemps comme cela, mais je pense que vous avez compris. Vous aurez aussi compris qu’Internet est un outil formidable et une passoire épouvantable. Tout peut passer, même les pires grumeaux, les infos vraies et les canards pas vrais. De quoi s’agit-il en la circonstance, je n’en sais fichtrement rien. Au premier degré, d’une preuve supplémentaire qu’un outil sans règle devient un espace sans morale. Tous les glorificateurs d’Internet finiront bien par comprendre un jour que réinventer l’eau chaude, en l’occurrence les libelles des siècles passés, n’est pas forcément la marque du progrès. » « Les journalistes se méfient de moi parce qu’un blog modifie toutes les données, et que la révolution technologique à laquelle on assiste, les rend paranos. Que ce soit dans les rapports sans filtre avec les autres, ou le problème du coût de l’information. Que ce soit également dans les techniques que réclame désormais un média comme le mien : je fais aussi tout seul de la vidéo, du son. Tout cela plonge beaucoup de journalistes professionnels dans l’angoisse » analyse Guy Birenbaum.

Avant d’arpenter sa plage, le blogueur a longuement fréquenté toutes sortes de rédactions. En 2007, il perd quelques boutons professionnels. Ses collaborations, de Canal + en RTL, en passant même par l’aventure du « Choc-hebdo » tombent à l’eau. Ses illusions d’une maison d’édition, Privé, cofondée avec Pierre-Louis Rozynès (ex-rédacteur en chef flamboyant de Livres Hebdo, créateur de De Source Sure, site qu’il a quitté après l’avoir confié à partir de l’été 2008 à Backchich.fr) sont définitivement avalées par Michel Lafon, qui s’y était introduit en actionnaire. Il fait brève repentance de moine-soldat pour l’hebdomadaire Témoignage Chrétien et chroniqueur pouet-pouet de la politique chez Rires et Chanson, est « politiquement incorrect » sur Europe 1. Du côté de l’édition, il a été l’éditeur supersonique des éditions Vilo Le net-toyeur de la plage a besoin de larges espaces. Il a vendu 75 000 exemplaires d’un livre inclassable, le sien, un OVNI bizarrement écrit, velléitaire et dilettante, « Nos délits d’initiés, mes soupçons de citoyen » (Stock). Le livre est un pêle-mêle des turpitudes de la classe politique et des paresses éthiques des médias. Christophe Barbier, à l’époque chroniqueur politique de L’Express, a qualifié son livre de « saloperie ». Le cinéma a songé sérieusement à l’adapter. Jean-Marc Roberts, malgré tout, n’a pas daigné prendre un second livre de son auteur à succès. C’est que le sujet du livre est le livre lui-même, et son impact dans la société du spectacle : Un livre de coup qui donne des coups.

Guy Birenbaum dans une autre vie, de 1998 à 2004, a dirigé la collection « Impacts » chez Denoël, à l’époque filiale de Gallimard, très mal en point. Ses docs de choc auront été une profitable cash-money pour l’éditeur Olivier Rubinstein, autant qu’une rampe de lancement des débats publics à forte dose médiatique. De son atelier, sont sortis les témoignages du juge Eric Halphen ou de Samira Bellil, les pamphlets du député PS Arnaud Montebourg contre la chiraquie et l’Elysée ou encore, le récit des indépendantistes corses François Santoni et Jean-Michel Rossi – tout deux assassinés par la suite. Cela s’est mal passé avec Olivier Rubinstein. Lassé d’être pris pour un idiot utile, le franc-tireur Guy Birenbaum s’est éloigné. Il a un goût certain pour les ruptures. Il préfère les commencements.

