Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

#Artus Films Editeur #Tempête sous la mer

Manifeste pour les rayures des films de cinéma

Publié le 18 novembre 2012 par

Les sites de vente internet et la télévision s'excusent de la présence de rainures sur les copies de films rééditées. Or elles sont la dernière marque d'authenticité du cinéma. Pourquoi ne pas poser une prothèse à la Vénus de Milo tant qu'on y est ?
Ce contenu est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous aux Influences !

Je m'abonne à partir de 1,20€/jour

Déjà abonné ? Je me connecte

5 commentaires sur “Manifeste pour les rayures des films de cinéma

  1. Manifeste pour les rayures des films de cinéma
    Sur la restitution du format qui doit être aussi conforme que possible, d’accord.

    Sur la suppression des rayures,il faut s’entendre. Les rayures sont une conséquence de l’exploitation mécanique des bobines chimiques : les copies 0 ou 1 que les producteurs visionnaient en projection privée et que les spectateurs pouvaient voir en exclusivité la première semaine n’avaient pas de rayures. Le film n’a pas été conçu pour être visionné rayé dans l’esprit de ses créateurs ni de ses producteurs : c’est un effet contingent techniquement inévitable à l’époque. Si on peut les supprimer sans par ailleurs modifier l’image en quoi que ce soit, on ne va pas s’en plaindre.

    En revanche, si le seul moyen pour découvrir un film est de le visionner sur une vieille copie rayée reproduite par un éditeur vidéo numérique n’ayant pas eu les moyens de la restaurer (je pense aussi à NABONGA LE GORILLE de Sam Newfield, à LES PROIES DU VAMPIRE dont Bach film a retrouvé une copie VF d’époque avec son générique francisé contenant la liste de correspondances doubleurs-personnages doublés, et proposant un télécinéma brut de décoffrage, alors oui : on se retrouve dans la situation d’une salle de cinéma de quartier, ce qui a son charme.

    Relativement au Scope : Terence Fisher ne l’aimait pas. Il l’appelait “format boîte aux lettres” lorsqu’il en parlait : est-lui qui a inventé cette expression ou bien le terme composé de “letterbox” existait-il bien avant lui ? A vérifier.

    Pourtant Fisher a tourné de très beaux films en Scope : LES ETRANGLEURS DE BOMBAY (baptisé “StrangloScope” pour l’occasion sur les affiches), LES DEUX VISAGES DU Dr. JEKYLL (je recommande le DVD Sony zone 2 PAL soit en passant dont les couleurs sont magnifiques) et DRACULA PRINCE DES TENEBRES qui est un écran d’ailleurs plus large encore que le Scope 2.35- voir mon texte consacré au film édité sur Stalker et une de ses notes, à ce sujet.

    Ah il n’y pas que BEN HUR dont le format large soit assez bien respecté en numérique : UNE LONGUE FILE DE CROIX de Sergio Garonne est aussi très bien reproduit. On pourrait en citer d’autres…

    Un effet inverse existe aussi : le cas où c’est en DVD numérique qu’on peut, pour la première fois, visionner les images exploitées en salles. Je pense à la copie aux teintes monochromes du GOLEM de Paul Wegener, édité par MK2; à ma connaissance, on ne l’avait jamais vue ainsi ni à la Cinémathèque, ni en reprises Arts et essais, ni à la télévision ni en VHS. Est-ce que des spectateurs contemporains ont vu ces copies monochromes (une teinte différente par séquence : rouge, vert, bleu : l’effet est fantastique, redoublé puisque le film est déjà fantastique) dans les cinémas parisiens ou berlinois des années 20 ? Je ne me souviens plus si Lotte H. Eisner ou Georges Sadoul en parlent dans leurs ouvrages respectifs (que je n’ai pas sous la main pendant que j’écris ce commentaire).

    PS le problème juridique du copyright lié à la restauration est un effet pervers de la restauration qui en soi, par elle-même, est une bonne chose sous réserve qu’elle restitue sans altérer ni modifier.

      1. BEN-HUR et ses formats
        Un bel exemple de la complexité des formats, dont je m’étais occupé en son temps :

        http://lci.tf1.fr/cinema/news/ben-hur-prestige-le-test-5006055.html

        BEN-HUR est un format d’origine 2.76 «  M.G.M. Camera 65  » tourné en Panavision Technicolor créé spécialement pour BEN-HUR par la M.G.M. qui recherchait un système «  Widescreen  » ne souffrant pas des distorsions anamorphiques des autres systèmes. C’est le patron du laboratoire Panavision qui l’invente pour cette occasion. Ce format est aussi le père historique du format «  Ultra Panavision 70mm  ». La copie chimique 35mm (les négatifs pouvaient bien sûr être tirés en 35mm) utilisée pour la numérisation de l’édition Warner collector 4 DVD (contenant la version muette de Niblo) est une copie anglaise exploitée à Bombay en 1960 (31 bobines totalisant 19.790 pieds : on vous laisse faire la conversion en système métrique) en excellent état sur la durée globale mis à part de brèves traces de voilage contenu. Fourmillement contrôlé. Définition remarquable. Gestion parfaite des couleurs. Luminosité et contraste souverains. Rémanence annulée par une stricte gestion des noirs.

        Complément sur l’image :
        – le format original du MGM Camera 65mm/70mm mis au point par Panavision possède un “aspect ratio” de 2.76.1 ou 2.75 suivant les tables.

