Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

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Le programme présidentiel de Martine Aubry dans une revue de philo

Publié le 4 novembre 2010 par

Pour ceux qui en doutent encore, Martine Aubry publie son programme présidentiel de 2012 dans la dernière livraison de la revue Cités : après la politique de civilisation de Nicolas Sarkozy, place à “l’offensive de civilisation”.

Martine Aubry (Darius pour Lesinfluences.fr)
Martine Aubry (Darius pour Lesinfluences.fr)
L’excellente livraison de novembre (N°43) de la revue Cités (PUF) est dédiée à la question des socialismes. “Y revenir ou pas ?” se demandent les rédacteurs. Dans son éditorial, le philosophe Yves Charles Zarka relance la question de la visée du socialisme à travers le texte narquois et pénétrant du philosophe Nicolas Berdiaev, intitulé La philosophie de l’inégalité (1918). En substance : “Le socialisme est bourgeois jusque dans sa profondeur et il ne s’élève jamais au-dessus du sentiment, ni des idéaux bourgeois de l’existence. Il veut seulement que l’esprit bourgeois soit étendu à tous, qu’il devienne universel et fixé dans les siècles des siècles, définitivement rationalisé, guéri des maladies qui le minent et délivré des reliquats de son principe irrationnel.”

A côté des contributions de chercheurs en sciences humaines et d’universitaires (François Dagognet, Alain Caillé, Raphaël Draï, Edward Castleton ou encore Christian Laval et Hélène Thomas) et d’un étonnant article inédit de Joseph Proudhon (“Principes de la philosophie du progrès“), on tombe sur un article de la Première secrétaire du PS, Martine Aubry. Surprenant : Les propos semblent plus personnels et novateurs que le second article signé du député et ancien ministre Pierre Moscovici, arpenteur d’une nouvelle voie mais qui ici, est d’une grisaille passe-partout.

En exergue de son court texte de 4 pages, intitulé “Le projet de gauche : une offensive de civilisation“, Martine Aubry cite Armatya Sen : “Notre monde recèle autant de possibilités immenses que de gigantesques échecs”.

Politique du care

Face à la crise patente de civilisation, démultipliée par la crise financière, économique et sociale planétaire, la maire de Lille veut instruire un nouveau paradigme pour le socialisme français.

Dans la foulée de son “care” (soin mutuel), testé au début de l’année, et de “la société du bien-être” ( Pas franchement un tabac au PS), Martine Aubry persiste et signe : Cette crise de civilisation ne peut pas être réglée par le libéralisme, au socialisme de se saisir de ce thème impérieux.

Au barycentre de ces crises qui se croisent, on trouve une crise du sens, une crise de la culture -c’est là que prend corps la crise de civilisation- avec le sentiment partagé d’un système qui “marche à l’envers”, au sein duquel les illusions de l’individualisme et du court terme ont pris le pas sur les valeurs et le collectif.” Elle rajoute ainsi au bien-être, le “respect”, la “décence” et la “solidarité”, caractéristiques qui rappellent ainsi le common decency d’un George Orwell, ou encore la référence au solidarisme du socialisme libéral, sans oublier les visions et les actions publiques de long terme défendues par des mouvements comme cittaslow.

Vers la VIe République

Précision par rapport au care qui pouvait laisser supposer un affaissement de l’Etat, Martine Aubry invoque une action publique qui “doit être repensée vers davantage d’égalité réelle“. Enfin, elle appelle de ses voeux une VIe république qui réforme de fond en comble la vie parlementaire, assure l’indépendance de la presse et de la justice comme contre-pouvoirs, insuffle une nouvelle démocratie sociale et renforce la décentralisation. Ainsi est avancée l’idée d’un “Parlement du futur” qui préparerait aux grands choix collectifs sur l’écologie, les problèmes sociaux (retraites) et l’impact des découvertes scientifiques. Bref, “Notre idéal, c’est une société solidaire qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres, et où ensemble nous prenons soin de l’avenir” conclut la Première secrétaire du Parti, à moins que ce ne soit la candidate aux primaires et à la présidentielle 2012.

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4 commentaires sur “Le programme présidentiel de Martine Aubry dans une revue de philo

  1. Le programme présidentiel de Martine Aubry dans une revue de philo
    Ce programme ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Big Society de David Cameron, et du think tank conservateur (mais, à l’anglaise, thank God) Res Publica. Le PS n’en finit pas avec ses avatars exotiques.

    1. Le programme présidentiel de Martine Aubry dans une revue de philo
      Je ne le crois pas ou du moins ne le lis pas comme cela.
      Par contre ,et c’est là Tout l’espoir d’un Peuple :
      Martine AUBRY,digne Fille de l’Européen socialiste J. Delors Ferait une Politique de Justice Sociale,construite autour du seul Sujet qui vaille :
      L’Homme.
      Ras le bol des mensonges,du fric et de toutes ses perversions.
      Fric pompé sur le dos de celles et ceux qui travaillent,où que ce soit.
      BEAU PROGRAMME. PROGRAMME HUMANISTE ,SAIN,FRTERNEL.

      1. nous voilà bien barrés…
        grâce à vous, luci2de, nous avons maintenant : le beurre, l’argent du beurre, et le “sourire” de la crémière…

        PS. veuillez bien surtout ne m’attribuer aucune sympathie pour l’authentique vermine montée sur talonnettes, et toute la clique infâme

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