« Je suis l’exact contraire de ce que l’on dit de moi » affirme souvent le Net-toyeur. C’est exact. Plus que lui-même, il est le symptôme d’une société de spectacles. Le 4 décembre 2008 sortait aux éditions Les Arènes, son témoignage édifiant qui a fait son petit effet : l’ancien éditeur y raconte par le menu comment il s’est retrouvé durant plusieurs années « au cœur du système Yves Bertrand », le patron très chiraquien des Renseignements Généraux. Son système ? La perpétuation du « Cabinet noir » créé par Richelieu, ce service de renseignement, de surveillance et de contrôle des opposants, qui depuis s’est sophistiqué. Ce texte aurait dû paraître en 2006 aux éditions Stock, mais son éditeur Jean-Marc Roberts a préféré renoncer à sa publication, arguant, selon Guy Birenbaum, du fait que cela lui posait des problèmes en « termes de confraternité » : le document il est vrai donne du grain à moudre en ce qui concerne les pratiques de l’édition et la fabrication de livres de révélations« choc ». Son auteur qui avait vendu Nos Délits d’initiés, son premier ouvrage très controversé, à près de 70 000 exemplaires s’est retourné alors vers un autre éditeur plus enthousiaste.

Mais au dernier moment, l’auteur lui-même a préféré renoncer au projet. Pourquoi ? « La frousse » à l’état brut l’aurait gagné, notamment celle suscitée par l’intensité du combat entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Un vrai champ de mines. Deux ans plus tard, alors que la publication des carnets d’Yves Bertrand, sorte d’Edgar Hoover à la française supervisant 3500 fonctionnaires, durant un règne de douze longues années, laissent entrevoir les liaisons dangereuses ou incestueuses entre la politique et les médias, Guy Birenbaum s’est décidé, à ressortir son manuscrit du tiroir et à le retailler.

Cet éditeur qui s’est fait une spécialité du livre de scandale politique (Halphen, Montebourg, Rossi et Santoni, Gaccio surveillé par la police interne de Canal +,...) et une réputation –dont il essaie désormais de faire repentance- s’est incrusté d’une manière ou d’une autre, attaquant ou manipulé, dans de nombreuses affaires qui ont marqué ces dix dernières années. Avant d’être dans le cœur du système Bertrand, l’auteur nous entraîne dans le cœur de son propre système d’édition. Il nous décrit ainsi par le menu, comment la publication de Sept ans de solitude, témoignage best-seller du juge d’instruction Eric Halphen impactent les grandes manœuvres médiatiques de Libération, du Monde et du Figaro, et les basses polices de l’Elysée. Il nous renseigne également sur les mouvements d’intoxication autour de l’affaire Yvan Colonna, et comment d’étranges auteurs tentent de lui fourguer un livre avec une préface du présumé tueur, puis quelques mois plus tard, une autre version où l’arrestation du nationaliste corse aurait été arrangée, pour mieux dézinguer dans les deux cas, Nicolas Sarkozy, le ministre de l’intérieur de l’époque, et le grand challenger de la présidentielle.

Flics blogueurs et scribes aux ordres

Il dépeint toute une zoologie d’écrivains de choc, d’experts en tous genres, de flics blogueurs et de scribes aux ordres qui sortent de l’ombre d’Yves Bertrand . Ils maraudent auprès des petits et grands éditeurs, les inondant de « projets éditoriaux » dans le but de salir ou détruire l’ennemi par les affaires (Angolagate ; Clearstream ) ou la surexposition de leurs relations conjugales (Cécilia).

Toutes sortes de documents collectés par l’éditeur émaillent son récit : retranscription d’un entretien enregistré –et gratiné- entre Didier Rouch chef du cabinet d’Yves Bertrand et Hubert Marty-Vrayance, officier des RG propageant la thèse de l’assassinat de Pierre Bérégovoy ; des exemples de synopsis bizarroïdes et quelques notes « blanches » ; la préface d’un livre de Dominique Ambiel pilonné, après interventions musclées de Villepin et Raffarin auprès de l’éditeur Olivier Orban.

Morceau de bravoure du livre, le récit de son déjeuner le 10 mai 2004 à l’hôtel Régina avec le maestro du "Cabinet noir", Yves Bertrand, aménagé par deux vrais-faux auteurs. Yves Bertrand lui distille quelques anecdotes cruelles sur le couple Sarkozy. Tandis que son entourage cherchera à lui vendre l’abracadabrantesque histoire d’un Nicolas Sarkozy ayant organisé lui-même la prise d’otages des petits de l’école maternelle de Neuilly, et que dans un premier temps, sidéré, Guy Birenbaum gobera tout crû. Ecrit avec cette proximité brute de décoffrage qui fait la marque de son blog, Guy Birenbaum, entre naïvetés et roublardise de politologue, brosse un saisissant portrait collectif du renseignement policier et de l’édition françaises, ainsi que de la fabrication de rumeurs dans le monde gazeux du politico-médiatique. Un portrait définitivement achevé ?