        – les formats dérivés du M.G.M. Camera 65 sont l’Ultra-Panavision, le Super-Panavision, et quelques autres. Leur but explicite était de pouvoir tirer des copies 35mm de “très haute qualité” en 2.35 mais leur aspect ratio original est 2.20. Mais attention, les perforations et les dimensions de la pelliculle sont toutes différentes !

        La copie 35mm de Bombay créditée à la fin du disque 2 vient un peu tôt pour être passible d’un tel traitement. Pourtant elle est là et bien là. Problème… n’est-ce pas ? Elle ne vient pas si tôt que ça, cela dit : dès le tirage original, on tira d’excellentes copies 35mm, sans parler des copies hybrides postérieures de 1969, intermédiaires entre MGM 65/70mm et Scope 2.35, au format de 2.50 à peu près…

        Et par ailleurs, on est bien en présence, selon le boîtier Warner, d’un 2.70.

        Or 2.70 n’est ni 2.35 (= copie 35mm) ni 2.75 ou 2.76 (= copie 65/70mmm du MGM Camera 65)ni du 2.20 (70mm postérieur au MGM Camera 65 comme l’Ultra-Panavision, le Super-Panavision, etc.)

        Je vous laisse conclure…

        Il n’y a pas du tout que l’aspect-ratio qui entre en ligne de compte mais aussi les dimensions de la pellicule, le problème du télécinéma, et celui de la compatibilité 16/9. Et le 2.70 du boîtier ne correspond pas à la réalité du 2.75 du M.G.M. Camera 65 qui peut être tiré en 65mm et… en 70 comme son nom ne l’indique pas encore !

        Concernant la chronologie du M.G.M. Camera 65, au risque de me répéter, je vous confirme que c’est pour BEN-HUR qu’il a été mis au point dès 1956 ce qui explique qu’on l’ait testé dès cette date pour des productions annexes. Mais c’est bien Panavision en 1956 qui l’a mis au point à la demande de la M.G.M. en prévision du futur tournage de BEN-HUR, planifié et programmé dès cette époque, donc trois ans auparavant.

        Le fameux panneau “Bombay 35mm” est une image presque fugitive tant elle apparaît brièvement. Mais elle apparaît assurément, environ 15 secondes après le mot “fin” du disque 2 de la version de 1959, juste avant la terminaison de son encodage. En figeant l’image, on peut lire tranquillement ces informations : mais il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour la figer tant c’est rapide…

        Une hypothèse que je vous soumets car je viens d’y penser : observez sur une VHS ou même en télédiffusion compatible 4/3 un film 35mm Scope 2.35 au format bien respecté mais uniquement compatible 4/3. Vous y trouverez pratiquement le même “aspect ratio” que ce que vous voyez sur ce DVD Warner (tout cela s’applique a fortiori au BRD postérieur).

        C’est la raison pour laquelle on se plaint très souvent du 2.35 compatible 16/9 (je vous renvoie par exemple à la section “Image” de mon test du KWAIDAN de Kobayashi) paradoxalement moins bien restitué sur un DVD 16/9 que dans les deux cas précédents.

        Il est donc possible que le labo de Warner ait trouvé un moyen permettant d’annuler le recadrage du 2.35 induit par le transfert vidéo en 16/9. Et cela dès l’ancienne édition. Le cadrage du télécinéma, éventuellement refait pour la remastérisation, suffisant alors à expliquer le meilleur respect de l’information originale sur cette dernière édition-ci.

        Rien de tout cela n’est dit au verso du boîtier par Warner elle-même mais… qui sait ? Si mon hypothèse est exacte, alors tout “colle bien” dans la mesure où d’excellents tirages positifs en 2.35 furent très tôt effectués sur BEN-HUR version 1959 et où, très vite, ce fut la raison majeure de l’existence même de l’ensemble des formats dérivés du “M.G.M. Camera 65mm” dont l’exploitation en salles était souvent scandaleusement hors-normes 65 comme 70mm.
        C’est ici – notamment dans un tel cas de figure – que les informations concernant les tirages 1959-1970 sont précieuses car elles témoignent de cette histoire de l’exploitation ratée du 65 comme du 70mm en salle dans le monde.

        Sur le lien suivant vous pourrez trouver les instructions officielles de la MGM adressées aux exploitants pour la projection de Ben Hur en 1959 :
        http://www.widescreenmuseum.com/widescreen/roadshow_ben-hur.htm

  2. Manifeste pour les rayures des films de cinéma
    le “manifeste pour les rayures des films de cinéma”, je le signe, faut arrêter le massacre pour raisons commerciales, pour les films d’Alice Guy, les “rénovateurs” Gaumont, Lobster, Cinémathèque, … suite à leur nettoyage s’approprient les films et le copyright, astucieux, argumentant du prix élevé de la restauration, comme si le restaurateur d’un Picasso en recevait les royalties, le gars qui fait les poussières au Louvre serait très riche
    Alice-Guy Jr.

    1. Manifeste pour les rayures des films de cinéma
      Regardé la nuit dernière 1 film d’Andy Milligan (dvd Something Weird) au cours duquel les rayures (verticales – du film) sont omniprésentes. Permanentes. Les couleurs du film étant déjà particulières, je préfère de loin voir un film rayé (en quoi cela gêne-t-il ?) avec ses couleurs originelles, qu’un film “rénové” et dénaturé (comme le sont la plupart du temps bcp trop de films restaurés).

Laisser un commentaire

Ce site web utilise ses propres cookies et ceux de tiers pour son bon fonctionnement et à des fins d analyse. En cliquant sur le bouton Accepter, vous acceptez l utilisation de ces technologies et le traitement de vos données à ces fins. Vous pouvez consulter notre politique en matière de cookies.   
Privacidad