Influences : n.f.
1. Emprunté du latin médiéval influentia, « action attribuée aux astres sur la destinée des hommes ».
2. Action qui s'exerce entre des personnes ou des substances.
3. Autorité, crédit, ascendant, en parlant des personnes

Les Influences

Lagence de presse des Idées

#Mentalité

Les collapsologues lancent leur revue Yggdrasil

Publié le 28 juin 2019 par

Le nouveau magazine de la fin du monde prévoit de s’arrêter en 2022.

yggdrasil.jpg Médias. La collapsologie est la science de l’effondrement des sociétés humaines. Une nouvelle religion catastrophiste disent ses détracteurs. Avec un premier tirage de 50 000 exemplaires, la revue trimestrielle Yggdrasil est en kiosque (15€ l’exemplaire) depuis mercredi 26 juin. L’éditeur Yvan Saint-Jours (La maison écologique, Kaizen) s’est associé au collapsologue Pablo Servigne, auteur des bestsellers Comment tout peut s’effondrer et Une autre fin du monde est possible (Seuil), pour proposer le premier magazine qui nous aide à « traverser l’effondrement de notre civilisation ».
Le titre provient du nom de l’arbre-monde de la tradition nordique, expliquent ses promoteurs : « L’Yggdrasil est un arbre qui relie tout le vivant, du cosmos au fond de la Terre. Un symbole fort que l’on retrouve dans toutes les cultures de la Terre. »
La première livraison nous propose, outre la chronique de Paolo Servigne, une sempiternelle rencontre avec le dernier grand sage Edgar Morin, le traditionnel aperçu sur la désobéissance civile, un portrait signé Laure Noualhat de l’éco-psychologue Carolyn Baker, un zoom sur le magazine anglais de la permaculture, un tutoriel pour fabriquer une cuillère en bois, de belles planches dessinées sur le milepertuis, une rubrique low-tech assez fournie et une autre sur la sexualité consciente. Peu de réflexions, et surtout peu de journalisme profond, alors que la terre brûle sous nos pieds, mais une aimable infusion d’images et de chroniques pour accompagner le crépuscule.

Yvan Saint-Jours, éditeur collapsologue.
Yvan Saint-Jours, éditeur collapsologue.

La fin du monde comme produit de consommation culturel, avec date de péremption

Dans les années 1970, l’hebdomadaire d’écologie politique La Gueule ouverte se présentait comme « le journal de la fin du monde »; en 2019, c’est un « mook » (contraction de magazine et book ), en papier recyclé et financé par KissKissBankBank (167 000 € réunis), avec les concepts du moment (résilience, renouveau, interconnection, coopération, transition), qui propose la fin de la civilisation productiviste débridée, – et même la fin du monde tout court – comme produit de consommation culturel. Avec une date de péremption. Yggdrasil prévoit sa propre extinction en 20022, après 12 numéros.

Lire sur notre site, l’enquête d’Hubert Guillaud.

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