Une thèse médiatique

Guy Birenbaum, dans une autre vie encore, a été universitaire. Il a réalisé en 1992, une thèse sur le Front National qui s’est transformée le jour même où il la soutenait, en mini-événement médiatique : Libération annonça la parution pour le lendemain, d’un essai intéressant, « Le Front national en politique » chez Balland, version profane de sa thèse. Le sérail de Sciences-Po a moyennement apprécié. Tout de suite, l’image d’histrion lui a collé à la peau. Ca tombe mal, il fait partie de ces générations post-soixante-huitardes d’universitaires qui sont rentrées dans la carrière en connaissant un certain effet-retard et des difficultés à trouver strapontins et revues.

Lorsqu’il tente de vendre ses services de maître de conférences, il est refoulé. Montpellier accepte sa venue, à la deuxième tentative. Les codes du pouvoir intellectuel français l’insupportent tout autant que ceux du pouvoir politique.

Entre temps, il a été représentant de l’éditeur Presses de sciences-po auprès des libraires. Co-fondateur avec Sylvain Bourmeau (futur rédacteur-en-chef bourdieusien des Inrockuptibles, devenu journaliste de la rubrique culture & idéees de Mediapart.fr ) et Bastien François ( futur constitutionnaliste et théoricien d’Arnaud Montebourg), de la revue Politix qui s’immisce dans la marée de vénérables publications universitaires.

Suce de la gauche-caviar entre les doigts, en étant d’une part rédacteur en chef de la revue du Parti socialiste, lancée par le fabiusien Henri Weber en 1993, et d’autre part, chroniqueur à Globe, créé par Georges-Marc Benhamou financé par Elf et Pierre Bergé. Le réseau médiatique et politique le conduit à une rencontre avec Jean-Luc Mano : il assure ses cours à Montpellier, en même temps qu’il est consultant à la direction de l’information de France 2, sous l’ère Elkabbach. Conseiller de la direction de l’information sur France 2, puis des Inrocks, il a lui-même songé à adapter The New Yorker en France. Mais surtout, il apprend et prend goût au scandale et à l’interpellation comme relais de croissance chez Denoël.

Un court politique à Deauville

Dans une autre vie, ce rejeton d’une famille de rebelles (grand-mère révolutionnaire russe, père résistant communiste et maman « Anne Franck dans une soupente rue Saint Maur ») s’est construit une enfance soignant les apparences sociales. Un bon petit garçon de la gentry du VIIe, rue de Sèvres, lycée Victor-Duruy, l’éditeur Florent Massot et le meilleur adversaire de Sarkozy, Jean-François Copé pour copains de récré. Ado, il n’eut qu’une obsession : gagner le tournoi de tennis de Deauville. Il a été un bon garçon de la plage. C’est par le tennis qu’il a pu étudier les créatures politiques, leur pragmatisme, leur méfiance cynique : il était leur prof de tennis, et le tennis est un sport éminemment politique. Anticiper. Surprendre. Feindre. Accélérer. Occuper le terrain. Tuer.

Il ne vote pas – à part, peut être en 2007, contre Sarkozy-, mais le démolition-man de la citoyenneté a les pieds dans le microcosme. Il a longtemps cherché une bande, de l’amitié et de la confiance pour ses projets. Il y a de la gentillesse, du fond humanitaire chez ce tueur de la plage. Il suffit de lire ses articles sur les banlieues, sa rage à ce que l’on délaisse toute une humanité dans ses ghettos. Mais ce sont des nuages qui masquent les éclairs permanents. Comme les politiques, le Net-toyeur de la plage se méfie de la comédie humaine. Au fond, il a du mal à construire. C’est normal, sauf par des moyens de corruption, les plages ne sont pas des terrains constructibles.


Repères :

Le Cabinet Noir, de Guy Birenbaum, Les Arènes
Regarder la vidéo « Internet est une poubelle » dans la rubrique Idea +


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