Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

#Affaire Snowden #BBC #Guerre de l’information russo-américaine #Revue Défense Nationale #RT

Les nouveaux fabricants d’intox

Publié le 30 avril 2014 par

Les Anglo-Saxons sont-ils en train de perdre la main dans la guerre de l’information

harbulot.jpgGuerre de l’information… Le fait d’évoquer cette terminologie renvoie à une mosaïque d’impressions héritées des méthodes appliquées lors de la guerre d’Algérie, des coups tordus des cabinets noirs des hommes politiques en mal de pouvoir, et des démarches parfois ambigües et sélectives du journalisme d’investigation. Mais il existe une autre dimension de la guerre de l’information, beaucoup plus stratégique, et qui touche à la fois les domaines militaires et civils.

La revue Défense nationale va publier à la-mi mai un numéro consacré à cette nouvelle façon de s’affronter à la fois dans le monde matériel et dans le monde immatériel. Premier constat : la guerre de l’information est complexe et ne doit pas se réduire à un phénomène de mode sur l’asymétrie (guerre contre le terrorisme) amplifiée par la phraséologie des médias sociaux. Elle peut être aussi symétrique ou dissymétrique. L’affrontement non armé qui oppose les Etats-Unis à la Russie est de nature symétrique. Les moyens d’influence américains (canaux de la diplomatie officielle et parallèle, fondations privées, think tank, ONG, média sociaux et relais médiatiques) ont longtemps dominé la Russie d’Eltsine puis la première période de la présidence de Poutine. A l’époque, le rapport de force était dissymétrique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

La Russie de Poutine fait désormais jeu égal avec les Etats-Unis dans les grandes manoeuvres de l’intox médiatique

Depuis les évènements en Géorgie, les proches de Poutine ont tiré les leçons du passé et font désormais jeu égal dans les affrontements informationnels qui l’oppose aux Etats-Unis sur le dossier de la Crimée. Les Russes ont repris la main dans un premier temps pour contrer les manœuvres d’influence anglo-saxonne menées à l’intérieur de leur territoire. Citons par exemple les mobilisations en temps réel des cercles de jeunesse, proches de la Présidence russe, pour étouffer dans l’œuf les tentatives de manifestation lancées par sms émanant des milieux opposants soutenus par l’étranger. Les Russes ont élargi leur champ de compétences à un réseau de diffusion sur le web monde dans les langues porteuses comme l’anglais. La chaîne de télévision russe RT a diffusé récemment la preuve d’une falsification de textes de la BBC sur un reportage portant sur les actes de guerre chimique en Russie qui rappelle les manipulations qui s’étaient déjà produits lors des évènements en mars 2008 au Tibet (images de manifestations au Népal réutilisées pour illustrer des manifestations antichinoises). Cette vidéo est visible en page d’accueil du site www.knowckers.org.

Les éléments de langage de la guerre de l’information anglo-saxonne sont aujourd’hui délégitimés par des contre exemples lourds de sens. Leur thématique principale sur la défense de la démocratie est piégée par les dénonciations des prisons illégales de la CIA où étaient torturées des personnes arrêtées ou enlevées. Les contrecoups à répétition de l’affaire Snowden en font qu’amplifier le phénomène. Autrement dit, la voix de l’Amérique n’est plus forcément la voix de la liberté. Cette nuance a beaucoup d’importance pour déchiffrer la tendance des guerres de l’information à venir.

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